Montagne

Aujourd’hui, je suis allé marcher en montagne. Je suis parti un peu tard… et le temps n’était pas très encourageant : frais, vent du nord à 20 km/h, des nuages.
Je suis allé en Chartreuse, encore… De toute façon, je fais toujours les trois mêmes balades, avec quelques variantes. Pourquoi ? Parce qu’elles sont près, belles, longues, dans les arbres, les alpages, la forêt claire ou la pelouse, avec l’isolement, des points de vue, un côté sauvage, et … que j’en bave. Cette année, je vais marcher en montagne pour maigrir : avec la chaleur, 5-6 heures de marche à fond avec un bon dénivelée, en mangeant peu dans la journée, c’est efficace ! Pour maigrir, me re-muscler, soigner mon dos, me vider la tête, me vider de la semaine de boulot…

Aujourd’hui : Col de la Charmette, Col de la Petite Vache, l’alpage du Nord au Sud, avec la découverte du (petit) sommet qui domine Grenoble. Long, mais facile, avec au maximum 900m de dénivelée.
Il faisait frais… voire froid. J’avais mis trois couches !

Des mouflons au début de la balade, sept, dans la pente au-dessus de moi. Puis une douzaine de chamois dans un pierrier sous le sommet. Et une marmotte. Heureusement que des marcheurs m’avaient indiqué les mouflons et les chamois, sinon je ne les aurais pas vus ! Et deux faucons crécerelle, qui ont pour habitude de faire du sur-place au-dessus de la pelouse, à la recherche d’une proie. Déjà, c’est impressionnant de les voir rester en l’air, sans bouger de leur point d’observation, en battant des ailes. Mais, avec le vent qui soufflait, il leur suffisait de changer l’orientation de leurs ailes, sans les battre, pour rester en vol stationnaire. Magnifique !

Menu : Thon en (petite) boîte, pain bio délicieux, 6 carrés de chocolats, et pas mal de cerises ! J’adore croquer les cerises et sentir gicler dans ma bouche leur jus ! C’est un régal couché dans l’herbe et sous le soleil !

Pourquoi j’aime ainsi marcher en montagne, seul ? À plusieurs, ce serait mieux… Il faudra que j’organise une sortie OVS ! Mais, seul, je suis libre. Libre d’aller à ma vitesse, de choisir mon trajet. Et, seul, je peux me vider la tête, calmer mes pensées, en surveillant mes pas ; surtout en descente, où le pas est plus rapide et le risque plus grand de glisser et de tomber : toute mon attention est focalisée à choisir l’endroit où je place mes pieds. Un genre de méditation…

J’ai réussi à m’allonger, à ne pas redescendre rapidement tout de suite, à observer l’ombre des nuages qui venait vers moi en parcourant l’alpage, à suivre des yeux le faucon, attendant de le voir plonger. L’herbe était humide et, sous le soleil, l’humidité qui s’en échappait couvrait mes lunettes de buée, avec une forte odeur de terre qui s’échappait aussi. Il y a toujours des choses à faire chez soi… mais il est bon aussi de « lâcher-prise », de traîner, de laisser filer le temps, de regarder le temps passer sans rien en faire, de se sentir vivant, en forme, fatigué, et de jouir d’être là, tout simplement.

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