Annemarie Schwarzenbach

Je suis allé, cet après-midi, voir une exposition photo à l’ancien musée de peinture de Grenoble.
Les photos, en format carré, n’étaient pas souvent extraordinaires, par leur composition ou leur tirage. En plus, ce format 6×6 nuit, à mon avis, à l’expressivité des photos.
Mais rapidement, c’est le reportage la présentant (Annemarie Schwarzenbach, fille d’une riche famille aristocratique suisse, 1908-1942) qui m’a attiré, décrivant une personnalité fragile et forte à la fois, dépendante d’une mère qui l’a abimée. Une mère aimant l’autorité, les idées d’Hitler, et homosexuelle. Annemarie aussi jamais n’aimera que les femmes, et la morphine… Morte d’une chute en vélo, c’est trop bête…
Mais, surtout, c’est sa façon de voir clairement l’horreur et la bêtise de ce monde, et sa façon de le dire crûment qui la rend si attirante, en plus de son physique ambigu de femme : svelte, cheveux très courts, androgyne. Sa vie, grâce à la fortune du père, aurait pu être facile… Mais, par ses goûts, son envie d’écrire, et son besoin de partir loin, elle est sortie du schéma désiré par ses parents, devenant le vilain petit canard… critiquant la Suisse et sa « neutralité » vis-à-vis d’Hitler, voyant clairement qu’Hitler ne l’a pas broyée uniquement parce qu’elle lui était plus utile, indépendante, qu’envahie et dominée. Et un goût pour la poésie… À redécouvrir.

AMS

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