Avatar !!

Avatar, en 3D, c’est dans une heure pour moi !
Allez, je me suis laissé emporté à croire en ce que les journaux disent du film… On verra bien. Sortir, se vider l’esprit, rêver, vivre par le biais de héros, c’est un moyen de sortir de sa carcasse et de renouveler sa pensée.

AHhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh Je sors du film « Avatar » !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Waaaaaaaaaaaaaaaaoooooooooooooooooowwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
Un film extraordinaire ! EXTRAORDINAIRE.
La 3D !
Et, surtout, tout le travail magnifique qu’ils ont fait. Sur les personnages, les décors, l’histoire.
Magnifique !
Ca requinque !
Utopique, incroyable, impossible l’histoire, mais très réaliste. On s’y croirait !!!
PPPPPPPPPPPffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff deux heures quarante de spectacle !!
Je m’en souviendrai, de ce film !!!

Bon, je suis souvent enthousiasmé par les belles choses… mais c’est vraiment bien !

Avatar

Avatar

Un avatar est l’incarnation d’un dieu sur Terre, plus spécifiquement Vishnu.

Dans la mythologie grecque, Pandore (en grec ancien Πανδώρα / Pandốra, « tous les dons » ou pantôn dôra « celle qui est le don de tous les dieux ») est la première femme. Elle est associée à la légende de la « boîte de Pandore » (en fait, une jarre). Elle est parfois appelée Anésidora « celle qui fait sortir les présents des profondeurs » en fait « la Déesse de la terre qui préside à la fécondité ». La description de la signification de Pandore par Wikipedia est à lire absolument, car c’est de la philosophie. L’être humain ne peut s’améliorer sans adversité.

Voir la suite dans Avatar + .

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13 Réponses to “Avatar !!”

  1. Talley2008 Says:

    Le succès d’un film, surtout un succès mondial, ne repose pas uniquement sur des effets spéciaux ou des effets visuels. Mais sur la force et la profondeur du scénario. En effet, le scénario d’Avatar repose sur tous les faits économiques et politiques actuels. En apparence, le scénario parait simpliste, mais lorsque l’on prend le temps de creuser un tout petit peu, il devient très profond. Je dirais qu’il repose à la fois sur des thèmes politiques, économiques, sociaux, anthropologiques, psychologiques et philosophiques qui s’ancrent dans notre histoire et notre monde contemporain.

    Dans un contexte de crise écologique et climatique global, ce film désigne de manière très simple les coupables : les multinationales qui ne s’intéressent qu’au fric et l’armée qui est au service de ces multinationales. Les actionnaires se foutent pas mal de l’environnement, qui passe loin après le profit. Ils se soucient de l’homme, de la nature et de la vie pour des raisons d’image et de communication. Il suffit de constater l’échec de Copenhague. Le plus troublant, c’est que ce film a été diffusé après cet échec.

    La couleur Bleu des Ne’vites donne à ces personnages une dimension universelle, car ils portent en eux tous les conflits passés et à venir pour les richesses minières ou pétrolières d’un territoire (génocide des indiens d’Amérique, guerre du Vietnam, guerre d’Algérie et plus près de nous l’utilisation de mercenaires pour conquérir les richesses pétrolières de l’Irak). L’allusion à la guerre contre le Venezuela présenté de manière anecdotique démontre encore la volonté d’encrer Avatar dans notre contexte historique. Parce qu’il détient du pétrole, et que le gouvernement Vénézuélien n’est pas un vassal de l’Amérique, il risque de subir le même sort que les Né’vites.

    Les ONG aussi en prennent pour leur grade. Elles sont présentées comme les instruments des multinationales et de l’armée. Leur fonction est de convertir les primitifs pour mieux les manipuler. Pour cela, elles apportent des médicaments et des écoles pour transformer les mentalités et affaiblir la culture ancestrale. Les ONG jouent le même rôle que les missionnaires qui s’appropriaient les esprits avant de s’approprier les terres et les richesses des peuples. L’armée intervient quand la méthode douce a échoué.

