Archive for juin 2010

Foot

2010/06/22

Comment voulez-vous qu’une équipe pétille avec un sélectionneur qui ne sourit jamais ?

De toute façon, je me foot des fous.

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Diesel

2010/06/22

Diesel, c’est le nom d’un parfum.

Deux questions me taraudent !
– comment peut-on avoir l’idée débile de donner à un parfum un nom qui pue ?
– il n’y a que les conducteurs de voitures à moteur Diesel qui ont le droit de se le foutre sur la gueule ? Tant mieux, je roule à l’essence…

Copie conforme

2010/06/20

« We all gonna die. So what ? »
« Si on avait un peu plus d’indulgence pour les faiblesses des autres, on serait moins seul. »

Je n’ai pas tout compris de ce qui se passe dans ce film. Mais bon sang que Juliette Binoche joue bien ! Et ces sourires… Tout ce qui apparaît sur son visage, sur ses lèvres, sa bouche… sans rouge-à-lèvres. Lorsqu’elle s’en met, je n’arrive plus à lire sur ses lèvres… Et elle donne envie… de la toucher.

Quel est ce jeu ? Qui fait semblant ?
Va-t-il partir ?
Vont-ils faire l’amour ?
Quelle importance… ils sont là, il fait beau, ils sont deux, ils sont libres de traîner.
Bizarre…

Apparemment, je ne suis pas le seul à me poser des questions… Mais, finalement, ne vaut-il pas mieux un film qui interroge et laisse perplexe, mais après avoir donné à voir deux êtres qui errent dans ce moment improbable de jeu autour d’une imposture complice à deux, plutôt qu’un film qui se referme clair comme une eau de montagne ? Il faut de tout pour faire un monde….

De l’illusion de l’amour à 25 ans aux désillusions des 40 ans…

La vie avance, à petits pas. À un moment, on se retourne, et on est surpris de voir tout ce chemin parcouru, et de voir combien tout a changé, combien tout est précaire, fragile, incertain, changeant… Il est douloureux de comprendre ce que cette vie est : rien, juste un voyage, juste une échappée du néant pour y revenir aussitôt. Que l’on voyage, que l’on reste dans son village, qu’on s’instruise, qu’on s’active, qu’on fainéante, … rien ne sert à rien : le voyage se termine toujours de la même façon. Alors, autant s’amuser, tant que le jeu est plaisant. Jouons, faisons semblant, trichons, moquons-nous des règles, pour le plaisir d’être, vraiment, conscient de cette vie, qui passe.
« Dites ces mots : ma vie. Et retenez vos larmes ». Décidément, cette phrase d’Aragon ne me quitte pas. Mais, pleurer, c’est toujours la vie ! Alors, rions-en !

Renouveau & Fraternité

2010/06/20

Des « Etats Généraux du Renouveau : inventer une société de Fraternité » ont été organisés sur 2 jours et 1/2 à Grenoble par le journal Libération. Mais je ne l’ai appris qu’hier… et je n’y suis donc allé que ce matin, pour écouter deux débats consacrés à la Fraternité, avec Edgar Morin : « La Fraternité comme nouvelle démarche de civilisation » et « Fraternité, l’oublié du triptyque républicain ». Intéressant.

Difficile de faire un compte-rendu… mais j’ai apprécié ce qu’ont dit les deux philosophes invités au premier débat : Gérard Guieze et Jean-Baptiste de Foucauld. Quant aux deux autres : JL Sanchez et G. Collomb, j’ai moins apprécié… Si Monsieur Collomb, maire de Lyon, a une vision intéressante pour rendre la ville plus attractive afin de retenir ses habitants qui la fuient le WE, il a une vision utopiste de la réalité sociale… Il impose des montées locatives dans des ensembles en copropriété… C’est quand même bizarre que, au XXIème siècle, les décideurs n’aient toujours pas compris que la ségrégation que l’on constate entre zones d’habitation « pauvre » ou « riche » n’est pas que le fait d’une politique d’aménagement du territoire : même dans une population à peu près « cohérente », certains ont le désir d’aller vivre ailleurs pour fuir certaines choses qui ne leur plaisent pas. Bref, imposer la mixité sociale ne dure qu’un temps : 10 ou 20 ans après, les déménagements ont tout bouleversé et chacun a essayé de rejoindre un lieu ou une ambiance où il se sent bien, ou mieux. Certains aiment les montées tranquilles et propres… Et le non-respect des autres est hélas un défaut très bien partagé… quelle que soit l’origine ethnique. Bref, imposer la mixité sociale, c’est nier la réalité de la nature humaine : qui se ressemble s’assemble. Cela a toujours été le cas…

