Archive for mai 2010

Kant et son Kangourou

2010/05/30

Kant et son Kangourou sont sur un bateau.
Kant tombe à l’eau. Qui reste-t-il ?

Pour connaître la réponse éminemment profonde et subtile à cette question fortement philosophique… il vous faudra lire le formidable petit livre : « Kant et son Kangourou franchissent les portes du Paradis », de Thomas Cathcart et Daniel Klein. J’avais déjà lu et beaucoup aimé « Platon et son ornithorynque rentrent dans un bar » des deux mêmes zigottos. Dans ce premier livre, ils parcouraient le champ de la philosophie en l’illustrant de blagues, faisant ainsi un livre de « philo-blague » où Woody Allen et Pierre Desproges ont le même statut de philosophe qu’un rigolo comme Wittgenstein. Mais, de ce premier opus, j’avais surtout apprécié les blagues, souvent fines, et dont j’avais appris quelques perles pour épater la galerie.

Dans ce deuxième opus, les deux compagnons se lâchent, et j’ai beaucoup plus ri de leur texte que des blagues qui l’accompagnent. Car le sujet de ce 2ème opus porte véritablement à rire, car que faire, sinon rire, face à la Camarde, la Faucheuse, la Mort. Oui, le sujet unique et essentiel de ce livre formidable est : la Mort, qui nous attend tous, au coin du bois (bizarre comme image… les bois seraient plutôt ronds par essence, non ?). Car, en vérité, il n’y a que deux choses qui soient sûrement vraies sur Terre : les théorèmes mathématiques, et le fait que nous mourrons tous. Finalement, sur un sujet qui nous concerne tant et tous, je ne comprends pas qu’il n’y ait pas plus de livres ! Quant aux deux auteurs, s’ils ont mis tant d’ardeur à écrire ce livre, c’est parce que le sujet les concerne de près : ayant presque passé les 70 ans (139 ans à eux deux), diplômés tous deux de Harvard College en 1961, le premier théologien et le second créateur de blagues et de sketches, ils sont bien à même de sentir l’irréversibilité du temps qui passe et le goût désagréable que donne l’impression que le sablier de leur temps de vie est presque vide… Alors, dans ce livre, ils ne parlent pas que de la mort, ils parlent aussi de LEUR propre mort. Et ça les fait rigoler ! Et moi aussi ! Face à la mort, ayant fait le tour de tous les philosophes sérieux et moins sérieux, et en en ayant ridiculisé plusieurs qui – pourtant – sont étudiés par des centaines de milliers d’étudiants de par le monde, il n’y a qu’une seule réponse : en rire !!! En effet, pourquoi se préoccuper d’un état qui n’existe pas quand nous vivons et où nous n’existerons plus quand elle sera advenue ?!? je vous le demande bien ! D’ailleurs, ils parlent beaucoup de l’angoisse que beaucoup de gens ont en pensant à leur future mort… Je ne comprends pas bien, à moins que ce ne soit lié à leur environnement : une culture et un lectorat initial essentiellement américain, donc religieux connement jusqu’au bout du squelette. Moi, je n’angoisse pas de ma mort, comme le faisait Marc Twain. C’est plutôt les secondes ou minutes qui précéderont qui risquent d’être … pénibles, voire douloureuses. Mais, bon, un arrêt cardiaque en plein sommeil, cela ne me déplairait pas ! De tous les philosophes étudiés (et beaucoup ridiculisés), l’un des plus sérieux semble être Camus, avec sa question essentielle : face à la mort se pose la question du suicide. C’est vrai que, mourir par soi-même avant de mourir sans le vouloir, c’est une franche avancée !! Mais, bon, lorsque (vraiment !!!!) la vie ne vaut plus la peine d’être vécue parce qu’elle n’est plus que souffrances physiques et/où incapacité de ne rien faire de son corps (comme dans « Johnny got his gun ») ou de ses pensées, on peut effectivement y songer. Mais je trouve que des écrivains voire des philosophes célèbres ont craqué bien avant leur heure pour des raisons ridicules. Franchement, quand tout va mal, il y a encore de l’espoir ! 😉 Et félicitations à la traductrice ! qui a su transposer le texte américain dans notre belle langue !

