Archive for novembre 2010

You said you’d call And I beg you to do so

2010/11/29

Blow – AaRON

You said you’d call
And I beg you to do so.

You said you’d call
And I beg you to do so.

Maybe you don’t wanna grow
To find all the things
That makes grown up cry
Oh, you surely wanna stay too high

You said you’d call
And I beg you to do so.

You said you’d call
And I beg you to do so.

Maybe you don’t wanna show
That tears have drawn your dreams
Just dive in your mind
And find all the treasures inside

You said you’d call
And I beg you to do so.
You said you’d call
And I beg you to do so.

I cannot hang on any thought
I’m falling from an endless boat
I dive into the darkest sea
And sharks are dancing around me (x4)

You said you’d call
And I beg you to do so
You said you’d call
And I beg you to do so

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Let me go

2010/11/29

This is my freedom
This is my voice
My piece of eden
My blind-eye choice

These are my movements
These are my arms
This is my trumpet
These are my drums

Let me go Let me go
Let me go Let me go

This is my moment
Again and again
I’m not even existing
I have never been

I am my future
I’m on my way
Forever Forever
Let’s play Let’s play

Let me go Let me go
Let me go Let me go

Erik Truffaz

« Nu artistique »

2010/11/28

Je me suis essayé au « nu artistique ».
Avec Mélaine, étudiante, en couple, qui avait déjà pratiqué ce genre, avec même un peu plus d’exhibition.
Avec Lala, 25 ans, modèle professionnelle.
C’est difficile…
Mais c’est beau.
Pourquoi ?
Comment ?

Pourquoi ai-je envie de faire de telles photos ?
Pourquoi des modèles aiment poser ainsi ?
Pourquoi ces photos gênent parfois certaines personnes ?
Comment j’arrive à faire ces photos ?

Il n’y a pas de voyeurisme en moi lorsque je fais ces photos. Pourtant, de ces deux modèles, de leur corps, j’ai presque tout vu. Du corps de Lala, je pourrais en dessiner la carte… complète. Mais il n’y a en moi, pour elles, aucun désir sexuel, aucune envie de toucher leur corps, pourtant offert à ma vue. Lorsque je prends certaines photos, je suis très près. Pour certains portraits, je suis assis à côté d’elles, à les toucher. Mais seul compte mon envie de réussir de belles photos, de capter des attitudes, de créer de « belles » images d’elles, qu’elles puissent aimer ces images, se trouver belles. Mélaine trouve que certaines photos d’elles sont poétiques. Lala a aimé les quelques photos qu’elle a pu voir, entre deux trains ou avions. Ces photos sont belles, il me semble, parce que les modèles sont belles, et aussi peut-être parce que j’appuie parfois au bon moment et que j’essaye de cadrer. Mais tout est relatif…

Mais, pourquoi le nu ? Et de femmes, pas d’hommes… D’abord, il y a bien plus de modèles femmes que d’hommes… Ensuite, le corps de la femme idéalise la beauté, avec ses multiples appâts : fesses, jambes, hanches, taille, seins, pubis, cheveux, regard, sourire, bouche, voire plus. Mais, qui dit « appât » dit « attrait sexuel ». Or, dans les photos que je fais, je ne veux pas qu’il y ait d’attitude « érotique », du genre qui émoustille le mâle. Ces photos doivent être « naturelles » : c’est-à-dire que les poses doivent être « naturelles ». Ce qui exclut les poses ostentatoires, provocantes, impudiques. Ne doit être montré du corps lors d’une pose que ce qui peut être vu grâce à une position qu’une femme peut prendre lorsqu’elle est seule et nue, dans des positions qui lui sont familières. Avec, également, une lumière naturelle et les ombres, délicates, qui marquent les contours de son corps. Et le regard doit être calme, souriant peut-être, mais pas ce genre de sourire qui dit oui au mâle qui regarde. À regarder les photos de Willy Ronis, et celles de JeanLoup Sieff, je vois qu’il y a plein d’autres façons de faire de belles images, prises dans l’instant, ou construites, dans l’ensemble de la personne ou par des morceaux, par des poses simples ou sophistiquées. Mais en Noir & Blanc, et avec un « décor » soit absent soit contribuant à la photo. Le N&B permet d’être en-dehors du réel, de transcender un corps en une image. La couleur, elle, nous renvoie à la réalité du corps et de la personne.