Sinon, pour Monsieur Morin, j’ai apprécié une partie de ses déclarations mais… il a tendance à laisser un peu trop parler sa part d’homme de gauche et à étouffer parfois le philosophe… Bref, parfois il tombe dans l’utopie. Il s’est plaint aussi de la spécialisation actuelle des métiers : il me semble qu’il oublie que, pendant des millénaires, le fils reprenait le métier de son père et que les artisans se regroupaient par métier dans les quartiers de la ville : rien de nouveau. Quant à la Fraternité, même s’il y a eu quelques essais pour la définir, ce n’est toujours pas très clair… J’ai l’impression que, pour certains mots, chacun a sa propre définition informulée (et donc floue) et ne se rend pas compte qu’il ne parle pas de la même chose que l’autre. « Fraternité », du latin frater : frère. Déjà, c’est très masculin comme idée… Et, effectivement, aucune femme comme orateur pour ces 2 débats… et une femme s’est plainte de ce mot trop masculin. Et d’ailleurs, M. Morin a exprimé l’idée que la fraternité ne peut exister que s’il y a une « maternité » commune… Bon, la fraternité est une idée complexe, M. Morin a dit des choses très intéressantes sur elle, qu’elle ne peut pas être imposée par des lois, qu’elle est un complément aux deux premiers mots : Liberté, Egalité, et que les hommes ne peuvent pas vivre seuls et isolés. Et je n’ai pas forcément apprécié tous les exemples de M. Morin, où la fraternité lie des gens pour sauver la patrie (dont il pas mal parlé) : c’est bizarre, d’un homme de gauche, d’évoquer des idées qui font penser au nationalisme… Comme il est bizarre qu’il ait tant parlé de Jésus… Certes, c’était pour exprimer l’idée (vraie) que l’invention de Jésus a révolutionné le monde romain et que notre monde occidental moderne est né de cette invention ; mais, bon, il aurait pu dire aussi dans quel merdier cette idée s’est enfoncée… D’ailleurs, il en parlait comme si Jésus avait vraiment existé… Décevant le petit père Morin… Il a aussi parlé de « bienveillance », idée confucéenne… Il a parlé de beaucoup de choses… et il est bien difficile d’en faire une synthèse. Quelques bribes me reviennent.

Enfin, pour un colloque consacré au « Renouveau », je trouve bizarre qu’ils aient si peu parlé de … la jeunesse. En effet, si les gens qui étaient au colloque essayent de changer les choses, ce sont des gens qui ont souvent plus de 40 ans, voire plus de 60. Or, le renouveau va venir de la jeunesse, mal représentée à ce colloque… Jeunesse qui se fout probablement de la « fraternité » et qui a sûrement une idée bien vague de ce que cela veut dire, à part les apéros géants. Et qui dit « jeunesse » dit : « éducation ». Comme le disait M. Morin sur l’importance de savoir « penser » et qui avait des idées sur l’éducation à donner à nos enfants, je trouve important que les jeunes (bien avant le BAC de philo !!) aient l’occasion de se poser des questions sur le sens des mots importants : solidarité, générosité, fraternité, amitié, et leurs contraires : bien comprendre tout ce qui se cache derrière ces mots, c’est la meilleure éducation civique possible… Et, comme semblait le dire une femme dans l’assistance, la fraternité concerne les hommes… quasi-exclusivement, non ? Enfin, dans les pays pauvres, le renouveau est passé par l’éducation des filles !