Alors, pour illustrer rapidement le livre, deux citations de Heidegger :
– « Se rendre intelligible est le suicide de la philosophie » : ça donne envie de le lire !!!
– « Si je prends la mort dans ma vie, la reconnais et lui fais face droit dans les yeux, je me délivrerai moi-même de l’angoisse de la mort et de l’insignifiance de la vie – et seulement alors je serai libre de devenir moi-même. » : Ah ! Là, je l’aime mieux !
– Et puis, comme moi, il trouve qu’une vie éternelle serait insupportablement fade et insipide, chiante comme un match de foot de deuxième division. Mieux vaut une belle partie d’échec en blitz qu’une partie sans contrainte de temps… Le zeitnot est fondamental dans le sens de la vie : sans le bruit discret du sablier qui s’écoule, la vie a beaucoup moins de goût !

Sinon, pour finir, une blague :
Docteur : J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
Patient : Quelle est la bonne ?
Docteur : Les résultats de vos examens ont montré que vous n’avez plus que vingt-quatre heures à vivre.
Patient : C’est la bonne nouvelle ! Et la mauvaise ?
Docteur : J’ai oublié de vous téléphoner hier…

Publicités

Fête des Mères, suite

2010/05/30

J’ai une relation ambigüe avec ma mère.
D’abord, malgré sa profonde bêtise (qui s’accentue), je l’aime bien…
Elle a un problème au genou qui la handicape. Deux ans que je lui dis de voir un médecin. Si elle se soignait, je suis sûr que, avec le caractère qu’elle a…, elle pourra aller jusqu’à 100 ans sans trop de soucis. Sauf que je me dis aussi que je ne suis pas sûr de pouvoir supporter ses coups de fils tous les deux jours, à me répéter toujours les mêmes bêtises…, voire deux fois pendant le même appel…, pendant encore 14 ans.
Alors, j’hésite entre la pousser à aller voir un médecin ou aller la voir pour la pousser dans l’escalier… J’hésite…

(c’est de l’humour !!!!)

Fête des Mères

2010/05/30

Sympa, la fête des Mères ! Il pleut… Et, pour mes enfants, cela fait pratiquement exactement 4 ans jours pour jours que leur mère a appris qu’elle était malade, condamnée.
Hummm Mon moral n’est pas au plus haut aujourd’hui… surtout après la lecture de la BD « L’écharde », qui parle de secrets de famille. Une BD triste, mais profonde et belle, sur fond de souffrances humaines liées à la Rafle du Vel d’Hiv… Et cela m’a donné l’envie d’écrire un peu tout ce que je sais sur les souffrances et les secrets qu’ont vécus leurs grands-parents… De quoi écrire un livre pour faire pleurer dans les chaumières ! mais pas forcément beaucoup plus que ce que d’autres familles ont subi… même s’ils n’en parlent pas. Le malheur souvent, comme le bonheur, se cache et ne se voit pas…

Dali

Viole de gambe

2010/05/30

La viole de game, …. c’est austère. Mais c’est beau. Ca vibre bien et cela semble venir des tripes. J’aimais bien avant. Un peu moins depuis quelque temps et depuis mon envie pour d’autres musiques que la musique classique et pour la voix. Mais c’était un bon moment. Surtout que, déjà qu’une viole de gambe ce n’est pas très bruyant, en plus il n’y avait qu’une seule instrumentiste : Marianne Muller ; alors c’était bon pour mes pauvres oreilles. Programme : Tobias Hume, Bruno Giner, Monsieur de Sainte Colombe, et Marin Marais.
Un bon moment, sauf qu’il y avait un couple de deux vieux connards au fond qui ont passé les 2/3 du programme à discuter doucement ensemble. Mais, même doucement, c’est insupportable… Il a fallu que, à la pause, j’aille leur dire d’arrêter.
Viole de gambe. Gambe, je pense que c’est comme : gambette, gambader. Bref, l’instrument est tenu entre les jambes et ne touche pas terre. C’est marrant. À éviter avec des jupes courtes… d’ailleurs elle portait une grande robe noire et longue (sur un pantalon). Quelques unes de ses élèves étaient venues, si j’ai bien compris.
Et le cadre (un vieux château d’Isère) était très agréable, avec un vieil et grand escalier où ma voix résonne bel et bien.

