Portage

Le « portage », c’est le fait, pour la femme, ou l’homme, de porter son bébé contre soi.
C’était une pratique universelle. Chaque société a une façon, une technique, des tissus ou objets, particuliers pour le portage.
Mais, en Occident, la femme ne portait plus l’enfant contre elle… préférant utiliser des poussettes et landaus. Un effet de mode : imiter les riches qui avaient les moyens de se payer un tel objet, en plus d’une nounou qui poussait le landau ! Et puis, pendant longtemps, chez certaines sociétés bourgeoises (« les bourgeois, c’est comme les cochons », disait Brel), l’enfant, à peine né, était donné à une nourrisse, loin de la mère.
On en revient… Même si cela choque nos conceptions, il est bon de revenir à plus de naturels : porter les bébés contre soi, et allaiter. Mais, bon, dans nos sociétés « modernes », ce n’est pas facile !
Le portage donne au bébé un contact avec sa mère, comme prolongement de la grossesse, surtout au début où la différenciation mère-bébé commence tout juste chez l’enfant. Ce portage rassure et calme l’enfant, plus près du coeur de la mère, plus près de sa parole, et détourné de l’extérieur, la tête proche des seins, pour la tétée. Ce contact, peau à peau, fait écho à une représentation différente de l’Homme. La conscience est née des émotions, a dit Damasio. Nos émotions passent par notre corps. Notre corps vient en premier. Ensuite viennent nos pensées. Alors, revenir au contact mère-bébé, c’est donner à l’enfant-corps les sensations qui lui sont indispensables, qui le rassurent. C’est lui permettre de se construire mentalement par un flux rassurant de sensations corporelles. Rappelez-vous les bébés orphelins de certains pays de l’Est communiste, qui étaient nourris mais que personnes ne touchait, et qui devenaient fous. Rappelez-vous aussi nos cousins primates qui passent des heures à s’épouiller (même lorsqu’il n’y a plus de poux). Se toucher, entre parents et enfants, entre amis, c’est un besoin chez les primates. Chez nous aussi. Alors, ne riez plus quand vous voyez des hurluberlus avec des panneaux « câlins gratuits » ! C’est du sérieux ! Mais, bien sûr, se toucher entre adultes amène à d’autres désirs… Au moins, laissons nos corps intéragir et se choisir ! 😉
Des marchands ont généralisé les biberons… Des marchands ont généralisé le transport des bébés sur des machins à roulettes… Nous sommes victimes d’inventeurs et de marchands qui s’en foutent plein les poches et qui réduisent notre équilibre psychique en réduisant les contacts avec nos mères. Mais, bon, que vont dire les femmes qui prônent la libération de la femme des contraintes maternelles, de cet esclavage ! Pas du bien, je le crains… Mais, à avoir des enfants, il vaut mieux bien s’en occuper…

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