Seul

Les enfants sont venus.
J’ai offert le repas au restaurant hier midi.
Ils ont passé les soirées chez des amis ou dans leur bar favori, buvant trop.
J’ai payé le gâteau et le Champagne, et sorti un vieux et grand vin rouge.
J’avais acheté des fleurs, pour égayer le salon.
J’ai fait quelques cadeaux à mon fils, en plus de l’argent qu’il utilisera comme il voudra.
Ma fille, comme d’habitude, a refusé que je la prenne en photo, se cachant de l’objectif, me privant du plus grand des bonheurs, volontairement, égoïstement, méchamment.
Et ils sont repartis, l’une pour Paris, l’autre chez sa copine.
C’était bel et bon… mais c’est fini.
Et je suis seul.
Mon besoin de consolation est impossible à rassasier.

Merde !!
Je n’arrive toujours pas à accepter que ma vie passée ait disparu… et je n’arrive toujours pas à m’habituer à ma solitude, que je n’arrive pas à combler et qu’aucune femme ne vient vraiment briser. Avec, en plus, ces acouphènes qui me torturent.
Fait chier !!
Être désespéré n’est pas une solution.
J’en ai marre de ce désespoir à la con, qui me fait m’accrocher comme un débile à des rêves.

Et Noël approche… et cela ne me rend pas heureux…
L’idée de revoir le sourire débile et vide de ma grosse conne d’ex-belle-soeur m’horripile…
L’idée de devoir me goinfrer (marrons glacés, foie gras, chapon, gâteaux, quatre vins par repas en plus du Champagne, huîtres, etc.) midi et soir et de l’entendre me dire que je suis trop maigre parce qu’ainsi je mets en relief son évident et énorme sur-poids, de me faire chier à ses habituelles discussions insipides, et de voir ses décorations à la mords-moi-le noeud de Noël, ça me fait gerber.
L’idée de devoir dormir encore dans un couloir, dans ce grand mas rénové, l’idée de voir affiché encore une fois devant mes enfants l’échec flagrant de ma vie puisque eux, paresseux patentés mais malins habiles sachant choisir leurs « amis » en fonction des services qu’ils peuvent leur rendre et préférant prothésistes-dentaires, huissier, médecin, dentiste, etc, à leurs collègue, illettrés au point d’acheter des livres d’occasion qu’ils ne liront jamais pour remplir leur bibliothèque, vivent bien mieux que mes études et mon travail acharnés ne me l’ont permis, le fait de savoir que ma culture n’a pas de valeur à leurs yeux, l’idée de voir cette salope qui – en contestant la succession de mon épouse – a mis la suspicion envers moi dans l’esprit de ma fille qui s’est éloignée de moi et que ça me fait pleurer, ça me soulève l’estomac, me rappelant mes erreurs et tout ce que j’ai subi d’avanies.
Mais, surtout, l’idée de devoir passer encore un Noël hors de chez moi, ça me rend fou. Ma fille a 26 ans. Combien de Noëls avons-nous passés ensemble tous les quatre puis tous les trois chez nous, et pas chez ma belle-famille ? 4 ? 5 ? Pas assez… Et c’est fini.
Mais, pour passer deux jours avec mes enfants, que ne ferais-je pas… Lécher le trou du cul du diable, s’il le fallait. Ou l’enculer.

Putain ! Que ça fait du bien de dire du mal d’autrui ! D’autant que je le lui ai déjà dit…
Je ne comprends pas comment, alors que nous étions si proches, elle a pu ainsi tourner casaque et me rejeter, sous prétexte que, par les lois des successions, j’ai hérité d’une partie de ce que mon épouse avait hérité de leur père… Ou alors, elle a toujours fait semblant… blessée de n’avoir eu, si difficilement, qu’un enfant, après sa soeur ? Je n’en sais rien… Qu’elle aille voir un psy. Son père, déjà, s’inquiétait pour son petit-fils, qu’elle étouffait de son sur-amour maladif, hérité de leur mère et de leur grand-mère, qui avaient souffert de la mort de jeunes enfants…

Tout ça me rappelle le livre « On attend les enfants » de Madeleine Chapsal, que je n’ai pas lu. Les enfants doivent vivre leur vie… loin de la nôtre. C’est douloureux, mais c’est comme ça…