Mais, bon, globalement, même si je n’ai assisté qu’à deux débats, il m’a semblé qu’une partie du public était venu plus pour exposer ou conforter ses idées (de gauche, genre : « ne touchez pas à la retraite à 60 ans ») que pour les analyser… Bref, quand on est dans l’action, on en oublie de vérifier si les idées qui nous poussent sont toujours d’actualité. Ou bien, quand on « croit » en une idée, on se fout de savoir si elle est vraie ou pas, voire même on ne supporte pas la critique. Croyance… Mais, bon, c’est bien naturel et classique : on s’engage dans une voie par hasard souvent et … on oublie de revenir analyser les fondamentaux de ce qui base notre vision du monde : le monde a changé et nos idées ne sont plus approprié : tout est précaire…

Réchauffement climatique

2010/06/20

Dimanche 20 juillet 2010, veille de l’été, 14h48. Il fait 13° sur ma terrasse orientée plein sud, abritée du vent du nord qui souffle sur Grenoble. Presqu’un temps de novembre… D’ailleurs, ce matin à 8h30 (6° la nuit…), je me suis habillé comme pour un jour de novembre : jean épais, pull, veste de cuir, écharpe, gants… Pourtant, aussi étrange que cela puisse paraître, cela me semble bien être une conséquence du réchauffement climatique : plus de chaleur (même moins d’1° Celsius), cela veut dire : plus d’énergie, donc plus de variabilité pour nos régions « tempérées » : un coup ça souffle (fort) du nord, un coup ça souffle (fort) du sud. Bref : « y’a plus de saison, m’sieur-dames », et les scientifiques constatent l’impact sur la Nature.

Heureusement, les cerises ont eu le temps de pousser ! J’adore les cerises !

Sourire et beauté

2010/06/19

Les orchidées ne montrent toute leur beauté qu’une fois épanouies. Et le sourire et la gaieté intérieure donnent la vraie beauté. Lire « Philosophie Magazine » de juin : « Qu’est-ce qu’être beau ? ». Pour moi, c’est regarder le monde « avec conscience » : lucide sur l’impermanence de toute chose et surtout de soi-même, s’accepter, toujours désireux d’apprendre et de découvrir, déterminé à comprendre ce que l’on aime de la vie et à faire ce qu’il faut pour l’obtenir, et avec optimisme et gaieté malgré tout ce que la vie nous réserve de mauvaises surprises et de souffrance. Le sourire face à la vie est la plus belle chose qui soit. Surtout venant d’une belle personne ! 😉

Tomber du ciel…

2010/06/13

Mon fils a fait son premier vol en avion et son premier saut en parachute. Waowww ! Et avec le sourire ! Bon, sauf au moment où le moniteur s’assied au bord du vide… Mais, sinon, belle prestation face à … la chute vertigineuse de 4000 mètres. La plus effrayée était sa soeur, qui lui avait fait le cadeau de ce saut, à Noël passé. Quant à moi, je pensais avec décontraction à mon ami d’enfance mort à son 1004ème saut. Bon, il était militaire et il faisait du surf et d’autres pirouettes dangereuses… 3 orphelins.

Desiree Dolron

2010/06/05

Belle

Desiree Dolron : Photos ou peintures à l’huile ?
L’une de ses photos illustre la couverture de « Philosophie Magazine » : « Qu’est-ce qu’être beau ? »

Belle

40 heures

2010/06/04

40 heures, c’est le temps que j’ai travaillé cette semaine, et la précédente… mais en 4 jours à chaque fois… Et la semaine d’avant encore, c’était 5 jours et 50 heures bien sûr. Je commence à en avoir marre de gâcher ce printemps en restant enfermé alors qu’il fait si beau dehors…
Bon, je fais une pause pour les billets… car je suis crevé.