Archive for janvier 2010

Soleil !

2010/01/31

Le Soleil est là !
Bon, je n’irai pas en montagne. Pas envie. Je vais rester tranquille, avec un bon livre, de la musique, quelques tâches ménagères à faire, chanter peut-être, laisser couler le temps, comme un lézard derrière mes vitres, et je me bronzerai peut-être sur ma terrasse ! si la chaleur le permet !
Mais que cette lumière m’est agréable…

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Les Cardinaux en Costume

2010/01/30

« Les Cardinaux en costume » : Une chanson de Cabrel, tirée de l’album « Des roses et des orties », que j’aime beaucoup.

Ce texte est beau. Il est corrosif aussi. Pourquoi des « Cardinaux » ? Est-ce pour vilipender ces religieux qui parlent de bonté mais en sont incapables ? Ou bien nous tous, ou presque, sommes ces Cardinaux insensibles à la détresse des autres ?

Magyd, Sabrina, Mamadou et N’Guyen. La parité est respectée, la répartition des continents et la couleur de peau aussi.

Une belle chanson, qui m’émeut, avec sa belle et lente musique.

Des roses et des orties

Pensée

2010/01/30

Moi, qui suis-je ?
Je ne saurais me décrire…
… car je me découvre et essaye de me réinventer, maladroitement.

Pensée

2010/01/30

La beauté extérieure vient du sourire.
Le sourire vient de la beauté intérieure, faite de joie et de conscience de l’extraordinaire de cette vie.

Repas

2010/01/30

Aujourd’hui, après des courses au marché avec Nadège, sous un vent du Nord glacial :

– salade de mâche et sucrine mélangées, huile d’olive
– boudin aux pommes
– pain bio « aux graines »
– jus d’orange sanguine en dessert.

Arrosés d’un Bordeaux Larose-Trintaudon 2004, rouge bien sûr. Et en écoutant Cabrel encore et toujours…
Comme ma recette demandait du citron dans mes pommes et que je n’en avais pas… j’ai pressé deux clémentines ! Sympa !

Cette aprèm ? Sieste ? si j’y arrive…
Un pantalon à aller chercher…
Les partitions de Cabrel à chercher, pour Marie, mon nouveau prof de chant. Lyrique, et sympa. La beauté de la jeunesse et de l’envie de progresser dans l’art magnifique mais si difficile du chant. Chanter en souriant…

Il fait soleil…
Je ne suis pas ivre… mais je suis bien.
Allez, encore un verre de ce délicieux jus de raisin qui trouble ma raison et que j’aime bien mâcher…

Cabrel chante :
On hésite à chaque carrefour
Nous sommes lourds d’amour et de poésie
Voilà la sortie de secours

Encore un grain de sable qui est tombé du sablier.
Combien en reste-t-il ?
Hummm Qu’importe, le soleil est là !!!!!!!

Lâche prise, Tony. Lâche prise. Laisse-toi aller…

Avatar : encore !

2010/01/25

Bon, avec 1 836 143 000 $ contre 1 845 034 188 $ pour Titanic, Avatar va bientôt être le film ayant rapporté le plus d’argent dans l’histoire du cinéma… Incroyable. Et James Cameron a fait les deux films…
Bientôt, Avatar 2 et 3, puisqu’une trilogie était prévue !

Pour le moment…

2010/01/24

C’est un père qui téléphone à ses enfants.
Toujours, le répondeur lui répond : « Nous ne sommes pas là pour le moment. Merci de laisser un message. »
Alors, le père dit : « Et bien, moi je suis là, encore, pour le moment… ».

Tolérance

2010/01/24

Je reviens sur la notion de « tolérance ». Que signifie ce mot ? Que signifie le verbe « tolérer » ?