Alors, si ce n’est pas pour émoustiller le mâle, que reste-t-il dans ces photos ? Attraper l’impermanence de la beauté ? Voir ce qui est beau mais toujours caché ? Admirer ce que la Nature nous offre ? Se demander pourquoi/comment le corps des femmes est ainsi fait, pour nous envoûter ? Pour voir des lignes et des courbes qui dessinent un lacis de traits noirs sur fond blanc (ou l’inverse) dans lequel l’oeil se perd ? Allez donc savoir…

Pour Lala, danseuse, elle aime son corps, et elle aime le mettre en valeur. Et elle sait comment le mettre en valeur, depuis le temps qu’elle pose… Pour Mélaine, je ne sais pas… Peut-être, pour toutes les femmes qui posent nues, est-ce une idée pour garder un souvenir de ce corps qui était si beau, si frais, si attirant, dans sa crue nudité. Ou est-ce simplement une façon de créer de la beauté, par l’intermédiaire de photographes. Mais, pour exposer ainsi leurs chairs les plus tendres, les plus secrètes, il faut un certain courage. Bien sûr, tous les corps sont faits sur le même modèle… mais avec de nombreuses variantes. Mais, dans l’inconscient, se montrer nue c’est se livrer à l’autre, aux autres, à des inconnus dont on ne sait rien de leurs pensées… Pour certaines femmes, il est déjà bien difficile parfois de se laisser prendre en photo… juste un portrait. Alors, quelle honte peut-être les assaillit si elles s’imaginent, nues, vues par n’importe qui. Pourtant, quelle importance… Mais il y a la « pudeur », exacerbée dans nos contrées judéo-chrétiennes. Ayons une pensée dégoûtée pour ces connards d’américains qui n’acceptent que soient vus les seins d’une femme que si les tétons sont cachés… Ainsi, sur FaceBook, point de nus, même artistique. Dans d’autres sociétés, ou à d’autres époques, les seins des femmes n’étaient pas autant cachés…
Mélaine et Lala ont choisi leurs poses. À part quelques détails où je suis intervenu, elles ont montré ce qu’elles voulaient montrer de leur corps.

Ces photos sont belles, si elles respectent la pudeur de la modèle. Mais, souvent, c’est le « spectateur » qui peut être gêné de voir ce qui ne saurait être vu, paraît-il, que par l’amant. Cela rejoint l’idée qu’une femme appartient à quelqu’un… et qu’elle ne peut pas, ainsi, sans être une femme de « mauvaise vie », montrer son corps, nu. Mais, entre une femme sur la plage en monokini ou string et la même sans ces quelques centimètres carrés de tissu, quelle différence ? La vision de la fente vulvaire, impudique sans doute, attirant le regard, ce regard trouble du mâle… Encore plus si des nymphes se montrent. Mais, avant, avant que la mode de tout raser ne s’était imposée, la toison faisait office de cache-sexe. Ainsi, une photo de Ronis, prise de face, ne montre rien, sinon un buisson délicat de poils noirs.

Jean-Loup Sieff aimait les derrières. Il n’était pas le seul. Willy Ronis semblait aimer tout des femmes. Sally Mann, si elle a montré ses filles pré-pubères nues, ne s’est pas montrée nue, mais a montré son mari nu, sans détails, dans la déchéance de son corps se figeant par sa maladie. Le corps est émouvant. Celui d’une jeune femme rappelle l’enfant qu’elle était. De certaines photos de Lala, certaines semblent être d’une enfant. De mon amie Vilaÿ (habillée !), j’ai pris, l’espace de 2 minutes, une photo où je retrouvais la jeune fille de 16 ans que j’aimais, et une autre où son âge s’affichait clairement, par le simple mouvement de quelques muscles… Magie. Et puis, certaines femmes sont belles, nues. Et d’autres le sont moins… Et puis, tout ça fait partie du Grand Plan de la Nature, qui a décidé, par la Sélection Naturelle, de développer chez la femelle d’Homo Sapiens certains de ses attributs. Les seins sont gros ? parce que, chez les primates, les mamelles gonflent lorsqu’elles sont en œstrus (fécondables), les lèvres aussi d’ailleurs. Et puis, la copulation se faisant de face, il fallait bien remplacer l’attrait du fessier par autre chose… Mais je m’égare…

Bref, à part la poésie, et la peinture, et la musique, quoi de plus beau ? qu’une belle femme… un peu mystérieuse, distante, tranquille, libre mais non offerte, exposant avec sérénité son corps aux regards. Surtout en Noir & Blanc.

