La souffrance ? Indispensable à la vie.

La souffrance, physique ou morale, est indispensable à la vie.
Sans souffrance physique, on laisserait le chien qui nous mord continuer à arracher des morceaux de notre corps jusqu’à en mourir. Sans souffrance physique, on se casserait les os sans cesse, jusqu’à en mourir. Etc.
Sans souffrance morale, on laisserait le chien qui mord notre ami continuer à lui arracher des morceaux de son corps jusqu’à ce qu’il en meure.
Sans souffrance physique, un être vivant ne vit pas bien longtemps, se laissant manger par tout ce qui l’entoure.
Sans souffrance morale, le groupe ne pourrait pas vivre bien longtemps, chacun étant indifférent à ce qui arrive à l’autre, et chacun partant de son côté.
Si le sourire d’un enfant nous donne tant de joie, c’est pour que ses pleurs nous fassent souffrir et nous poussent à nous interroger sur les raisons de ses pleurs : faim, soif, peur, manque d’amour, etc.
Si le sourire d’un autre nous est si bon, c’est parce qu’un rictus nous ferait peur, nous inquièterait, nous ferait souffrir moralement.
Si la solitude absolue ou l’absence de manifestations de sympathie envers nous nous sont intolérables et nous font souffrir, c’est que nous avons besoin de l’autre et de voir en ses regards un sentiment amical envers nous-même, nous donnant le sentiment d’avoir de l’importance pour cet autre, satisfaisant un besoin impérieux d’être dans un groupe. Nous sommes des animaux sociaux et nous ne pouvons pas vivre sereinement dans la solitude. Déjà, parler, exprimer nos pensées, nous est indispensable pour condenser nos idées éparses et flottantes, en mots dont le sens, bien que toujours différent de notre idée originelle et sujet à diverses interprétations, bref : assez flou, est – momentanément – fixé. Si nous restons seul, sans parler, nous perdons une part d’humanité.
Bref, souffrir fait partie de notre vie d’Hommes.
Pas de souffrance, pas de vie.
Trop de souffrances, plus de vie supportable…
Peu de souffrances, une vie molle qui ne nous prépare pas au pire.
Souffrir nous aide à nous préparer à pire.
Mais on préfèrerait ne pas devenir ainsi plus fort.
Mais, quoiqu’on veuille, on souffrira.
Si on veut accepter les bonheurs de la vie (enfants, amour, …), il faut accepter le risque de les perdre.
Tout bonheur est temporaire. Sinon, on se ferait chier.
Le bonheur, c’est revenir à la surface voir la lumière du soleil entre deux longues plongées en eaux troubles ?
Ou ce sont de longs moments passés au soleil entre de rare mais fortes averses de grêle ?
Allez donc savoir !!

Bon, au pieu.
Tant que je peux écrire de telles conneries, c’est que je ne souffre pas tant que ça ! 🙂

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