Archive for janvier 2011

L’amour

2011/01/30

L’amour naissant entre deux personnes, c’est comme la lutte de deux Sumos : si l’un pousse trop fort, l’autre recule, et tout s’écroule.
Savoir faire naître l’amour, c’est savoir dire qu’on aime, tout en laissant la place et le temps à l’autre de ressentir lui-aussi ce sentiment et de le dire, sans trop insister trop vite si cela ne vient pas aussi vite chez l’autre qu’on le souhaiterait. C’est, après avoir fait un petit pas en avant, laisser l’opportunité à l’autre de faire lui aussi un petit pas en avant, à son rythme, pour laisser naître et grandir chez lui son propre sentiment, et pour tâter le terrain et voir si c’est bien réciproque ; sinon, si on va trop vite et trop fort par rapport à l’autre, celui-ci a l’impression qu’on le force et qu’on va lui marcher sur les pieds et il recule.
La réciprocité dans l’amour, c’est quelque chose de difficile et fragile, surtout au début où chacun voit grandir son attirance vers l’autre à sa propre vitesse… qui n’est pas forcément la même pour les deux. Et ça n’a rien à voir avec le régime de croisière.
La difficulté c’est bien, alors qu’on sent son coeur battre comme un fou, garder son calme et l’esprit clair pour observer ce qui se passe chez l’autre. Pas facile !!! C’est comme être un sportif de haut niveau qui, en plein effort, élabore des stratégies pour contrer son adversaire. Sauf que là, il s’agit d’un(e) partenaire. Mais, comment rester calme quand on a le cerveau en ébullition ?
L’amour mis en équation…
Une subtilité que comprennent souvent mieux les femmes que les hommes…

Incendies

2011/01/30

« Incendies », c’est un SUPER film ! Complexe, riche, émouvant, TRÈS dur mais TRÈS beau, avec des personnages forts et une histoire bouleversante, et beaucoup d’horreurs qui se sont réellement passées. Et toujours : la guerre, les religions, chrétiens et musulmans qui s’entretuent au nom du même Dieu débile, les femmes écrasées par les hommes ; les relations entre un frère et sa soeur, jumeaux ; et les trois lourds secrets d’une femme extraordinaire par sa force. Il m’est impossible d’en dire plus sans dévoiler le coeur de ce film magnifique. Sinon, que : 1 + 1 ne fait pas toujours deux… Sinon qu’il tient à la fois de la tragédie grecque, de la quête mystique vers ses origines, et d’Hitchcock. Et que la conclusion est … terrible. Mais l’idée est que, entre un mystère entourant à jamais sa naissance et la vérité crue et horrible, peut-être bien qu’il vaut mieux savoir plutôt que de rester dans l’ignorance, à condition d’être assez fort pour encaisser le choc…
ALLEZ LE VOIR !!!!!!!!!!!!!
Juste un commentaire sur les traductions : D’abord, il aurait fallu qu’ils traduisent en sous-titres quelques phrases de québécois que je n’ai PAS comprises ! Ensuite, comme l’une des personnes qui étaient avec moi au cinéma comprend parfaitement l’arabe, il y a des phrases (affreuses) qui ont été édulcorées dans les sous-titres, voire non traduites.

Je rêve

2011/01/30

(fausse manip… j’avais effacé ce billet par erreur. Le revoilà, avec le commentaire de Miaa-sublime)

Je rêve

Mon rêve de cette nuit.

Nous nous découvrons, attirés l’un par l’autre. Nous sommes sur le canapé, assis l’un en face de l’autre. Nous nous embrassons, avec tendresse, avec lenteur, avec la langue, avec le temps devant nous. Elle est serrée contre moi, menue. Je caresse ses petits seins par-dessus son tee-shirt. Cela faisait une semaine sans se voir. Elle est en manque, de moi. Je suis en manque, d’elle. Nous sommes en manque l’un de l’autre, sexuellement certes, mais plus encore. Je glisse ma main sous son tee-shirt. Et nous nous embrassons toujours, tendrement et fougueusement, langues chercheuses bataillant dans l’antre de l’autre. Je lui pince délicatement le téton, le roulant entre deux doigts, jouant avec lui, longuement. Pendant que nous continuons à nous embrasser, d’une furie tendre, elle réagit de plus en plus à ma caresse sur son téton gauche dressé, le moins sensible pourtant. Je la sens onduler. Je sens son dos ployer, sa taille avancer puis reculer. Elle courbe la tête, prise par ses sensations, qui l’emportent, bien loin. Elle ondule contre moi, et je vois le creux de son dos qui ondoie. Une vague passe, dans ses reins. Suivie d’une autre, avec un petit cri ou un soupir, je ne sais plus. Elle a joui. Ce n’est pas le tsunami, la vague rare et formidable de l’orgasme total et qui emporte tout. Ce sont juste quelques vagues de plaisir intense au plus profond de son ventre, vagues qui en appellent d’autres, plus tard. Mais cela reste incroyable et je suis stupéfait que ces si simples et si tendres et si prudes caresses aient pu ainsi créer tant de plaisir et de beauté en elle. Faut-il donc qu’elle soit sensible, aux caresses et à ma tendresse envers elle. Je suis si heureux d’avoir pu assister à une telle beauté. Je suis si heureux de la beauté sauvage que ses sentiments et son désir pour moi ont pu faire naître en elle.