Vercors… encore : Corrençon

2010/05/26

Ca y est : le beau temps est (enfin) de retour. Ce lundi, par une belle journée, j’ai refait l’un de mes deux grands tours favoris, à 3/4h de Grenoble en voiture : Partir de Corrençon (dernier village du Nord Vercors avant le début du Parc) et monter au Pas d’Ernadan, en passant par la prairie d’Arbounousse. 5 heures 1/2 de marche. Mille mètres de dénivelée, il me semble… Un tour facile, mais toujours aussi beau, avec pas mal de névés encore, dans la forêt ou dans le dernier chemin vers le Pas.

Quelques rappels sur ce qu’il faut prendre avec soi en balade entre 1100 et 1700m, en fin mai. De bonnes chaussures ! Sans rire, 200 € la paire ça fait du 2€ la balade, pour 10 balades par an et pendant 10 ans. Trouver la bonne taille est fondamental… Et trouver des chaussettes doubles qui évitent les frottements. Un short solide. Des tee-shirts qui évacuent la transpiration, avec un de rechange. Un chapeau couvrant largement la tête. Des lunettes de soleil. De la crème solaire avant de partir (mains, visage, nuque). Des bâtons de marche ! indispensables pour marcher plus vite, grimper mieux, et être mieux assuré dans les chemins caillouteux ou difficiles. Une ou deux polaires dans le sac au cas où, et une veste imperméable et respirante. Deux litres d’eau en mai ; presque 3 en été pour une telle balade. Un bon sac-à-dos, léger et répartissant bien le poids. Avec : boussole, carte IGN, lampe de poche, cachets anti-douleur, sparadrap anti-ampoules, chaussettes de rechange, petites guêtres au printemps pour les névés, repas léger (et prévoir toujours un petit surplus, au cas où…). Alors, la veille : préparer le sac, vérifier le niveau d’essence, regarder la météo. Et se lever tôt le matin ! Car la première partie d’une balade (l’ascension) doit se faire AVANT de manger. Sinon, c’est pas possible… Je me souviens d’ailleurs avoir fait cette balade trop tard, une fois, et m’être engagé dans la montée raide (1h1/2) après manger, en plein cagnard de 2-3h, et assailli par les taons : l’horreur ! Enfin, ne pas hésiter à renoncer à ce qu’on a prévu de faire si l’on sent que le temps tourne à l’orage ou si l’on en a déjà plein les jambes : c’est lorsqu’on est fatigué qu’on se casse la figure.

La balade fait un large tour au début avec moins de 500m de dénivelée par la prairie d’Arbounousse : aucune vue, on se croit perdu au milieu des résineux maigrichons et des feuillus. Ensuite, on peut donc monter au Pas d’Ernadan, qui offre une vue sur les Alpes, par l’ouverture en V entre deux sommets. Et on peut monter facilement au sommet au sud.