    En quelque sorte ce film te dit, choisis ton camp : Mais surtout, il ne te dit pas est-ce que tu veux être du côté des bons ou des méchants. Il te dit : est-ce que tu souhaites être du coté du fric ou du coté de la nature et de la vie ?

    Pour sortir du sujet politique et économique, l’un des thèmes philosophique et psychologique d’Avatar concerne le personnage de Neytiri. Je vous invite à lire Carl Gustave Jung. Elle incarne l’anima féminin de l’homme. L’idéal féminin auquel l’homme s’identifie. Elle symbolise la femme, la guerrière et la prêtresse qui initie l’homme à la nature et à la vie. En regardant le monde avec le regard de Neytiri, Jack change et se transforme en profondeur. En s’unissant à elle, Jack unifie son anima féminin à son animus masculin. Il devient ce qu’il est au plus profond de lui.

    Je m’arrêterais là pour ce soir, car il y aurait encore beaucoup à dire sur ce film.

  2. trex58 Says:

    Merci pour l’analyse !

    C’est vrai que je me suis simplement laissé aller à exprimer mon plaisir à voir ce film et … que je n’ai pas forcément les compétences pour voir tout ce qui se cache derrière.

    Mais, alors qu’une polémique semble enfler sur l’apparente simplicité du scénario, simplicité décriée, vous montrez bien que ce n’est bien qu’apparent, même si ce sont des thèmes souvent revisités.
    Pour le Vietnam, la guerre a plutôt était lancée pour arrêter le Communisme chinois, non ? Quant aux Indiens d’Amérique, les colons voulaient leurs terres pour cultiver ; pour eux, un indiens n’était pas vraiment un homme…

    Pour le plaisir que j’y ai pris, c’est aussi beaucoup grâce à la capacité des artistes et techniciens d’Avatar à rendre les Navis habités par une personnalité. Par les gestes et le visage, on voit une personne, humanoïde certes mais quand même bien différente. J’ai remarqué plusieurs attitudes de Neytiri qui sont « belles », comme sa position lors de son combat final contre le « méchant », où elle a une posture de félin. Ou bien lorsqu’elle dit à Jake qu’il est lamentable, elle a un geste magnifique de la main et du regard. Il y a aussi des mouvements de muscles sur le visage.

  3. trex58 Says:

    Je suis réservé sur la nécessité de conserver la culture ancestrale des peuples humains. Certes des langues et des cultures disparaissent, mais l’adaptation au changement le nécessite. Mais, faut-il changer ?
    Ce que je veux dire, c’est que les cultures et coutumes des peuples « primitifs », mais aussi les peuples des pays développés, se sont forgés par la compréhension du monde que ces Hommes avaient. Notre compréhension des mécanisme a radicalement changé. Quantités de traditions sont totalement débiles par rapport à la réalité. Mais il y a également une connaissance des mécanismes complexes naturels et humains. Bref, les sociétés traditionnelles devraient trier dans leur culture et la revisiter à la lumière des connaissances modernes.
    Mais il est bien sûr ignoble que les colonisateurs que nous fûmes ayons détruit des traditions pour les remplacer par les nôtres, qui ne valent pas mieux…

  4. trex58 Says:

    « bons et méchant » : c’est par rapport à une morale. Et les morale ont un périmètre d’application…

    En tout cas, on en parle, mais on n’a aucune information concrète, les peuples qui vivent la Terre et qui ont envoyé cette expédition semblent avoir détruit leur éco-système naturel… Ce qui nous attend ?
    Ce film nous dit aussi que, après avoir détruit notre Terre, nous risquons de le faire ailleurs, partout où nous allons.

    Quant à la femme Navi, elle est bien plus proche de ce que devaient être les premières femmes : révérés par les hommes parce qu’elles donnaient la vie : elles étaient le mystère et la beauté ! Puis, elles sont devenues des poules pondeuse pour fournir des guerriers, puis des objets de plaisir ou de luxe. Avatar montrent des femmes égales aux hommes.

    Revenez faire un commentaire ! Ca m’intéresse !

