Conscience et SubConscience

De tout ce que notre corps perçoit au moyen de nos sens (limités), une partie seulement arrive à notre conscience. Le reste se disperse dans notre inconscient. Notre conscience est donc limitée à ce à quoi nous prêtons attention : « plus on se concentre sur une chose précise, moins on a conscience des autres », dit Precht. Bref, de notre personnalité-iceberg fait de conscience et de subconscient, seule émerge notre conscience ; mais notre inconscient se nourrit d’émotions (d’informations) dont nous n’avons pas conscience.

Donc, à mon avis, pour élargir notre conscience de ce monde, pour mieux se remplir de ce monde, il nous faut être moins concentré sur une chose, et aller moins vite. Prendre son temps, pour sentir les messages qui viennent de nos sens. Comme ressentir le vent non pas en voyant bouger les herbes mais en recevant consciemment le message envoyé par notre cerveau depuis ces quelques poils qui plient délicatement. Comme ressentir les fleurs non pas en voyant leurs couleurs mais en sentant leurs odeurs délicates et subtiles portées justement par le vent. Comme ressentir la beauté du paysage complet au lieu de fixer son regard sur quelques détails. Comme ressentir la personnalité de l’autre non en écoutant seulement ses mots mais aussi en observant le langage de son corps.

Bref, il me semble que la limite entre ce dont nous avons conscience et ce qui nous reste inconscient peut être abaissée, en changeant de forme notre attention : au lieu de se concentrer sur une chose, la déployer sur plusieurs sujets et/ou sens physiques de notre corps.
Peut-être…

Pour prendre un exemple, lorsque nous parlons à une personne, nous sommes souvent très concentrés sur la mise en forme de notre pensée et la préparation de la suite, et pas assez attentif aux conséquences possibles de ce que nous venons de dire ni aux réactions de la personne. Réactions qui peuvent se manifester par de subtiles changements de position du corps ou du sourire… Être plus conscient de ce qui se passe consiste donc à prêter attention à diverses forme d’informations sensorielles, en plus du déroulement de nos pensée. Ou bien, faire taire un peu ces pensées… pour être plus à l’écoute de l’extérieur.

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