Vacances en Suisse

Je reviens de passer presque six jours en Suisse, dans le Valais, au nord de Chamonix. Ils y parlent français, avec une pointe d’accent et quelques expressions étonnantes, comme ce « tout soudain » qui veut dire « tout de suite ». Le Rhône passe au milieu de la vallée, entourée de hautes montagnes. Le village, Ovronnaz, est à 1300 mètres d’altitude, entre Sion et Martigny, bien exposé au sud, avec quelques pistes de ski et une petite station thermale. Le village n’était il y a peu qu’un hameau, voire simplement la réunion des chalets des bergers gardant les vaches (Hénain, Blanche) à l’estive. La vallée et ses coteaux sont totalement consacrés à l’agriculture : arbres fruitiers et cultures vivrières au fond de la vallée, et la vigne sur les coteaux, sur TOUS les coteaux ! avec des pentes incroyables, et jusqu’à 800 mètres d’altitude pour les vignes exposées plein sud.
Il n’a pas fait beau… hélas. Sauf une demi-journée et le jour du départ, snifffff. Dépaysement incomplet, mais accueil dans une famille amie. Finalement, je n’ai pas fait beaucoup de choses et le temps était très frais et humide, mais qu’importe, tellement il m’était doux d’être accueilli et de passer ces jours en tranquilles discussions, sans PC ni téléphone (incompatibilité d’humeur entre ma carte SIM et SwissCom, et prix exorbitant des forfaits internet en Suisse). Piscine thermale et sauna, beau musée à Martigny, lac perdu après une route effrayante de vertige, visite du lac à Montreux, courses à Sion, « Grey’s anatomy » saison 2. Je voulais prendre des photos… mais la pluie et le brouillard et la brouillasse n’y sont guère favorables, sauf si le soleil fait se lever la brume matinale, ce qui n’a guère été le cas. J’étais prêt à faire de grandes balades en montagne… mais je n’étais pas en manque et, aujourd’hui, j’ai même volontairement manquer mon RV montagnard avec cette si belle journée d’août. Non, ces jours me furent délicieux d’être simplement là à partager le temps, lent et tranquille, de personnes agréables et accueillantes, en semi-vacances, malgré leurs soucis… Je les remercie pour leur gentillesse. Et, retrouvant ma solitude, ces moments simples me manquent. Une famille me manque… encore et toujours. Des liens amicaux avec des personnes proches, aussi… Une vie plus lente et plus simple, aussi, sans doute. Une petite maison au calme avec un petit jardin et un ou deux arbres, aussi… Bref, un bonheur simple.

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2 Réponses to “Vacances en Suisse”

  1. prinsessan Fluflu Says:

     » Ils y parlent français, avec une pointe d’accent  »

    Et oui, tout comme vous !.. 😉 puisque nous avons TOUS un accent mais que seul les AUTRES peuvent entendre !
    Accent bordelais, marseillais, parisien, belge, québécois etc…
    C’est ce qui fait le charme de notre communauté francophone. Et c’est la même chose dans tous les pays.

    Vous dites » une famille me manque… » et vous émettez un voeu….
    « Une petite maison au calme avec un petit jardin et un ou deux arbres, aussi… Bref, un bonheur simple. »
    Je ne pense pas que cela soit si difficile! Il faut juste que votre coeur soit prêt à accueillir une nouvelle femme !
    Pour toute la démarche à suivre, je vous fais confiance !…
    Mais commencez par donner une adresse Email, ainsi vous allez peut être vous faire une amie.
    Et cette amie, avec le temps, peut devenir la femme dont vous rêvez !
    Une de vos lectrice en France… mais surtout sortez !
    bonne chance 🙂

    • trex58 Says:

      La phrase : « avec une pointe d’accent » voulait simplement dire qu’ils n’ont qu’un très léger accent par rapport à celui qu’on attribue souvent aux Suisses francophones. Si j’ai bien compris, un autre canton suisse francophone a un accent bien plus prononcé, celui que j’arrive assez bien à imiter.
      Quant à l’accent, ayant vécu en Auvergne, dans le midi, à Paris, et dans les Alpes, j’ai été servi ! au point que les gens ont du mal à trouver d’où je viens…

      Ne vous inquiétez pas tant ! Je sors, je donne mon adresse email, je discute avec … plusieurs femmes, dont je me fais des amies, voire parfois des amantes. Mais c’est souvent comme dans la chanson des « Rita Mitsouko » : « Les histoires d’amour finissent mal, en général » : A aime B, qui aime C, qui aime A et D, qui n’aime personne, etc. Bref, la réciprocité n’est pas évidente… Et le temps qui passe et nous rapproche de la retraite est une épée de Damoclès qui crée des tensions : je suis trop pressé… Et il faut du temps pour créer une amitié…

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