Se garer au golf de Corrençon. Cette balade n’est pas compliquée… mais on croise pas mal de chemins et … rien n’est indiqué : ni la prairie, ni le Pas ; alors il faut prendre une carte IGN (du coin…). Descendre vers le sud comme pour prendre le GR, mais prendre à droite le premier chemin après le dernier trou du golf, au tout début donc. Le chemin monte doucement et serpente. À la « Fleur du Roy », repérer la fleur de lys sculptée à droite, et prendre le vieux chemin en face, au lieu du neuf à gauche. De toute façon, ils se rejoignent en haut. Ensuite, au prochain croisement, prendre le chemin vers le sud et marcher, marcher, marcher… À un moment donné, au bas d’une pente à droite, on trouve une autre fleur de lys. Le piège est que la bifurcation vers la prairie d’Arbounousse n’est pas indiquée : simplement, à un moment, le chemin reprend à l’ouest, voire un peu nord-ouest : vous avez dépassé la bifurcation, plein sud. Là, le chemin devient étroit, mais il suffit de le suivre. Peu à peu, le paysage s’ouvre plus et on arrive dans la grande prairie d’Arbounousse, avec une bergerie, après environ 2h de marche : une grande zone rase entourée de bois sur les collines autour. Au centre se trouve un grand bloc de calcaire : pratique pour se protéger du vent du Nord ou chercher l’ombre sous les sapins et couchés dans l’herbe. Si vous êtes en retard ou voulez juste faire le « petit » tour (4-5 h selon vos capacités), mangez ici. Sinon, prendre le GR qui se trouve à l’est et le suivre. Orienté Est au début, il passera peu à peu en Nord-Est puis Nord. Au bout d’une heure environ, arrivés à une petite prairie sur la gauche et une grande falaise sur la droite, vous vous trouvez à la cabane de Carette, qui ne se voit pas du chemin… Elle est à droite, vers l’Est. On peut s’y asseoir à l’ombre. La visite des 2 pièces est rapide ! Et attention aux orties ! Le chemin passe devant et monte vers l’Est, en longeant la falaise. Par moments, on se croirait dans un escalier… Le chemin louvoie, puis passe au Sud-Est, donc exposé en plein cagnard, et sous une petite falaise bien chauffée par le soleil : cette 1/2 heure de montée est à faire avant 1h de l’aprèm, sinon… Et c’est raide ! Arrivés en haut, il y a une zone en creux, avec des traces d’autres cabanes en pierre ; mais, lorsque la saison est bien avancée, les plantes cachent tout. Le chemin du retour est à gauche, au nord. Et le Pas est en face. On y grimpe facilement : c’est direct. Chercher les marmottes ! En haut, on devine à l’ouest en-dessous la prairie d’Arbounousse et, si le temps est magnifique, on peut voir le Mont Mézenc, dans le Massif Central : facile à reconnaître : 2 pointes avec un pont entre les deux, la plus haute au sud il me semble. Au Pas, on devine un chemin qui vient de la verte et lointaine vallée dessous : il me semblait que ce chemin était bien trop raide pour être pratiqué… mais j’ai vu un jour 2 marcheurs surgir de nulle part. En plus, le chemin passe par un trou dans le calcaire : une fois, j’ai même vu un choucard (sorte de corneille des montagnes au bec jaune, très peu peureux) plonger – les ailes repliées – dans le courant d’air ascendant passant par le trou et … resurgir de l’autre côté ! Depuis le Pas, on peut monter facilement au sommet au sud, qui culmine à presque 2000m. Facile, mais un peu raide, et puis on croit être arrivé deux fois… avant d’arriver au vrai sommet, où une magnifique pelouse orientée plein ouest attend le courageux pour le récompenser. Il me semble qu’on voit le Mont Blanc au loin, derrière les Alpes. En tout cas, belle vue sur Belledone et le Taillefer, et les Ecrins je crois. Ne pas s’approcher… car l’abime fait bien… 500m de paroi verticale. À l’automne, dans un jour calme, on peut entendre passer en sifflant les martinets, à pleine vitesse. Retour par le même chemin jusqu’au creux. 1h de montée et 1/2h de descente environ. Ensuite, on rentre sur Corrençon par un magnifique chemin qui serpente dans la forêt au début avant d’avancer presque tout droit jusqu’aux trous du golf, à l’est du GR donc. Une longe heure et demie de descente : les jambes déjà bien fatiguées, on languit d’arriver, et le chemin du retour semble/est très long…

Voilà, avec une pause pour manger et profiter du paysage, cela fait au moins 6h1/2 de marche et 8h passées en montagne. Parti tôt, et rentré tôt. Car le temps change souvent là-haut et l’orage arrive en fin d’aprèm, vers 5-6h souvent. Et soit vous partez à plusieurs, soit vous ne vous engagez dans le chemin du pas d’Arnadan que s’il fait beau, histoire d’être sûr d’être secouru en cas de chute.

Lundi, je ne suis pas allé au sommet… Un peu dur pour la 2ème balade de l’année, surtout avec ces névés un peu partout. Mais il faisait un temps splendide ! Et aujourd’hui je n’ai presque plus mal aux jambes ! 😉
Sinon, rien de tel que de marcher ainsi pour se vider la tête… Seul on va plus vite, mais à plusieurs c’est bien plus agréable.

Bonne balade !

Prêtres pédophiles

2010/05/24

On a beaucoup parlé ces temps-ci des scandales de prêtres pédophiles et de l’attitude ignoble de l’Eglise Catholique et du Pape. Mais on a bien peu parlé des raisons de cette pédophilie…

Y-a-t-il un gène de la pédophilie ? Non, bien sûr.
Mais, lorsqu’un enfant a souffert de pédophilie, il a tendance à reproduire ce qu’il a subi… Donc, peut-être que les prêtres qui ont « joué » avec des enfants ont-ils eu un tel lourd et douloureux passé. Mais, alors, pouvaient-ils devenir prêtres ? Pouvaient-ils être acceptés à la prêtrise, et donc être en contact avec des enfants, s’ils avaient eux-mêmes souffert d’attouchements ou de viols dans leur enfance ? Maintenant qu’on sait qu’il y a « transmission » de ces tristes pratiques, la réponse est : non, à moins qu’ils se soient fait soigner. Mais, bon, les prêtres suivent-ils une psychothérapie ? Je crains que non puisque Freud est en enfer. Mais, en poursuivant sur ces voies, on peut aussi se dire que beaucoup d’hommes ont la vocation pour devenir prêtre peut-être parce qu’ils ont souffert dans leur enfance et que, en intégrant l’Eglise, ils ont l’opportunité de faire le bien, ou – peut-être – de fuir les souvenirs pénibles de leur enfance, ou de trouver un « cadre » les aidant à avoir une vie droite… Ce qui voudrait donc dire que nombre de prêtres peut-être ont enseveli au fond d’eux des souffrances qui finissent par ressortir, parce que non soignées…

Enfin, dernière hypothèse, je suppose qu’un prêtre, c’est comme un homme normal : ça bande le matin. Beaucoup de gens pensent que cette « bandaison » est due à des pensées érotiques. Que nenni ! J’ai plutôt l’impression que notre cerveau fait le tour de notre corps et met « en branle » (c’est le cas de le dire !) chacune de ses fonctionnalités pour vérifier que tout marche bien. Et rappelons-nous que l’érection est simplement due à la libération de certaines hormones qui bloquent (temporairement) le sang dans la verge (et je me souviens d’une éjaculation nocturne d’adolescence alors que je rêvais simplement être dans une voiture qui roulait vite… mais c’est un autre sujet !). Bref, ces prêtres qui – à leur grande honte et surprise, et sans aucune connaissance du fonctionnement de leur corps sexué – voient leur sexe s’ériger risquent bien d’en souffrir et d’en être troublés… et se mettre – à force – à regarder d’un oeil neuf l’enfant de coeur qui passe dans son église… Juste une hypothèse.

Mais, enfin, il serait bon de comprendre la cause de tant de vocations de prêtres à la pédophilie. Aimez-vous les uns les autres, certes… Sans rire, pour éviter que cela recommence, il faudrait comprendre par quels mécanismes ces hommes en sont venus à faire le mal alors que leur métier est (théoriquement) de faire le bien par l’amour…

Il y a des gens qui disent : « moins il y aura de prêtres, moins il y aura de pédophiles ». Moi je dirais plutôt : « Quand les prêtres auront le droit de se marier et de mener une vie d’homme normale (c’est-à-dire : aimer une femme et la faire jouir chaque semaine, et avoir et aimer des enfants), il y aura moins de prêtres pédophiles ». Mais, bon, c’est pas demain que le Pape va leur permettre de se marier ! Il devrait car, il y a 8-9 siècles, les hommes d’Eglise pouvaient se marier. Alors, au lieu de nous faire chier avec leur retour à la messe en Latin (et pourquoi pas en Araméen ?), ils feraient mieux de revenir aux saines pratiques d’avant. En plus, comme cela, ils contribueraient eux-aussi au : « croissez et multipliez » ! Alors, peut-être verrait-on un jour un pape succéder à son père ?! 😉

Mais, bon, personnellement, on démolirait toutes les églises que je ne pleurerais pas… à condition que ne pousse pas une autre mauvaise herbe encore plus tenace et envahissante que la précédente…