Petit clin d’oeil à Miaa-sublime.

miaasublime dit :
2011/01/28

Merci pour ce clin d’oeil. C’est un texte magnifique, plein de tendresse effectivement et de sensualité.
Je suis troublée.

Blague

2011/01/28

Deux amies qui se parlent :

1: Alors, ta soirée d’hier, bien ?
2: Non c’était un désastre. Mon mari est arrivé à la maison, a avalé en quatre minutes le dîner que j’avais passé l’après-midi à préparer, m’a fait l’amour en trois minutes, s’est retourné sur le côté et est tombé endormi en deux minutes. Et toi ?
1: Oh c’était incroyable ! En arrivant à la maison, mon mari m’attendait, il m’a invitée pour un dîner très romantique. Après le dîner nous avons marché pendant une heure. Rentrés chez nous, il a allumé toutes les bougies dans la maison et nos préliminaires ont duré une heure ! Après, nous avons fait l’amour pendant une heure ! Et après, on a discuté pendant une autre heure. C’était merveilleux !

Au même moment, les deux maris discutent :

1: Alors, ta soirée de hier, bien ?
2: Ouais génial ! Quand je suis arrivé, la bouffe était prête. J’ai mangé, on a baisé et je me suis endormi. Et toi ?
1: L’enfer ! J’étais rentré tôt pour fixer l’étagère de la cuisine, en démarrant la perceuse, le courant a sauté, impossible à remettre. Quand elle est rentrée, la seule solution pour ne pas me faire engueuler, c’était de l’emmener au resto. Le dîner a coûté tellement cher que je n’avais plus assez d’argent pour payer le taxi du retour. Il a fallu marcher une heure pour rentrer ! Arrivés à la maison, forcément, toujours pas d’électricité ; j’ai dû allumer des putains de bougies pour qu’on y voit quelque chose dans la baraque. Cette histoire m’a foutu tellement en rogne que ça m’a pris une heure pour bander et après ça m’a pris une autre heure pour jouir.
Finalement, encore énervé ça m’a pris une heure pour réussir à m’endormir et pendant ce temps là, l’autre n’a pas arrêté de parler…

Ma soupe a brûlé !

2011/01/28

Fait chier… Pendant que j’écrivais mes conneries sur ce putain de blog, y’a ma soupe qui a brûlé… Pas assez d’eau ou feu trop fort… 1/2 heure à éplucher les légumes (bio) pour rien. Et 1/4 d’heure à récurer le plat. Tout ça pour une soupe violette (chou rouge) qui a le goût de brûlé du fond… Et ça fait rire mon fils ! Zut…
Tant pis. Y’a du bon pain à la place.

Au-delà

2011/01/28

« Au-delà », c’est le dernier film de Clint Eastwood, 80 ou 81 ans. Moyen. Un film moyen.
Bien sûr, le sujet (le contact entre vivants et morts) est idiot… complètement idiot. Mais, bon, on peut bien imaginer n’importe quoi… même la plus étrange et improbable des idées : que notre esprit puisse survivre à la mort de notre corps et que les esprits des morts puissent communiquer avec quelques rares élus qui ont le don. Ce film a eu, bien sûr, le don de m’agacer, pour son sujet. Quant aux trois histoires qui se mélangent, elles sont intéressantes. Et la réunion programmée des trois personnages est sympa. Mais, bon, on s’en fout un peu… On attend un peu de baise, qui ne vient pas ! (bon, il fallait bien que je le dise, non ?!). Sans rire, ça se voit que Clint approche de sa mort. Alors, bien sûr, on ne sait pas si ce film représente sa propre opinion ou s’il ne fait que montrer une hypothèse qu’il a en tête ou s’il se fait simplement un petit délire pour se moquer de lui-même et de son espoir de continuer à « vivre » une fois mort. Mais, comme il est américain et que la religion et la folie qui va avec fonctionnent à fond chez ces gens-là, je me demande s’il n’y croit pas un peu quand même… Bref, le film est beau, bien construit et bien filmé. Mais il pue un peu la mort, excusez-moi pour l’expression. C’est vrai qu’un film montrant que, après notre mort, il n’y a rien (pour celui qui vient de mourir), ça manquerait un peu de sel… et qu’on s’ennuierait encore plus. Mais, bon, on s’ennuie dans ce film, qui est lent, et où beaucoup de personnages semblent se faire chier dans leur vie. Ou alors, il est très réaliste et on s’inquiète qu’il y ait tant de gens dont la vie soit si triste…
Voilà. Si, comme moi, vous pouvez ne payer que 3,90€ pour le voir au Pathé, profitez-en ! Sinon, je me demande si ça vaut le coup… Enfin, c’est peut-être son dernier film… Et, malgré son âge, il fait toujours saliver Nadège ! 😉
Et, comme le dit Bashung dans « Lego » : « Au delà, c’est le vide ».

