Quand j’étouffais…

Quand j’étouffais, privé de la voir, et aussi rendu faible et fragile par trop de travail qui m’a épuisé, j’ai écrit ça.
Mais je n’étouffe plus… la folie m’a quitté. Je me sens mieux, mais cette folie me manque, car elle me transportait…
La vie continue…

Là, je parle de Caroline… qui ne me lit pas (enfin, je ne crois pas !).

——————————-

Je suis pris dans le filet de ton refus de me voir.
Plus je me débats pour essayer de te convaincre,
Plus tu t’enfermes dans ce refus d’accepter de me voir,
Et plus les mailles de ce filet m’enserrent et m’étouffent.
Mais que pourrais-je faire d’autre que me débattre ?
Que me battre contre le courant et ce filet qui me blesse.

À cette simple demande : Pouvoir te revoir,
Tu t’y refuses, par peur de je ne sais quoi.
De cette simple demande : te parler de vive voix,
Me voilà maintenant restreint dans ma liberté de parole,
Prisonnier des limitations que tu réclames.

Que me reste-t-il alors comme solution ?
Dois-je faire le cracheur de feu en Avignon ?
Dois-je me coucher devant ta porte et attendre ?
Dois-je te quémander à genoux une discussion ?
Ou faire livrer chez toi le magasin de fleurs ?

Serais-je arrivé au moment où je devrais renoncer ?
Renoncer à quoi ? À avoir une discussion avec toi.
Me voilà arrivé au moment où ma démarche devient pesante.

Qui est donc cet imbécile qui insiste tant pour te voir ?
N’y-a-t-il pas un début de folie dans son insistance ?
Non. Il n’y a en moi qu’un désir raisonnable de te revoir,
Le désir de réparer ce malentendu entre nous
Et d’effacer de ton visage l’inquiétude envers moi.

Mais, bon, je ne suis pas un magicien…
Et ma sérénité est mise à rude épreuve.
Comment ne pas renoncer sans finir par t’importuner ?
Comment arriver à te faire sourire en pensant à moi ?
En faisant le pitre ? En m’armant d’humour léger ?

Tes mails de deux lignes me ravissent et me blessent.
Tu accumules les raisons pour me pousser à renoncer.
Mais je n’y trouve que des manoeuvres dilatoires.

Je suis fatigué. Et blessé.

Devant la muraille que tu dresses devant moi,
Je voudrais pouvoir trouver en moi des ressources
Pour l’escalader ou l’abattre, sans t’agacer ni te blesser.
Abattre ce malentendu qui s’épaissit hélas de jour en jour.
Je voudrais encore te parler, s’il-te-plaît.
Que tu ne me laisses pas ainsi à la porte de ton monde,
Qu’au moins je puisse compter parmi tes amis.
Ne me rejette pas ainsi sans me permettre de te parler.
Ne commets pas l’injustice de me priver d’un peu de ton temps.

Ne me vois pas comme un noyé s’accrochant à une beauté de passage.
Je nage librement dans cette vie, et tu m’as plu dès le début,
Me laissant sans voix. Entre toutes, quelque chose en toi m’attire.
Mais tu me repousses sans même essayer de me connaître.
Tu refuses même de m’intégrer dans le cercle de tes amis.
Mais tu me repousses sans même me connaître vraiment.
Mais tu me rejettes sans même me donner une chance,
Sans me permettre d’essayer un peu de t’apprivoiser.

Mais je ne peux pas passer mes soirées à te chercher dans Grenoble.
Me voilà semblable à un personnage de roman !
Comme l’un de ces idiots tombé éperdument amoureux d’une coquette.
Mais je ne suis pas idiot à ce point.
Je vois bien le ridicule de ma situation, mais je l’assume.
Et je ne vais pas dépérir parce qu’une femme refuse de me voir.

La philosophie et la psychanalyse me permettent de voir et comprendre
Ce qui se trame en moi. Je ne suis pas dupe de moi-même,
Mais j’aime à aller au bout de mes petites folies.
J’accepte de ressentir cette douleur que tu m’imposes,
Car elle fait partie de la vie, comme toute souffrance.

Mais, dans ce moment où une simple discussion avec toi me ravirait,
Je souffre et suis blessé par ton refus…
Ce refus qui me déstabilise et sape mon moral.
Quelle tristesse de commencer l’été sous de tels auspices !
Quel affreux crapaud suis-je donc pour que tu me repousses ainsi ?
Où sont mes verrues ? Quel poison distille donc ma peau ?
Pourquoi refuser de nous permettre de mieux nous connaître ?
D’autres ont trouvé en moi quelques menus trésors,
Mais tu refuses d’ouvrir mon coffre. Par peur de Pandora ?

L’été est là ce matin, magnifique, flamboyant !
Mais tu me condamnes à le passer au fond d’un cachot,
Enterré par un bien faible espoir de te revoir, de te plaire un jour.
Mon été risque bien d’être gâché. Le ciel bleu sera noir pour moi.

Il reste 3 jours encore avant la veille de ton départ en Avignon.

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2 Réponses to “Quand j’étouffais…”

  1. miaasublime Says:

    Je comprends, un peu, votre état d’esprit. Un ami m’a, il y a quelques temps, avoué d’autres sentiments. Cà m’a glacé. Je n’ai pas voulu le blesser, alors tenter de le repousser gentillement quand il allait un peu loin, tout en cherchant d’abord à lui conserver mon amitié, comme il l’avait souhaité. Mais, à chaque fois que nous échangions librement, je m’apercevais qu’il ne renonçait pas à moi. Au bout de quelques temps, j’ai définitivement pris mes distances. Peut-être, sans doute, l’ai-je blessé en agissant ainsi, mais le laisser croire indéfiniment que les choses auraient pu être autrement c’était tout aussi cruel.

  2. trex58 Says:

    Oui, c’est tout à fait ça… Avec, en plus, mon côté obstiné et têtu qui ne renonce pas, pas mal de désespoir d’avoir agi de façon idiote et d’être retombé deux fois dans ma bêtise, toujours l’espoir que quelques simples signes d’amitié ou de sympathie expriment plus et dans le sens qui m’aurait arrangé… (et en loupant peut-être bien une autre relation).
    Mais d’autres amies ont repoussé mes sentiments et mes avances, clairement et fortement, sans me repousser ni me rejeter, comprenant ma démarche et appréciant ma personnalité. Si l’on a un centre sentimental (enfants, amis proches et présents) auquel se raccrocher et se ressourcer, on arrive à accepter l’évidence et on supporte d’être repoussé… sinon, sentant qu’on va retomber dans la solitude et le manque, on s’accroche désespérément à son rêve… duquel on pense être passé bien prêt.
    Non, ce qui m’a rendu fou, avec Caroline, c’est d’être totalement rejeté, en tant que prétendant, en tant qu’ami, et en tant que connaissance. Je ne dispose pas, comme vous les femmes de 45-50 ans, d’enfants jeunes qui ont besoin de moi et qui me donneraient de la tendresse. Les miens ont leur vie propre, et la mort de leur mère les a fragilisés et éloignés de moi.
    Ce soir, je suis allé au cinéma avec Anne, une amie. Pourtant, je lui avais fait des avances il y a plusieurs mois… Clairement, elle m’avait dit ne pas vouloir, mais vouloir me garder comme ami. C’est ce que nous sommes maintenant, et j’en suis heureux. Mais mon niveau d’attirance envers elle était monté moins haut qu’avec Caroline…

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