Gainsbourg

J’ai vu le film « Gainsbourg » ce dimanche. Bien !

Ce gars a vraiment eu une drôle de vie… et ce film, même si le réalisateur dit à la fin n’avoir pas forcément respecté la réalité de sa vie, en montre une bonne partie. Et cette vie est marquée par : la musique, les femmes, la cigarette, un brin de folie, et la rencontre de Boris Vian surtout je pense. En effet, il me semble que les premières chansons de Lucien Ginsburg sont du même genre que celles de Vian : déjantées, bizarres, sombres. Je pense au « Poinçonneur des Lilas » et au recueil de poèmes « Cantilènes en gelée ».
Gainsbourg est un fils d’immigrés, juif de surcroit. Et il a onze ans au début de la 2ème guerre mondiale. Il dessine, joue du piano déjà très bien mais pas comme son père voudrait peut-être, et il doit porter l’étoile jaune des juifs, et fuir en province. Et il découvre très tôt la beauté des femmes … nues, au cours de dessin où il va (enfin, si l’histoire est véridique…) ; ce qui a dû laisser en lui une empreinte … indélébile.
Ces personnages qui le suivent partout, symboles de son origine juive et de sa folie créatrice, sont … bizarres, et me rappellent une publicité. C’est très artificiel, pratique et efficace à plusieurs moments, mais cela devient lourd.
Enfin, montrer la vie – si remplie – d’un homme comme Gainsbourg aurait pu être ennuyeux… Heureusement que l’homme a toujours rebondi dans tous les sens, même si l’alcool, les cigarettes, les femmes, et la musique, étaient toujours là.
Je n’aimais pas particulièrement ses chansons… Enfin, certaines m’ont profondément marqué, comme – justement – ce « Poinçonneur des Lilas » qui se suicide à la fin, mais aussi « Je suis venu te dire que je m’en vais », « Annie aime les sucettes », « La Javanaise », « Les p’tits papiers », « Sous le soleil exactement »,  » Je t’aime moi non plus », « 69 Année érotique », « Lemon incest », etc.
Mort à 62 ans d’un 5ème infarctus… la cigarette. La cigarette est omniprésente pendant tout le film… C’est insupportable. J’ai même fait une réaction allergique par deux fois pendant le film (ou bien c’était la poussière dans le cinéma !).
Mais quelle vie !!
Un bon film.

Je suis venu te dire que je m’en vais
Et tes larmes n’y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m’en vais
Tu te souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blêmis à présent qu’a sonné l’heure
Des adieux à jamais
Ouais je suis au regret
De te dire que je m’en vais
Oui je t’aimais, oui mais

Je suis venu te dire que je m’en vais
Tes sanglots longs n’y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m’en vais
Tu te souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu’a sonné l’heure
Des adieux à jamais
Ouais je suis au regret
De te dire que je m’en vais
Car tu m’en as trop fait.

Je suis venu te dire que je m’en vais
Et tes larmes n’y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m’en vais
Tu te souviens de jours anciens et tu pleures
Tu suffoques, tu blêmis à présent qu’a sonné l’heure
Des adieux à jamais
Ouais je suis au regret
De te dire que je m’en vais
Oui je t’aimais, oui mais

Je suis venu te dire que je m’en vais
Tes sanglots longs n’y pourront rien changer
Comme dit si bien Verlaine au vent mauvais
Je suis venu te dire que je m’en vais
Tu te souviens des jours heureux et tu pleures
Tu sanglotes, tu gémis à présent qu’a sonné l’heure
Des adieux à jamais
Ouais je suis au regret
De te dire que je m’en vais
Car tu m’en as trop fait.

Publicités

3 Réponses to “Gainsbourg”

  1. une femme libre Says:

    Je la trouve magnifique cette chanson, « Je suis venu te dire que je m’en vais », surtout chantée par Jane Birkin. D’ailleurs, de Gainsbourg, c’est surtout Jane que je retiens, pour sa dévotion à son égard et son souci de garder sa mémoire vivante. Un grand amour. Et les grands amours me touchent. J’irai voir le film quand il arrivera ici.

  2. trex58 Says:

    Hélas, je ne crois pas que la chanson soit chantée dans le film… D’ailleurs, je n’ai jamais su le sens de la chanson. S’en-va-t-il au sens de : « il va mourir » ? Et puis, manifestement, même si c’est lui qui chante, c’est bien lui qui a fait du mal autour de lui, à la fin de sa longue liaison avec Jane Birkin. Oui, un sacré numéro, Jane Birkin. Mais dommage qu’elle n’ait eu qu’un petit filet de voix ! De toutes les femmes du film, c’est la personne dont l’actrice lui ressemble le moins. Le mieux, c’est Laetitia Casta en Brigitte Bardot.
    Les « grands amours » ? L’amour est … incompréhensible, mais indispensable, hélas…

  3. trex58 Says:

    « indispensable, hélas » : ouh là là, ça fait un peu tristounet, ça ! L’amour ? C’est être fou, un peu. Ou beaucoup. 🙂

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :