La douleur physique

La douleur – physique – submerge tout. Elle fait oublier tous les faux tracas, toutes les rêveries, toutes les folies, tous les possibles. Elle calme les rêves et les espoirs, pour revenir à l’espoir de l’essentiel : le calme des sens. Elle est là, et rien d’autre ne compte plus, si ce n’est la peur que cela continue, que cela s’amplifie, que sa cause n’ait des conséquences sur notre intégrité physique, que l’éventail de nos possibles ne se réduise… Elle ralentit notre corps et nos pensées, attentifs à essayer de l’apprivoiser et de la laisser dormir. Elle nous pique dans nos chairs, légèrement, sourdement, ou violemment, nous faisons grimacer ou nous jetant à terre. Elle nous fait craindre le pire ; signal, message de notre corps pour « nous » dire qu’il y a quelque chose qui foire quelque part dans ce joli véhicule corporel déjà un peu usé et qui ne vaut plus grand-chose à l’argus de l’idéal de jeunesse… Pourtant, souvent, ce n’est pas grand chose, juste le souvenir d’une vieille blessure, d’une vieille faiblesse, ou le rappel qu’on s’est négligé pendant trop longtemps, ou qu’on a trop abusé de ce pauvre corps, ou juste une pointe plus forte que la précédente, juste un avant-goût peut-être de sensations encore plus désagréables, voire terribles, voire insupportables. La vie a plein de surprises à nous réserver ! bonnes ou mauvaises… Tant qu’il y a de la vie.

La douleur physique nous rappelle à notre nature.

Pas le choix…

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