Que tolère-t-on ? Une situation, une façon qu’ont les autres de voir le monde ou d’agir sur ce monde.
Tout d’abord, si l’on tolère quelque chose, c’est qu’on n’est pas en accord avec cette chose. Sinon, c’est soit qu’on l’accepte, soit qu’on en est indifférent. Tolérer, ce n’est pas être indifférent. Certes, on peut être indifférent à la couleur du pull choisi par son voisin, mais cela ne veut pas dire qu’on le tolère. Mais il semble inconcevable d’être indifférent au meurtre, au viol, aux massacres. Pourtant, on tolère bien d’ôter la vie lorsque cela soulage : l’euthanasie. Donc, lorsqu’on tolère quelque chose, c’est parce qu’on y est naturellement opposé, c’est parce que cela va à l’encontre de sa façon de penser le monde, à l’encontre d’une morale, ou d’une éthique, mais – malgré tout – on juge qu’il vaut mieux ne pas le combattre. Le contraire de la tolérance, c’est l’intolérance. Il y a l’intolérance absolue : appliquée par ceux qui ne supportent rien de ce que font les autres ; cette intolérance est intolérable. Peut-il y avoir une tolérance absolue ? Non, car on ne peut pas – justement – tolérer l’intolérable, donc on ne peut pas tout tolérer ; on ne peut pas tolérer les massacres et les actions dangereuses des autres pour soi et les siens. Donc, pour la tolérance comme pour l’intolérance, il y a une limite. La tolérance n’est donc pas une vertu absolue, qu’il faudrait toujours observer. La tolérance nécessite une réflexion. Savoir ce qui est tolérable ou intolérable, c’est de la philosophie. Alors, si on est contre une situation, pourquoi la tolérer, au lieu de se battre contre elle, pourquoi ne pas être intolérant ? Parce que, chaque fois qu’on décide si on tolère ou pas une situation, on essaye de mesurer les conséquences de chacun des deux choix : si je tolère une situation, cela entraînera-t-il plus ou moins de souffrances que si je la combats ? Tolérer quelque chose, c’est le choix qu’on fait après avoir réfléchi et qu’on pense avoir trouvé où est le « moindre mal ». Tolérer une situation, c’est penser que la combattre engendrerait plus de souffrance que de laisser faire ; ou bien c’est penser que cette situation empêche l’apparition de quelque chose de pire. Donc, la tolérance n’est pas universelle parce que chacun juge de la limite du « moindre mal » selon différents critères et que tout le monde n’est pas d’accord sur le bien-fondé de ces critères. Tolérer est facile si l’on n’a pas réfléchi aux conséquences possibles d’une situation ; tolérer une situation sans avoir réfléchi à ses conséquences ? c’est intolérable. Mais peut-on être sûr qu’on a fait le bon choix, être certain qu’une situation aboutira finalement à plus de souffrance que si on la combat ? Non. Il faut donc continuellement confronter son point de vue avec celui des autres et comprendre si leur position est construite sur du sable ou sur du solide. Il faut continuellement remettre en cause sa pensée en intégrant de nouvelles informations. Bref, savoir s’il faut tolérer ou pas, c’est philosopher. Mais la souffrance est-elle la même pour tous ? Finalement, choisir de tolérer ou de combattre, cela implique de comprendre ce qu’est la souffrance, pour soi et chez les autres. Empathie ? Compassion ? Alors, on peut à la fois être tolérant et intolérant, pour différentes choses.