  5. Talley2008 Says:

    Bonjour Trex58,

    En effet, je ne me suis pas focalisé sur l’aspect technique du film, car je ne possède pas tes connaissances. Techniquement, ce film est génial du point de vue des images, des expressions des visages et des effets visuels (par exemple, le mouvement des plantes dû aux hélicoptères).

    Le point sur lequel tu as raison, c’est sur celui de l’évolution. En effet, je ne prétends pas que le retour à un mode de vie naturelle comme celui des Né’vites soit à préconiser. Par contre, ce mode de vie nous invite à revisiter notre manière de concevoir un autre mode de vie respectueux de notre environnement naturel. Aujourd’hui nous pillons la nature pour en tirer profit. A l’avenir, l’objectif serait d’essayer de trouver un mode de vie où l’Homme, la Nature et la technique soient imbriqués de telle sorte que chacun apporte le meilleur de ses possibilités. L’idéal : l’Homme, la Nature et la technique qui collaborent pour l’émancipation de l’Homme et le maintient des grands équilibres écologiques et climatiques de la planète.

    Cela implique que l’Homme commence par domestiquer son animalité et qu’il soit capable d’accéder à sa nature réellement humaine. Comme nous n’utilisons que 10 à 15 % de nos facultés intellectuelles, nous sommes encore des primitifs sur le plan de l’évolution humaine. Par conséquent, au lieu de conquérir la Nature et les tributs primitives, nous devrions commencer par apprivoiser notre nature animale et éveiller notre nature humaine.

    C’est sur ce point que je suis le plus critique sur le film Avatar. Les Né’vites vivent en osmose avec la Nature. Comme ils ne font qu’un avec elle, ils sont des animaux parfaitement adaptés à leur environnement naturel qui repose sur les lois de la nature. C’est la présence des hommes civilisés « je parle des scientifiques pas des militaires » qui permet de mettre en évidence leur lien primitif avec la Nature. Jack est un marines, vide de toutes connaissances, qui a parfaitement su s’adapter à la culture Né’vite. En effet son entraînement dans les marines l’a préparé davantage que les scientifiques à s’adapter au mode de vie primitif des Né’vites qui valorisent d’avantage la force physique que la connaissance scientifique. Ce qui ne veut pas dire que Jack est un parfait abruti. Au contraire, il a parfaitement su intégrer la culture Né’vite qui repose sur la 8ème forme d’intelligence de Gardner « l’intelligence naturaliste ». Personnellement, je pense que l’idéal serait un scientifique ou un individu avec « un esprit sain dans un corps sain ». De toute manière, plus nous domestiquons notre nature animal, plus nous nous éveillions au monde qui nous entoure (technique, économique, social, culturel, idéologique, naturel, etc…), plus nous apprenons à nous connaître « connaîs-toi toi-même » et plus nous apprenons a vivre en fonction des lois de la Nature, plus nous devenons humain.

    À propos de la notion de « bien » et de « mal », il faut être vigilant avec cette notion qui est à l’origine de nombreuses guerres. C’est au non du « bien » que nous avons envahi l’Irak. La simplification des concepts que nous utilisons pour décrire une situation complexe conduit à des génocides. Pour civiliser un peuple, nous allons le conduire à l’esclavage ou à sa perdition en lui donnant de la bière, des routes et des vêtements (c’est ce que nous avons fait avec toutes les tribus primitives que nous avons rencontrées). L’un des grands problèmes des occidentaux, c’est qu’ils se croient supérieurs aux peuples qu’ils conquièrent. Quand Christophe Colomb a découvert l’Amérique, il croyait être au Paradis. Après quelques années de colonisation, ce Paradis s’est transformé en Enfer pour les indigènes et les colonisateurs. Tant que les hommes demeureront des primitifs sur le plan de l’évolution nous continuerons à exporter notre Enfer dans tous les pays (c’est déjà fait) et sur toutes les planètes que nous coloniserons (c’est peut-être pour demain, si nous survivons aux catastrophes écologiques et climatiques que nous allons provoquer).