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14 Réponses to “Seul”

  1. Une femme libre Says:

    C’est triste, ce billet. Vous êtes triste et fâché, ça se sent, ça se lit. Il y a une déception envers vos enfants et un désir de rapprochement en même temps. Et il y a cette relation trouble avec votre propre mère. Rien de simple. Je vous câline un peu à distance. C’est le mieux que je puisse faire. Vous auriez besoin d’une épaule et de quelqu’un pour vous écouter, c’est clair. Mais juste d’écrire ce qui ne va pas aide un peu, vous le soulignez avec justesse. Continuez d’écrire, cher Tony.

  2. trex58 Says:

    Oui. Ce billet est triste. Et je suis en colère. Ma voisine et amie, Nadège, formée à l’analyse des esprits, me dit à peu près comme vous. Je désire me rapprocher de mes enfants, et je suis avec eux comme j’aurais aimé l’être avant. Mais eux ont grandi trop longtemps avec un père qui était différent, qui les aimait bien sûr, mais sans savoir bien le montrer, maladroitement. Alors, celui que je suis redevenu, ils ne le connaissent pas trop… Il les surprend. Il y a toute une façon d’être ensemble à réapprendre… Mais il est bien tard. Ils ont leur vie et ont peu de temps à me consacrer, ayant leur propre vie à vivre. Ce retour vers ce que je suis vraiment, au fond de moi, est un peu tardif… et c’est une grande douleur de vouloir changer, de changer, et que ce soit un peu trop tard…

    Je ne suis pas déçu par mes enfants : ils font du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont vécu. Je suis simplement trop pressé, et encore bien maladroit. Mais, mieux vaut faire quelques erreurs que de croire que le temps, sans rien faire d’effort, arrangera tout ! Et puis, je ne suis pas le père « standard ». Ca, ça les embête. Trop farfelu, trop bizarre en société, ne sachant pas porter un masque et sourire niaisement aux imbéciles ou pour plaire, ouvrant trop souvent sa grande gueule…

    Nadège me dit qu’il faut que je dise à ma fille que ses refus que je la prenne en photo me sont douloureux. Je ne lui vole rien en prenant ces photos, alors que je ne la vois que si peu souvent… Il y a un truc caché derrière cela. Bien sûr, pendant longtemps elle n’a pas cru qu’elle était belle… Mais, maintenant, elle est mieux avec cela… Non, il y a autre chose… peut-être, face à mon désir de prendre des photo, il y a le désir de me refuser ce plaisir… pour me punir ? Allez donc savoir ce que pense une jeune femme de 26 ans, très intelligente, mais toujours en manque de sommeil, et mal-à-l’aise avec son père… qui n’est probablement pas le genre de père qu’elle aurait aimé, qu’elle n’admire pas sans doute…

    Et il y a cette histoire de succession entre mes enfants et moi. Envenimée par le refus de mon ex-belle-soeur que les lois me fassent hériter de mon épouse… Et envenimée par les parents de l’ami de ma fille, qui leur a fourni leur propre notaire pour la conseiller… Bref, moi qui n’aie qu’une envie : ne pas dépendre de mes enfants, être seul propriétaire de mon appartement, continuer à être autonome et indépendant, me voilà avec une fille qui a l’impression de se faire « arnaquer »… et qui oublie 25 années de ma vie consacrée à faire rentrer l’argent dans mon foyer… et qui a pris la sale habitude de dépenser à tout va. Mademoiselle fait la cigale : cet été, très coûteux voyage de 15 jours aux USA, WE à Budapest avec des copines, WE à Varsovie avec son ami, deux mariages (cadeaux, robe), et une semaine au soleil (camping, quand même…), la chance que le père de son ami leur paye (enfin, en SCI avec ses enfants… et pour payer moins d’impôts…) un appartement de 50 m^2 dans le XIVème, et elle ose me dire qu’elle a du mal à payer ses impôts… alors qu’ils touchent environ 5200€ par mois à deux, sur 13 mois ! Elle aime dépenser l’argent…