P.S. Les commentaires reçus, indiquant qu’il y aurait aussi beaucoup de pédophiles chez les pasteurs protestants (qui se marient), m’amènent à penser que le mariage des prêtres ne permettra peut-être pas une diminution importante des prêtres pédophiles, surtout si l’origine de leur « tendance » vient d’une enfance martyrisée et qu’ils reproduisent ce qui leur a été « transmis ». Mais, alors, cela veut dire que croire en Dieu, avoir reçu une longue formation religieuse, et vouloir donner aux autres de l’amour ne suffit pas à se guérir des traumatismes subis pendant l’enfance… Bref, il ne suffit pas de punir les prêtres pédophiles : il faut aussi comprendre pourquoi ces hommes le sont quand même devenus…

Nique

2010/05/23

Marrants les mots !

Faire la nique.
Pique-niquer.
Niquer.

« Faire la nique » : Faire un geste de moquerie, de mépris.

« Pique-niquer » : Organiser un repas où chacun amène sa contribution.

« Niquer » : Abréviation du verbe forniquer, qui vient du latin fornix (voûte), et qui nous dit que le plus proche collègue de la prostituée est le boulanger… pas à cause des miches, mais parce que tous deux travaillaient sous une voûte au temps des Romains ! Il paraît aussi que, dans l’arabe populaire : نك nik = « faire l’amour » et : نكاح nikāḥ = « coït ».

La chasse est ouverte

2010/05/23

Avec les femmes, la chasse est toujours ouverte.

Quelle chasse ?

La chasse aux poils ! bien sûr !

Mais je ne comprends pas pourquoi… Oui, je ne comprends pas cette phobie, voir une haine, qu’ont les femmes envers les poils. Pour LEURS poils, en fait. Car les poils des hommes, sur le torse, sur les jambes, voire même sur les épaules, et sur le visage bien sûr, elles aiment bien je crois. Cela doit leur rappeler le temps où nous étions primates et que le mâle dominant, pour pouvoir diriger un harem de femelles, se devait d’être poilu comme un gorille argenté… mais c’était il y a bien longtemps… Et puis, elles ne haïssent pas TOUS leurs poils ! Elles aiment leurs … cheveux, longs si possible (les mâles aiment paraît-il). Non, elle ne haïssent que : les poils sous les aisselles, les poils sur les bras, et les poils sur les cuisses et les jambes, et … et elles vont même jusqu’à raser notre animal favori : la chatte, qui – alors – ne mérite plus son petit nom… à moins qu’il ne s’agisse d’un sphynx. Mais, bon, moi, j’aime bien les poils… Alors, je ne comprends pas… Les poils sont-ils dangereux ? Non, puisque j’en ai. Les poils sont-ils sales ? Non, elles se lavent partout et tous les jours. Les poils sont-ils moches ? ? ? Hummm Là est peut-être l’origine de l’ostracisme des femmes pour leur capillarité… Bon, si on a le poil noir et épais, et dru, et long, je comprends : pouvoir se faire des tresses sur les avant-bras, ce n’est pas vraiment folichon… Et trop de poils, ça fait viril… Mais, lorsqu’on est blonde ou châtain clair, et que le poil est fin, court et doux, presqu’invisible, pourquoi passer tant de temps à le chasser ? à la pince à épiler, à la tondeuse, à la crème épilatoire, à la cire, voire au laser ! Quel mal ont-ils donc fait ? Certes, si l’Homme est nu alors que nos cousins les grands singes sont velus, il y a bien une raison… une attirance de l’homme pour les chairs sans poils. Et c’est bien normal : chez les singes, il n’y a que les parties génitales qui sont sans poils et qui s’exposent ! comme les mamelles également. Mais, chez l’Homme, c’est le contraire : à force d’aimer les chairs à nu, l’Homme est devenu nu … sauf aux aisselles et sur le pubis, où le poil est revenu, genre cache-sexe. Et j’aime le charme d’une douce toison en triangle au bas du ventre et cachant … ce qui ne saurait être montré ! Un peu de mystère, que diable ! Et puis, pubère signifie : qui a des poils au pubis ! Alors, une femme qui se rase le pubis veut-elle ressembler à une gamine ? ou bien à une mémé ? Je ne sais pas… Non, je ne comprends pas bien. Prenons le duvet qui pousse sur les jambes : il est doux et, si l’on passe doucement la main en le caressant sans toucher la peau, cela met en jeu des nerfs sensitifs qui envoient des messages délicats et délicieux au cerveau : douce caresse. Mais, si vous rasez, épilez, arrachez, jour après jour, mois après mois, le délicat paysage du duvet se transforme en un champ de mines où de pauvres poils survivants et désespérés essayent avec bravoure de survivre, poussant miraculeusement et dans tous les sens au fond de son trou… Effectivement, de loin : rien ne dépasse, la peau est lisse… Mais, quand on regarde de près, la douce plaine duveteuse s’est transformée en un champ après la bataille. En plus, les hommes ne demandent rien ! Peut-être bien que, finalement, ils préféreraient que leur femme passe moins de temps à « se faire belle ». Bon, la vraie raison vient sans doute du temps où l’Homme est passé du statut de voyageur au statut de sédentaire : lorsqu’on change chaque nuit ou presque de lit de feuilles, peu importent les poils, car les parasites (qui pondent dans le nid) n’ont pas le temps de se reproduire. Mais, lorsque l’Homme est devenu chasseur et s’est réfugié dans les cavernes, les puces et autres bestioles s’en sont donné à coeur-joie ! Alors, ceux qui avaient moins de poils se grattaient peut-être moins que les autres, sans doute ! Une femelle qui se gratte jusqu’au sang, cela ne devait pas être très attirant… D’ailleurs, c’est à cette époque que le pou humain s’est scindé en deux espèces : le pou de tête et le pou du pubis. Alors, mesdames, si vous vous rasez le pubis par crainte du retour du pou masqué, n’ayez pas peur ! il est éradiqué. Non, je ne comprends pas cette haine du poil, cette guerre perpétuelle contre la repousse du poil. En plus, c’est aller contre la Nature, contre la sélection naturelle, c’est tricher ! En effet, si les hommes ont été attirés par les femmes les moins poilues qui soient, cela a accéléré la transmission des gènes de femmes peu poilues. Mais si les femmes utilisent des artifices comme l’épilation, alors la Sélection Naturelle est trahie, et les gènes des poils vont revenir !

