Le Bonheur, désespérément

« Qu’est-ce que je serais heureux si j’étais heureux ! »
« Cette formule de Woody Allen dit peut-être l’essentiel : que nous sommes séparés du bonheur par l’espérance même qui le poursuit. La sagesse serait au contraire de vivre pour de bon, au lieu d’espérer vivre. C’est où l’on rencontre les leçons d’Epicure, des stoïciens, de Spinoza, ou – en Orient – du Bouddha. Nous n’aurons de bonheur qu’à proportion du désespoir que nous serons capables de traverser. La sagesse est cela même : le bonheur, désespérément. »
André Comte-Sponville

Petit livre qui attend que je le lise…

1. Le bonheur manqué, ou les pièges de l’espérance.
2. Critique de l’espérance, ou le bonheur en actes.
3. Le bonheur désespérément : une sagesse du désespoir, du bonheur, et de l’amour.

Définition de la philosophie par Epicure : « La philosophie est une activité qui, par des discours et des raisonnements, nous procure la vie heureuse. »

Définition de la philosophie par ACS : « La philosophie est une pratique discursive qui a la vie pour objet, la raison pour moyen, et le bonheur pour but. »

Le but de la philosophie est la sagesse, donc une certaine forme de bonheur. Le bonheur est la sagesse dans la vérité, et réciproquement :). Le maximum de bonheur dans le maximum de lucidité.

« Lucidité » : ce mot me semble rejoindre le « en conscience » d’Albert Camus ». Oui, qu’importe finalement ce qui m’arrive si je suis parfaitement lucide de ce qui m’arrive.

« Le vrai philosophe choisit la vérité au bonheur. » Mieux vaut une vraie tristesse qu’une fausse joie…
Bon, d’un côté, j’ai tendance à dire la vérité… et donc je suis un peu philosophe. Mais, d’un autre côté, j’ai envie de joies. Mais qu’est-ce qu’une « fausse joie » ?
Le problème avec la philosophie, c’est qu’il faudrait redéfinir chaque mot avant de l’employer !

La philosophie – aussi – consiste à lire, étudier, comprendre ce que d’autres pensent d’un sujet important, voire fondamental pour notre spiritualité, pour s’en nourrir et s’en aider pour définir sa propre vision du sujet, plutôt que d’accepter ce que nous disent la société et certains livres. Bref, toujours remettre en cause les idées qu’on porte et celles des autres, pour définir sa propre vision qui, constamment au cours de notre vie, évolue. Donc, si je lis ce livre d’ACS, ce n’est pas pour absorber ses idées mais pour – en contrepoint – faire sortir ce que je pense de ce sujet, et faire évoluer ma pensée, en me nourrissant de ses idées.

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4 Réponses to “Le Bonheur, désespérément”

  1. Guillaume Says:

    Quel petit livre s’il te plait ? 🙂

  2. trex58 Says:

    « Le Bonheur, désespérément » d’André Comte-Sponville, chez Librio, N° 513. 2€ et 87 pages.

  3. Guillaume Says:

    Ah oui c’est vraiment un petit livre 🙂

    Mais c’est bien les petits livres, on peut les lire en une seule fois facilement, du coup on le vit vraiment comme un « moment », et pas une « lecture ».

  4. trex58 Says:

    Oui, mais attention à l’effet « anesthésiant » de la philosophie… À force de lire et comprendre que, pour être heureux, il faut vivre dans le présent et être calme, on tue sa passion et son enthousiasme… Bref, le bonheur, moins on le pense, plus on a de chances de le vivre ?

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