    Ma mère ? Oui, elle a fait plein d’erreurs… Une autre époque. Beaucoup de souffrances pour elle dans sa jeunesse. Et des erreurs qu’elle a faites, mais qu’elle n’a peut-être jamais comprises, et dont elle n’a jamais parlé…

    Merci pour le câlin ! J’en ai bien besoin. J’ai invité Nadège et sa fille à venir finir le gâteau d’anniversaire et le super vin rouge, que mon fils a délaissés aujourd’hui… C’est bon de discuter avec elle. Elle a pu m’écouter un peu, quand sa diable de fille ne lui sautait pas dessus sur le canapé !
    Mais elle ne veut pas me prêter son épaule… Elle a raison. Notre relation est très bien ainsi : amitié.

    Oui, écrire libère. Même si cela peut choquer… Mon ex-belle-soeur a bien des excuses pour sa personnalité… mais peu d’excuses pour ne rien faire pour changer, et aucune excuse de foutre le bordel dans MA famille (si ce mot a encore un sens… maintenant). Elle est possessive et dominatrice, se prenant pour la doyenne de la famille, annexant ma famille et mes enfants. Et ceux-ci, face au manque d’une figure maternelle, ont vite oublié combien ils n’aimaient guère aller la voir, combien ils la trouvaient pénible… Mais ils aiment bien sa piscine et son appartement à la mer, ainsi que le mas en Cévennes… Et ils ont besoin d’une peu plus de famille… que je ne peux pas leur offrir car je n’ai personne à leur apporter, malgré mes 4 soeurs et frères, une dizaine de neveux et nièces, et de nombreux cousins pour eux, mais qu’ils ne connaissent pas… Et mes amis de coeur sont loin de Grenoble…

    Ecrivons, écrivons… cela passe le temps et vide la bile…

    Merci pour votre mot, gente dame, chère cousine. Merci Michèle de l’autre côté de l’océan.

  3. miaasublime Says:

    Le week end à venir je vais le passer dans la belle famille. Là aussi conversations insipides. Je n’y vais pas par gaité de coeur, mais mes petits bouts de choux ont quand même le droit de profiter de leurs grands-parents. (Je me retiens de dire de l’amour de leur grand-parents, car nous en avons une vision bien différente!).

    Mais vous, pourquoi vous forcez vous à aller chez votre ex-belle soeur? Pour ne pas être seul, c’est triste.
    Vous lui avez dit que vous ne supportiez pas son attitude, mais vous continuez à aller chez elle. Comment peut-elle entendre vos paroles, si votre attitude est à l’opposé?

    Courage.

  4. trex58 Says:

    @ miaasublime : Je n’y vais pas pour ne pas être seul. J’y vais pour être avec mes enfants à Noël. Avec eux et leurs compagnons. Je vois si peu souvent ma fille que perdre deux ou trois jours, même dans ces conditions-là, j’en souffre. Mais peut-être devrais-je lui laisser de l’air, qu’elle se calme… Mais j’en suis incapable… Elle me manque.
    Je n’ai vu ma belle-soeur que 2 fois en 2 ans… toujours à Noël, quand elle se permet d’attirer mes enfants à elle avec le prétexte de cette fête « de famille », oubliant que MA famille a souffert d’être phagocytée à tous les Noëls… C’était bien quand les enfants étaient petits… Cela aurait dû se ralentir… je n’ai pas assez protesté.

    Oui, les conversations sont insipides… Le rêve de toute la vie professionnelle de mon beau-frère a été de pouvoir faire la sieste tous les jours… Ca y est. Son rêve s’est accompli : il est à la retraite. Il a l’intelligence de ces paysans rusés qui savent faire de bonnes affaires… Je le connais depuis 30 ans ; et je ne l’ai jamais vu lire un livre… JAMAIS. Même pas un mode d’emploi… Comme mon ex-belle-soeur le dit bien souvent, ils ne sont pas le genre de personne que j’aurais voulu avoir comme belle-soeur et beau-frère. Mon épouse avait une claire idée des limitations de sa soeur… tout en ayant la gentillesse de ne pas trop le lui dire en face. Elle aurait dû.