Sauvons les poils !

Poil au pubis…

P.S. : Mon but n’est pas de blesser qui que ce soit qui se sentirait attaquée par ces mots. J’expose une vision plus naturaliste de la position de l’Homme vis-à-vis de ses poils. Bref, quand il y en a trop : on en enlève. Quand en enlever à certains endroits attire le regard de l’homme : on en enlève. Mais il y a un moment où la femme (et l’homme de plus en plus) est entraînée par une mode ; et, si elle ne la suit pas, elle se sent « différente » et mal-à-l’aise. D’ailleurs, comment ne pas l’être lorsqu’on est agressée toute la journée pas des publicités ou des revues « féminines » qui incitent à une certaine apparence. Certes, il est normal de se mettre en valeur, pour séduire. Mais il y a peut-être un moment où il faut arrêter… Ainsi, il paraît qu’au Brésil beaucoup de gens (friqués) se font opérer à tire-larigot pour sembler plus jeune… Alors, le but de ce billet n’était que d’essayer de rire d’un phénomène qui se développe et dont chacun ne mesure pas forcément toutes les implications. Mais, bon, il y a plus grave !!

Commentaires

2010/05/23

Ces derniers jours, j’ai reçu beaucoup de commentaires sur mes billets, ce qui me fait très plaisir !! 🙂 Et j’ai essayé de répondre du mieux que je peux à tout le monde. Hélas, je ne pourrai pas répondre avec autant de détails tout le temps… sinon, et bien sinon je ne pourrai plus répondre à mes mails privés, ni écrire sur d’autres Blogs, ni non plus continuer – de temps en temps – à écrire sur ce Blog les bêtises qui me passent parfois par la tête (« Ils sont fous ces Romains ! »), sans parler du reste de ma vie privée… Et, comme je suis souvent inspiré par mes lectures, il me faut continuer à lire ! Mais j’ai besoin de vos commentaires ! pour me dire là où je dis des bêtises ! et pour me contredire !
Sauf en Maths et pour la Mort qui nous attend tous, il n’y a pas de Vérité : que des avis et des nuances… en supposant que chacun fait du mieux qu’il peut pour étayer logiquement ce qu’il dit et après avoir lu d’autres avis divergents…
Et, j’y pense, il faudra que je mette à jour la liste des livres que j’ai lus ou qui attendent d’être lus…

