La vie et la mort

Rien n’a plus d’importance que ce que l’on va perdre incessamment.
Et rien n’a moins de valeur que ce qui semble infini.

Ainsi en va-t-il de la vie… et des secondes de vie qui s’égrènent…

Une longue vie, ce ne sont jamais qu’environ 3 milliards 155 millions et 760 mille secondes… C’est beaucoup, mais c’est un nombre fini, et c’est donc bien peu. Combien en ai-je perdues en écrivant ce billet ? D’ailleurs, en écrivant ici, est-ce que je perds mon temps ou est-ce que je donne plus de valeur à ces secondes évaporées ? Et, vous qui lisez ces mots, avez-vous perdu votre temps ou avez-vous pris conscience que le sablier de votre vie se vide et qu’il y a des choses plus importantes à faire peut-être que de rester encore et encore devant l’écran de votre PC ? Comme être avec vos proches et leur sourire.
(Et voilà que je conseille à mes rares lecteurs d’aller voir ailleurs si le bonheur n’y est pas plutôt ! 😉 )

Alors, comme Aragon, disons : « Chausser des bottes de sept lieues – En se disant que rien ne presse ».

Ou, comme cet autre philosophe, disons : « …, aujourd’hui un peu plus mort qu’hier et bien moins que demain… ».

Hier – Aujourd’hui – Demain : tout un programme…

Justement, j’ai mon pain à aller acheter. Rien de tel qu’un estomac vide pour reprendre pied dans la réalité !

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4 Réponses to “La vie et la mort”

  1. Une femme libre Says:

    C’est vrai qu’il faut quitter l’ordi pour vivre sa vraie vie. Mais parfois les amis de l’ordi en viennent à faire partie de la vraie vie. Qu’est-ce que la vraie vie, tiens ? Les humains ont besoin de contacts, réels de préférence, mais les contacts virtuels ne le sont-ils pas réels, si on considère que ce sont deux personnes vivantes, souffrantes, aimantes, heureuses qui s’écrivent et se rejoignent à travers leurs mots et leurs maux (bon, celle-là, elle était facile!).

  2. trex58 Says:

    Nous sommes à la fois des animaux (des primates évolués habitués depuis fort longtemps à vivre en communauté) et … des êtres de langage avec une vie intérieure complexe et riche.

    En tant que primates, nous avons besoin de la proximité de nos semblables et du contact physique avec eux. Mais, en tant qu’Homme, il nous est difficile de dire, face à l’autre, ce que nous sommes, de nous confier, de nous livrer à lui. Car, dans le face à face physique, il doit y avoir un dialogue, un échange équilibré. Or chacun a envie, à un moment donné, de parler de certaines choses, souvent différentes de ce dont veut parler l’autre ; difficile alors d’être toujours en phase avec l’autre. Et puis, la présence de l’autre, son regard et son oreille directs sur nos mots, nous intimide : nous cherchons tout de suite à lire l’effet de nos paroles sur notre interlocuteur : nous sommes inhibés par la présence de l’autre, par la prise de conscience immédiate de l’audace que nous avons eu d’aller si loin. Enfin, parfois, on se laisse aller…

    Dans l’écriture, dans la solitude de l’écriture, mais dans la perspective d’être lu, et avec le courage de la sincérité et de l’impudeur, nous pouvons nous livrer entièrement à l’autre : non pas notre corps, mais nos pensées, nos peurs, nos désirs, nos espoirs : dire ce que nous sommes, véritablement.

    Oui, nous sommes (tous) des personnes souffrantes, aimantes, heureuses ou malheureuses. Et nous sommes heureux, par l’intermédiaire de nos mots qui voyagent d’un continent à l’autre ou – parfois – d’un appartement à celui de la voisine !, de dire des choses que nous n’oserions pas dire devant l’autre.

    Mais, pour se faire de vrais amis, il faut faire des choses ensemble. Dire, ce n’est pas faire. C’est dans l’action que l’on voit vraiment l’autre, non pas ce qu’il essaye d’être, mais ce qu’il est vraiment, ce que la somme de ses désirs, volontés, inhibitions, peurs, faiblesses, courages, etc… font de lui. Nous sommes ce que nous faisons, bien plus que ce que nous disons ou écrivons. Mais la pensée, l’écriture, la parole précèdent l’action, non ?

    Qu’est-ce que la vraie vie ? Belle question !! À laquelle je ne sais par répondre…
    Mais, peut-être bien y-a-t-il différentes sortent d’amitié. Celle, dite virtuelle, que créent les échanges d’emails entre personnes qui ne se verront sans doute jamais a bien un antécédent entre ces personnes qui s’écrivaient sans jamais se voir.

  3. Une femme libre Says:

    Je pense qu’il ne faut pas comparer. Faire l’amour avec son corps est irremplaçable, on est bien d’accord là-dessus. Mais se confier virtuellement à quelqu’un est valable aussi. C’est autre chose. Et si ça fait du bien, c’est bon. Si ça empêche de se trouver quelqu’un pour faire l’amour, là, ça devient malsain. Tout est dans le dosage.

  4. trex58 Says:

    Tu parles de 2 choses : faire l’amour, et avoir un confident. Et l’Amour ? 😉

    Oui, tout est toujours dans le dosage… Et, pour bien doser, il faut avoir conscience des extrêmes et de leurs danger. Bref, pour bien agir, il faut peut-être bien avoir une vision claire des conséquences de ce qu’on fait… Le « juste milieu » du bouddhisme… et de plein d’autres sagesse !

    Sur ce, je vais me coucher !

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