    Vos « petits bouts de choux » ont besoin de voir leur grands-parents, pas pour recevoir de l’amour, mais pour mieux connaître les parents de leurs parents, pour voir d’autres personnalités, pour voir des gens âgés, pour apprendre de la vie… Il leur restera des souvenirs importants.

  5. miaasublime Says:

    Les souvenirs s’effacent très vite s’ils ne sont pas associés à des sentiments. Et (tant pis si ma vision est ringarde), pour moi la famille est d’abord et avant tout un lieu de sentiments. On apprend aussi du voisin, du copain mais rien n’aura jamais la même valeur que la brioche au sucre préparée par mamy pour ses petits enfants chéris…

    Je ne suis pas sure que votre épouse aurait du dire ses 4 vérités à votre belle soeur : unité familiale et souvenirs partagés viennent calmer le jeu. (Et juger, c’est se croire un peu supérieur).

    Je vais être cruelle avec vous, juste un court instant : vous agissez comme si vous quémandiez l’amour de vos enfants. Pourquoi ne pas bousculer les traditions, proposer de les recevoir (eux et pas la belle famille) chez vous à Noel. Et leur expliquer, à eux, pas à votre ex belle-soeur, pourquoi vous n’irez en aucune façon passer les fêtes chez elle. Après, à eux de choisir. Faire l’effort ou pas. Certes vous prenez des risques, mais c’est aussi une façon d’afficher que vous tenez à eux.

  6. trex58 Says:

    C’est ce que je viens de faire. Je viens d’écrire un mail à ma fille. (Pourquoi un mail, et pas l’appeler ? Parce qu’elle passe tout son temps partagé entre son boulot et son ami. Son temps libre est… réduit pour moi.) Je lui ai dit que je voudrais qu’ils viennent chez moi, pour Noël, sans la belle-famille… qu’ils choisissent.

    N’hésitez pas à être dure, ou cruelle, envers moi. L’émotion pousse à se complaire dans sa peine au lieu de réaliser qu’on est fautif… et au lieu de faire face.

    Les relations avec mes enfants sont … abimées. Par ma faute. Et à cause d’une histoire douloureuse. Et, comme d’habitude, je suis impatient et je mets trop d’énergie, toujours voulant parler, analyser, expliquer… alors que, peut-être bien, ils ont juste envie de tranquillité et se confier au temps qui, paraît-il arrange tout… Mais je suis en zeitnot : je manque de temps.

    Quant aux mammy, l’une avait un fort besoin d’enfant à toucher (une fille morte à un an…) qui la poussait à garder des enfants et donc à être peu disponible pour venir garder ses petits-enfants… et l’autre préférait voir ses petits-enfants en photo qu’en vrai (probablement à cause d’une douleur jamais résolue). La première est morte à 60 ans, devant ma fille de 6 ans, d’une rupture d’anévrisme, en 5 minutes. L’autre est toujours là, devenant sénile… L’image de la mammy ne marche pas bien pour mes enfants… car ça leur rappelle de mauvais souvenirs… (sans parler de l’arrière grand-mère frappée d’Alzheimer). Ils n’auront que bien peu connu la première et pas du tout la seconde, qui embarrasse plutôt qu’autre chose, créant un malaise, noircissant mon image à cause du vide familial de mon côté.

    La famille est bien un lieu de sentiments… et de cris aussi. Ceux de ma fille, souvent pénible…, difficile, surdouée, fragile, intelligente mais exigeante et parfois égoïste, souvent mal à l’aise dans sa vie à cause de sa différence d’avec les autres, et aussi par sa beauté qu’elle ne voyait pas. Mais elle progresse… et regrette (je crois) le mal qu’elle aussi a fait à son frère, lorsqu’elle envahissait l’espace familiale et ne lui laissait qu’une petite place pour s’exprimer. Ce qui fait que lui parle peu.

  7. miaasublime Says:

    Les relations humaines sont par nature compliquées, les relations familiales encore plus à cause des sentiments mêlés. Mais le passé ne peut être changé, seul l’avenir est à construire.