    Je m’arrêterais là pour aujourd’hui

  6. trex58 Says:

    Que sont les Navis ?
    Physiquement ils ressemblent à des Hommes. Pourtant, ils en sont assez éloignés. Le fait de pouvoir communiquer avec d’autres animaux, et tous ensemble lors de leurs « cérémonies », au moyen de leur « connectique » issue de leur cerveau, les place sur un autre plan.
    Ils sont capables de penser par eux-mêmes et de décider de leur actes. Mais décident-ils en toute liberté ?
    Qu’est-ce que change en eux cette possibilité de communiquer ? La sincérité, sans doute. Lorsqu’on se « connecte » ainsi aux autres, on accède à leurs pensées et réciproquement. Difficile de cacher ses pensées… Ce qui les rend peut-être incapables de mentir ? Bon, ils ne sont qu’une création…

    « concevoir un autre mode de vie respectueux de notre environnement naturel. » Hummm Le problème est que nous pouvons « concevoir » tout ce que nous voulons, à titre personnel. Hélas, la masse des 6 milliards d’humains avance toute seule dans une direction, et il semble bien illusoire de pouvoir infléchir le mouvement et les faire aller vers un autre mode de vie. La machine s’est emballée…

    Le « meilleur » hélas est le moins probable… L’Homme n’infléchit sa conduite que devant le précipice. Pour beaucoup d’hommes sur Terre, vivre consiste à reproduire une éducation et une culture qu’ils ont reçues. Hélas, cette culture n’est plus adaptée au XXIème siècle. Le plus clair exemple en sont les Religions : cette invention, qui fut utile en son temps, est maintenant clairement une survivance d’idées dépassées et qui ont montré leur dangerosité.

    Non, il est plus probable que nous allons continuer à tout détruire sur la planète, emportés par l’inertie des idées construites aux XIXème et XXème siècles en Europe et aux USA. Chaque Homme sur Terre, lorsqu’il mange à sa faim et a un toit, a pour rêve d’avoir une télé et un téléphone portable… Bon, j’exagère… Mais le modèle des pays « développés » est bien tentant pour le reste de la planète. À nous voir ainsi gros et gras et souriants (enfin, la majorité…), tous les peuples qui vivent durement ont envie de notre luxe. Hélas, la Terre ne peut pas fournir le même niveau de vie Américain, voire même Européen, à tous les Hommes de la Terre.
    Non, l’Homme ne réfléchit guère tant que quelque chose ne lui tombe pas sur le coin de la gueule et lui fait comprendre durement qu’il est allé trop loin. Et qu’il est trop tard… Non, il est bien possible que mes petits-enfants vivent sans télé ni ordinateur ni téléphone ni voitures… pourvu qu’ils mangent à leur faim. Tout peut exploser à partir d’un certain moment… lorsque les tensions sur la nourriture, les ressources naturelles et l’énergie, seront trop fortes.

    Quelle est donc cette « nature réellement humaine » ? Je crains que ce soit difficile à définir… Certains peuples mangeaient d’autres hommes : pour eux, c’était naturel. Certains peuples faisaient des sacrifices humains : pour eux, c’était naturel.
    Qu’est-ce qui nous différencie des animaux ? La pensée ? Les animaux pensent aussi, mais pas au même niveau. La conscience d’exister et de notre mort inéluctable ? D’autres animaux ont conscience de leur personne et savent ce qu’est la mort : éléphant, primates les plus évolués, dauphins peut-être. Mais ont-ils conscience qu’ils vont mourir ?
    Siddhartha Gautama, le fondateur du bouddhisme, ignorait tout de la maladie et de la mort, en tant que Prince Royal à qui ses parents cachaient les réalités de notre nature humaine. La découverte de la maladie et de la mort le ravagèrent…

    Quelle est donc cette nature humaine ? Comme vous le dites, et comme d’autres l’ont dit déjà, nous sommes comme des hommes de Cro-Magnon qui conduisent des voitures… Nos instincts sont encore les mêmes que ceux dont nous avions besoin pour survivre en forêt et pouvoir nous sauver ou nous battre face à un prédateur.