Love et autres drogues

2011/01/28

« Love et autres drogues », c’est un bon film. Je dirais presque : un super film. L’un des défauts que je lui trouve, c’est la bouche anormalement large de l’actrice… et qui la fait étrangement ressembler à Julia Roberts. 😉 Bon, sinon, j’ai trouvé que le film est riche. C’est un mélange bizarre et sympa d’amour, de sexe, d’humour léger mais aussi parfois très gras voire lourd, et d’un sujet grave. Il y a la relation entre les deux frères et leur contraste physique et intellectuel, le plus intelligent n’étant pas forcément celui qui a fait un coup à la bourse mais celui dont les bourses sont toujours prêtes pour un bon coup. Il y a le refus du fils de faire médecine pour faire chier le père. Il y a la relation entre collègues vendeurs de médicament. Il y a le concurrent, riche et beau et ancien Marine. Il y a le sexe, torride, et le Viagra. Il y a … plein de choses. J’ai passé un moment très agréable, riant beaucoup. Avec, en plus, une (petite) réflexion sur la possibilité d’aimer lorsque l’autre est condamné à rétrécir rapidement… Il y a la « plastique » de l’actrice, qui se montre nue d’une façon naturelle. Il y a pas mal de choses. À voir !

Virus

2011/01/28

Après une déloyale attaque par le haut, qui m’a fait passer quelques jours (et surtout des nuits) pénibles à cause de ma gorge enflammée, et alors que je croyais être délivré de ce virus, voilà-t-y pas qu’il réattaque par le bas de ma gorge, me contraignant presque au silence, la tête de nouveau bizarre et les doigts glacés…

Ah ! Oui ! C’est l’hiver ! J’avais oublié…
Bon, encore un mois et ça devrait aller mieux.
Au moins, il a fait très beau et il n’a pas neigé dans le Trièves, laissant les routes sèches et sûres, sauf dans les parties exposées au nord…
J’ai sommeil…

Quelque part dans le Trièves

2011/01/19

Il y a deux chattes. Une rousse, la mère. Et une… tiramisu, la fille.
Il y a un fourneau, à bois. Et une gazinière.
Il y a un poêle, à bois.
Il y a un arbre devant et un minuscule jardinet, sur la rue.
Il y a un petit canapé, pas très confortable.
Il y a un escalier.
Il y a une chatière, dans les chiottes !
Il y a deux chambres.
Il y a une chambre-bureau, le lit en paille de riz, par terre.
Il y a deux couettes, une chaude, et l’autre plus encore.
Il y a …
Il y a des moments tranquilles, doux. Et d’autres pleins de fougue et de folie animales.
Il y a elle.
Il y a moi.
Et on verra bien ce que 1+1 fait, dans ce cas-là.
Mais, quand j’y suis, je ne suis plus très doué pour les Maths… et je m’en fous.
Il y a la douceur, et la tendresse.
Et une rencontre.
Une deuxième vie ?
Allez donc savoir…
Un jour après l’autre, ça me suffit.
Mes vêtements sentent le feu de bois, quand je reviens de là-bas.
Et j’ai des poils de chattes partout sur mes vêtements noirs.
Et peut-être bien aussi quelques puces en souvenir…
Et elle a gardé mon odeur sur sa peau, deux jours et demis… pour se souvenir de nos nuits, et de nos matinées, et de nos après-midi, et de …
Quelque part dans le Trièves, il y a un sourire.
C’est bon.

Blague

2011/01/15

C’est une femme mariée qui discute avec son amant.
Ce dernier, qui s’inquiète manifestement des réactions possibles du mari (qu’il connaît et sait très jaloux) demande : « Et ton mari, il ne soupçonne rien ? ».
La femme lui répond : « Non ! jamais. Lorsqu’il commence à peine à avoir de très légers doutes sur quelqu’un, j’ai déjà changé d’amant ».