Niqab & Co

2010/05/22

J’ai lu rapidement et incomplètement dans Le Monde 2 un petit article sur le phénomène Niqab. Et une phrase m’a marqué, où une jeune femme disait que plus elle se couvrait et plus elle se sentait en sécurité.
Dans la discussion actuelle sur le phénomène Niqab et autres Burqa, il y 2 grandes lignes : les hommes qui imposent le costume de Belphégor à leur compagne par jalousie et droit de propriété, et les femmes qui se l’imposent pour obéir à des préceptes imaginaires de leur religion. Il manque une ligne… celle où des femmes ont une angoisse face au regard des hommes.

À l’adolescence, le corps des filles change : de svelte et plat, elles voient leur corps s’arrondir, avec les seins qui poussent en avant et attirent désormais le regard des hommes. Sous ce regard, elles découvrent leur corps autrement : objet de désir. Un désir et de lourds regards dont elles ne savent pas encore que faire, qui les gênent, les effraient, qui leur fait peur. Alors, moins elles montrent de ce corps, moins il y a de regards « sexuels », et mieux elles se sentent. Sauf que, à la place, vient une curiosité voire une hostilité. Mais mieux vaut cela que l’autre regard, celui qui juge, qui jauge, qui mesure, qui déshabille, qui descend de la tête au pied puis remonte, passant sur les cheveux long et libres, le visage, les lèvres, le cou, le volume des seins, le ventre plat, le pubis, et les longues jambes, puis le regard qu’elles imaginent ensuite sur leurs fesses : tout ce qui, chez un homme, fait lever le désir. Les hommes font tous ça : parcourir le corps d’une femme en une seconde pour savoir s’ils la désirent. C’est instinctif. Mais il n’y a que les bêtes parmi les hommes pour se dire que, si une femme montre ses formes (ses appâts), c’est qu’elle est prête à s’offrir, c’est qu’elle est une prostituée. C’est un jeu : le jeu de la séduction, que la Nature a mis en nous : chacun observe (voire renifle) l’autre pour savoir s’il peut être un objet de désir. Rien de bien méchant… si l’on connaît les règles, si on les a comprises et acceptées, si l’on connaît les signaux pour voir le danger ou pour dire « peut-être… » ou pour dire « non ! ». Mais il me semble que certaines jeunes femmes, troublées par leur changement de statut (d’enfant à « proie » sexuelle potentielle), en développent un mal-être, et qu’il leur est tentant d’essayer de le maîtriser en ôtant leur corps à la vue des hommes, pour ne plus ressentir ce regard sexuel, même s’il est remplacé par un autre regard, qui leur donne un rôle différent : rebelle, héraut d’une religion, victime du non-respect du (prétendu) droit de chacun de faire ce qu’il veut (Liberté, E., F.). Moins elles en montre, mieux elles se sentent… Un problème psychique comparable à l’anorexie mentale (moins je pèse, mieux je suis) ? Peut-être… Ce n’est qu’une hypothèse… personnelle. En tout cas, lorsque l’égalité hommes-femmes sera enfin réalisée, lorsque les hommes n’auront plus l’exclusivité d’être le chasseur d’un gibier à poils féminin, mais lorsqu’ils sentiront à tout moment eux-aussi le regard lourd et pénétrant d’une femme sûre d’elle et décidée qui juge, jauge, mesure, déshabille, et parcourt en une seconde leur corps pour savoir si elle le désire et s’il vaut la peine d’un jeu de la séduction, alors peut-être bien qu’il y aura beaucoup moins de femmes à vouloir se cacher sous un drap noir, et peut-être qu’alors des hommes voudront porter la burqa ! 😉
Quant à moi, je me porte volontaire pour être gibier ! Où êtes-vous, femmes chasseresses ? 😉 Je suis pour l’égalité des sexes !