    Mes relations avec mes parents aussi sont abimées : je les ai quittés un jour, sans prévenir pour rejoindre l’homme que j’aimais et dont ils ne voulaient pas entendre parler. Après plusieurs semaines de silence, j’ai finalement repris contact. J’ai été autorisée à venir les voir, seule. Ce n’est qu’à la fin de ma première grossesse que mon ami a été admis dans ma famille, 7 ans après mon départ. En apparence seulement, tout est pour le mieux. Mes parents avaient l’habitude de tout me dire notamment de leurs difficultés financières, aujourd’hui, il y a je le sens des sujets tabous, la confiance s’est brisée, l’éloignement aussi joue en notre défaveur et ne facilite pas l’émergence des preuves d’amour filial.

    Aussi, j’espère, sincèrement, que vos enfants sauront vous entendre.

  8. trex58 Says:

    Ah ! Il est bien tard… et je dois me lever tôt demain pour le travail…

    Le passé… ne peut pas être défait. On peut, quand même, malgré tout, essayer de trouver les noeuds qui se sont créés et essayer de les dénouer. Je voulais commencer ce travail par une « thérapie familiale ». Mais, bon, ils n’ont pas envie. Défaire des noeuds, c’est difficile, et douloureux…

    Quant à l’avenir, les nôtres se séparent… Des petits-enfants recréeront des liens, très probablement. Mais, du côté de l’ami de ma fille, il y a une nouvelle famille, complète (2 + 3), bref un nouveau centre affectif attirant pour ma fille, qui a sûrement besoin de sentir la chaleur d’une famille en (assez) bon état.

    Je suis parti, aussi, de chez moi, à 20 ans. Pour mes études. Et je ne suis pas revenu très souvent… J’ai été heureux de trouver une nouvelle famille… D’ailleurs, avant de partir, je m’étais trouvé une deuxième mère et des frères et une soeur… tellement ça me manquait.

    Pourquoi ne voulaient-ils pas entendre parler de votre ami ?
    L’éloignement ? Combien d’heures vous séparent de vos parents ?

    Mes enfants ? Il leur faut être mieux pour que nos relations s’améliorent. Il faut que nos relations s’améliorent pour qu’ils aillent mieux. Il faut un rayon de soleil, quelque chose qui éclaire toute l’ombre qui est venue… Le gros lot du Loto ? 😉 Une femme bien dans ma vie ? Je crains que cela ne vienne tout doucement… Déjà, il faut que ma fille dorme plus… et que mon fils ait un diplôme et un boulot… Pas facile pour moi de trouver le bon équilibre avec lui… entre essayer de lui faire prendre de l’autonomie sans le braquer par un manque d’argent de poche… et plein d’autres petits soucis. Mon fils connaît mal son père… et il ne sait pas très bien comment être avec moi, il me semble… Et il a des reproches qu’il ne me dit pas… Il devrait.
    Allez, au lit !!

  9. miaasublime Says:

    Pourquoi ils ne voulaient pas entendre parler de mon ami? Pour tout un tas de fausses bonnes raisons. Les vraies, ils en ont certainement trop honte pour les avouer…
    Quand à l’éloignement, chacun à un bout de la France, dans sa longueur, autant dire qu’on ne se voit que deux fois par an (les congés payés, c’est trop court! :)). Le téléphone toute les semaines mais c’est quand même pas le lieu idéal pour se faire des confidences.

    Déjà que ce n’est pas toujours facile en face à face. Et c’est normal, vous dans votre rôle de père, eux dans leur rôle d’enfants adultes, même si on connait les nœuds qui se sont créés, il n’est pas toujours évident de trouver le bon moment, la bonne approche, alors oui, un rayon de soleil, quelquechose qui vienne changer la donne, créer l’effet de surprise qui va délier les langues…

  10. trex58 Says:

    Vous en dites beaucoup et … pas assez.
    Alors, qu’a donc de si spécial votre ami ? Pas d’une bonne famille ? Pas de diplôme ? De peau noir ou jaune ou grise ? Un drôle de métier ? Une mauvaise réputation ? Une apparence rebutante ? D’opinions politiques opposées à celles de vos parents ? Destiné à vous emmener loin d’eux ? Ou, simplement, le fait de partir et de les abandonner…

    Chacun à un bout de la France ? Je vous souhaite d’être au sud !!