La joconde

JLS

« pour réaliser une photographie de nu artisitique, il faut une idéalisation du corps en supprimant tout effet érotique »

Nues tout simplement. Claude Jacquot

« Il y aura toujours les tenants de la photo art et ceux de la photo document, ceux de la photo souvenir et ceux de la photo témoignage, mais la définition de l’art en général ou de la photographie en particulier restera aussi controversée que le sexe des anges. Pour simplifier ce débat éternel et vain, je propose, sans grand espoir d’être suivi, de classer les photographies en deux grandes familles : les bonnes et les mauvaises ! ». JeanLoup Sieff.

Photographie

2010/11/28

Dans notre vie, il y a des instants harmonieux et beaux. Il y a des moments ou les couleurs, la lumière, les ligne, les courbes, les attitudes, les ombres, les regards, ou les sourires sont … indicibles, mais si fugaces que – parfois – nous n’en prenons même pas conscience.
Faire des photos, c’est aiguiser son regard, c’est apprendre à mieux voir ces moments rares et sublimes, et à voir le monde autrement, à plus et mieux apprécier l’instant.
Saisir des instants de vie intime, ou attraper des images dans la rue, ou essayer avec une modèle de créer de tels moments, ce sont différentes façons.
Après les poèmes, le chant et la musique, voici le temps de l’image.
C’est facile ! Il suffit de regarder dans le viseur et, quand c’est beau, d’appuyer sur le déclencheur ! 😉 … et de bien cadrer …
Faire de la photo, cela rend différent, cela aide à se transformer, à voir et apprécier le monde et la vie.

Piscine

2010/11/28

Piscine. Je te hais !!!
Mais, amante fidèle, j’irai encore te faire l’amour ce matin, aller et venir en toi, dans un sens puis dans l’autre, bercé par ton flot liquide et … javellisé (beurk !!).
C’est pas pour moi, c’est pour mon dos… Il t’aime, lui. Pas moi. Déjà, dimanche passé, il a aimé ce long et pénible kilomètre de non-jouissance…
Pourtant… j’ai peur quand je n’ai pas pied… et j’ai peur de boire la tasse… je n’aime pas la flotte, et je nage médiocrement le crawl…
Tremper dedans oui, mais les pieds dans le sable, quand il fait beau, au bord de la mer…
Elle ouvre à 9h30 !

L’offrande à la nature

2010/11/27

Nature au coeur profond sur qui les cieux reposent,
Nul n’aura comme moi si chaudement aimé
La lumière des jours et la douceur des choses
L’eau luisante et la terre où la vie a germé.

Anna De Noailles

9 mois

2010/11/27

Voilà maintenant neuf mois que nous nous sommes rencontrés.
Pour elle, par elle, je suis passé par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Du rouge écarlate au noir profond.
Aujourd’hui, je suis d’un vert tranquille. Pas forcément celui de l’espérance. J’attends, prêt à tout entendre. Prêt à tout, le pire comme le meilleur, serein, calme.
Je suis à la croisée des chemins. Après tant de temps, soit nos chemins se rejoignent, d’une façon ou d’une autre, de façon lâche ou quelque peu resserrée, pour un temps plus ou moins long, soit j’infléchis ma direction…
Qui vivra verra.

Enfin… est-ce vraiment mon « moi conscient et pétri de raison » qui décide… je n’en suis pas si sûr… « Je » suis plusieurs.

FlickR

2010/11/26

FlickR

Lala

Attente

2010/11/26

Mon coeur s’est arrêté de battre.
Je ne respire plus.
J’attends…

Pour passer le temps, j’ai appris « Les mains d’Elsa », d’Aragon bien sûr, par coeur.

« Belles » photos

2010/11/25

Il ne faut pas essayer de prendre de belle photos.
Il faut créer de beaux moments, fugaces et impermanents, et les prendre en photo. Alors, la beauté de ces instants impressionne la pellicule, qui l’enregistre.