Alors, quand je dis que je suis intolérant envers les religions, cela veut dire que, de mon point de vue, les religions ont fait la preuve que, globalement, elles engendrent plus de mal que de bien : leur bilan est négatif sur la vie des Hommes, la souffrance est plus importante. Les religions aident chacun à vivre, dans une petite folie, et à supporter la vie et la mort, mais au prix d’un renoncement à penser : une solution pré-mâchée est offerte et elle doit être acceptée sans la liberté de la remettre en cause. Alors qu’être véritablement humain, c’est vouloir constamment découvrir et comprendre le monde. Vivre en Homme, c’est philosopher : réfléchir à ce qu’est le monde, accroître ses connaissances, structurer sa pensée, la vérifier par différents moyens et en analysant ce que pensent les autres, ne pas vivre sans se poser toute sa vie des questions, et ne pas accepter sans preuve comme vrai ce que les traditions nous disent. Être un Homme, c’est être éternellement cet enfant qui posait sans cesse des questions sur le monde : « Pourquoi ? Comment ? » Les religions ont engendré tant de souffrances, tant de massacres, et depuis si longtemps qu’il me semble évident qu’elles ont fait la preuve de leur dangerosité ; le mal est au coeur de leurs textes. De plus, elles ne peuvent pas changer, car elles interdisent le changement de leurs dogmes. D’autre part, face à des Religions qui sont – par nature – intolérantes envers celui qui ne croit pas (le mécréant), il faut être intolérant. La position classique de l’Athée qui tolère les religions est celle du fou qui laisse grandir un fauve dans sa maison : un jour, le fauve le mangera, parce que c’est sa nature ; la nature des Religions (monothéistes essentiellement) est de croître et de combattre ceux qui ne croient pas, par peur que leurs brebis soient contaminées et ne s’échappent du troupeau, ayant pris goût à la liberté. Les religions sont des parasites qui survivent au mépris des êtres qu’elles parasitent. D’autre part, de mon point de vue, les religions sont le reliquat d’un mode de pensée du monde qui est dépassé : elles sont le fruit d’une vision du monde imaginée à une époque où les Hommes n’avaient aucune idée du fonctionnement réel du monde : ils l’ont imaginé, de bric et de broc. Les religions étaient une étape dans l’évolution de l’Homme. La Science a balayé toutes leurs hypothèses sur l’origine du monde et sur son fonctionnement. Les Sciences ont tué les Religions : il n’y a pas de Dieu, ni de vie après la mort. Elles ne survivent que par le fait qu’elles véhiculent des notions, étrangères à l’idée de Dieu, qu’elles ont empruntées à la spiritualité (que faire de sa vie ?) et aux règles de vie que les Hommes doivent s’imposer entre eux pour vivre en Société, et par le fait que ces notions (rites, morale, …) sont indispensables à l’Homme, et aussi parce qu’elles sont un outil bien pratique à certains hommes pour en dominer et asservir d’autres. Bref, les Religions sont un assemblage de concepts. Certains de ces concepts doivent être réutilisés pour fonder une vision moderne du monde, bâtie sur nos connaissances actuelles et constamment remises en cause par les nouvelles découvertes : une Religion athée ayant pour principe premier qu’aucune vérité n’est définitivement acquise, et que rien ne doit être accepté sans preuve : croire sans preuve est folie. Certains de ces concepts doivent être impitoyablement combattus. Les Religions sont insupportables parce qu’elles mettent la femme plus bas que l’homme, alors qu’une femme ne peut être belle que libre et l’égale de l’homme. Les religions sont insupportables parce qu’elles s’imposent aux enfants alors qu’ils sont incapables de comprendre et de choisir. Les religions sont insupportables parce qu’elles poussent les Hommes à négliger la vie réelle pour l’espoir d’une vie rêvée après la mort, les rendant fous dans cette vie. Enfin, les Religions sont insupportables parce qu’elles posent comme axiomes fondamentaux : 1) un Dieu existe et décide de mon destin; 2) il y a une vie après la mort; 3) Vous ne devez lire et croire qu’un seul livre, parce qu’il dit tout ce qu’il y a à savoir; 4) il est interdit de remettre en cause les axiomes.

Mais tout ceci amène à un « désenchantement » du monde. Insupportable pour certains. Comme leur est insupportable l’idée de leur finitude et de leur disparition totale et définitive dans le trou noir de la mort.
Accepter.

Une demoiselle…

2010/01/23

1m55 environ. Chapeau bleu rond. Grande lunettes modernes. Collier de très grosses perles. Montre gousset à une chaîne autour du cou. Gilet rouge. Foulard assorti. Veste chinée. Chaussettes roses. Chaussures rouge fâné. Pantalon gris corsaire qui arrive aux mollets. Allure chaloupée.
Hummm La petite « demoiselle » doit bien avoir entre 70 et 80 ans… voire plus. Chinoise. Marrante !

Mr Nobody

2010/01/19

J’ai bien aimé !

Bon, ce n’est pas le film habituel… Inclassable. Mais il m’a plu. J’ai bien aimé tous ces moments de vie et d’amour, toutes ces possibilités, ces choix à faire… Toutes ces vies qui nous sont possibles. Nous « choisissons »… ou nous croyons « choisir » … ou plutôt nous sommes « choisis », par les autres ou par le hasard. La gare s’appelle : « Chance » : « Hasard » en français il me semble.

J’ai bien aimé les acteurs, tous les trucs de cinéma (2 corps qui se retournent et … changent de lieu), toutes les idées de scénario, ces belles scènes de jeunes gens de 15 ans qui s’aiment et découvrent leur vie et l’amour. Un enfant qui ressemble un peu à Isabelle Adjani, de beaux visages…

Le film me rappelle un peu « 2001 l’Odyssée de l’Espace », pas à cause du vaisseau spatial, mais à cause du très vieil homme qui va mourir et renaître. Il me rappelle aussi « Slaughterhouse Number 5 », magnifique film méconnu, où le personnage principal voyage bizarrement dans le temps et l’espace…

Finalement, l’hésitation de Némo à 9 ans a créé de multiples mondes possibles qui se sont mis à ratatiner lorsqu’il a choisi… autre chose ?! Allez donc savoir !

Que faisons-nous donc, chaque jour ? si ce n’est hésiter à des bifurcations ? Et cela rejoint la chanson de Cabrel « Des roses et des orties » : « On hésite à chaque carrefour« .