    Alors, en ce qui me concerne, attendons qu’un rayon de soleil vienne transpercer cette brume du coeur qui a envahi notre vie, à moi et mes enfants… Mais je ne suis guère patient… Il me faut trouver un équilibre… mais je ne suis gère doué pour le mono-roue…

  11. miaasublime Says:

    Avec votre éventail de question, vous deviez nécessairement viser juste. Et la couleur de peau est bien en jeu.

    En effet, je suis au sud, mais je suis née et j’ai passé toute mon enfance là-haut, qui reste pour toujours « mon pays ». Mais la France est belle, je trouve. Et je ne saurai dire qu’une région m’attire plus qu’une autre.

  12. trex58 Says:

    La « couleur de peau »… Euphémisme pour dire la différence… J’avoue n’avoir jamais embrassé de femme asiatique ou africaine… même si j’ai été longtemps amoureux d’une laotienne, si belle… Je suis un peu habitué à la différence d’apparence physique, et de la culture. Je crois que le racisme s’efface par la fréquentation de personnes différentes. Je crois n’avoir jamais parlé (plus que bonjour…) à une femme noire… et je me sens encore embarrassé devant un homme de peau noir… Il m’a manqué des amis africains quand j’étais jeune, pour m’éduquer à la différence, pour que la physionomie soit transparente. Italien et laotiens seulement.

    Le nord – le sud. Je suis du milieu ! Clermont-Fd. J’ai aussi vécu dans les Cévennes et à Paris. Et je préfère le sud. Pourquoi ? À cause du plus grand nombre de jours ensoleillés ou agréables ! J’ai horreur de la brouillasse et du froid !!

    Bon… vous restez bien secrète… C’est votre droit. Pour ma part, je suis trop transparent… Trop de gens qui me connaissent connaissent mon Blog…

  13. prinsessan Fluflu Says:

    « et je me sens encore embarrassé devant un homme de peau noir… »

    ???…là j´aimerais bien que vous m´expliquiez !
    embarrassé par quoi ??
    Si vous êtes , par ex, brun aux yeux marron et bronzé seriez-vous « embarassé « devant un homme roux aux yeux verts, à la peau laiteuse avec taches de rousseur ??

    Nous sommes tous différents les uns des autres… couleurs de la peau,des yeux,des cheveux, grandeur, grosseur, caractère…..la liste est longue !!

    Notre physique n´est qu´une « enveloppe », c´est plutôt le caractère, le comportement des autres qui nous fait les aimer, détester, être à l´aise ou mal à l`aise ou parfois rester indifférent, non ???

    Imaginez un monde où nous serions tous aveugles !
    En retrouvant la vue, vous seriez bien surpris de voir avec qui vous vous seriez lié d´amitié ou tombé en amour !

    Allez vers les autres,soyez naturel, commencez avec un beau sourire , vous verrez ! :))

  14. trex58 Says:

    Ce que je veux dire, c’est que, après avoir eu comme meilleurs amis et comme amour des laotiens, après avoir vécu 2 ans en Tunisie, j’ai appris à découvrir des cultures et des expressions du visage différentes. Ainsi, on dit souvent que les asiatiques ont un visage impassible ; pourtant, on peut apprendre à lire les détails des émotions sur leurs visage. Mais, pour les « noirs », je n’ai pas eu la chance d’avoir des amis originaires d’Afrique. Leur visage et leurs coutumes sont différents, et j’ai du mal à saisir les détails fins de leurs expressions. De même, en photo, l’éclairage idéal pour une personne de peau blanche ou foncée ou noire est très différent.
    Bien sûr, ce qui compte, c’est la personnalité d’une personne. Mais, pour communiquer, nous observons les mimiques et expressions, nous lisons sur les visages. Et je ne suis pas très doué pour cette lecture… Et je pense que, plus on fréquente des gens différents, plus on est apte à aller au-delà de l’enveloppe corporelle.
    Et puis, quelqu’une m’a dit que les africains ont la peau très douce…
    Et, effectivement, je pense que je serais autant embarrassé “devant un homme roux aux yeux verts, à la peau laiteuse avec taches de rousseur », parce que j’en fréquente peu et qu’il faut du temps pour associer les expressions du visage avec ce que l’on comprend des émotions de l’interlocuteur.
    Sourire ! Oui ! Bien sûr !

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