    Mais il y a la … parole. L’Homme est parole. Nous sommes les seuls à pouvoir ainsi transmettre à l’autre nos pensées. Ce qui a permis d’inventer le mensonge ! Le langage du corps ne ment pas (enfin, si, on peut arriver à contrôler son corps, comme le font les acteurs, pour simuler des émotions. Mais ce n’est pas naturel, et cela ne marche que dans un environnement limité). Le propre de l’Homme, ce sont les mots, les phrases, les idées. Et, s’il y a quelque chose à garder du galimatia de Freud, c’est bien que les mots nous soignent : exprimer nos pensées et nos souffrances, cela nous permet de les voir, de nous en vider, et de pouvoir les rendre inoffensives. Le futur de l’Homme sera-t-il de pouvoir communiquer directement, par la pensée, avec les autres Hommes, sans possibilité de mentir et de cacher quoi que ce soit ? Sera-ce la fin du mensonge et des guerres ? La fin de l’intimité… et la transformation en fourmis peut-être… La société des Navis ne seraient-ils pas plus proche des fourmis que de nous ? Hummm Je crains que le peuple Navi ne soit pas vraiment réaliste : je veux dire que leur capacité à communiquer entre eux n’aurait peut-être pas permis à ce qu’ils développent ainsi une telle individualité, ni même le langage.

    Nous sommes capables de raisonner sur l’information, de faire des déductions, d’imaginer ce qui se passe ou va se passer, parce que nous avons maîtrisé la causalité des faits : la Science nous a permis de comprendre tant de choses… Il reste encore beaucoup à comprendre et à apprendre. Mais il n’y a pas de doute que c’est une question de temps : nous savons construire des outils, mécaniques ou logiques, pour analyser et comprendre à notre place. Nous savons construire des machines qui travaillent à notre place. Et nous savons de plus en plus inventer des machines qui comprennent pour nous… Ces machines pourront-elles un jour comprendre la pensée humaine ? pourront-elles reproduire la pensée humaine ? Hummm Je le pense. Ce n’est qu’une question de quantitatif qui créera du qualitatif : capacité mémoire et vitesse de calcul, avec – bien sûr ! – toute une mise en structure logique et logicielle de notre représentation interne du monde et de notre façon de manipuler ces concepts logiques.

    Nous sommes des primitifs nous-mêmes…

    « apprivoiser notre nature animale et éveiller notre nature humaine ».
    Hummm D’accord pour la première partie : nous devons comprendre ces mécanismes instinctifs qui nous contrôlent malgré nous, et – peut-être bien – nous en libérer un peu, voire beaucoup. Hélas, nous risquons ainsi de perdre beaucoup… Qu’est-ce que l’amour ? sinon un mécanisme mis en nous par l’Evolution pour qu’un mâle et une femelle s’associent (temporairement) pour élever un enfant, qui a tant à apprendre dans sa longue enfance… L’amour est une illusion, une petite folie, régie en partie par nos instinct qui répond à des stimulants olfactifs (phérormones) et visuels. Peut-être un jour l’amour disparaîtra de la pensée humaine ? plus proche ainsi des animaux !
    Mais qu’est donc notre « nature humaine » qu’il faudrait « éveiller » ? Je crains qu’il n’y ait pas de « nature humaine » et que c’est un débat déjà ancien. On parle plutôt de la « Condition humaine ».
    Nous avons des possibilités … particulières, grâce à notre gros cerveau et à nos mains. (Ne pas oublier non plus notre particularité sexuelle : l’homme est le seul primate sans os pénien… Cela entraîne bien des choses qu’il ne faut pas négliger… Les animaux n’ont pas ce problème !) Revenons à ce cerveau : l’Homme parle, écrit et lit. Ce qui lui permet de comprendre le monde. Nos enfants ont tant à comprendre et à apprendre pour arriver au niveau de leur parents (enfin, les plus érudits d’entre eux). Pourtant, combien de millions d’enfants de par le monde ne savent pas lire et n’ont pas accès à l’information ? Combien d’enfants ne font qu’apprendre par coeur des livres dépassés et débiles racontant des histoires inventées il y a des centaines d’années et qui leur détruit leurs capacités à raisonner ? Quel gaspillage… Quelle difficulté pour que chaque enfant acquière ce que savent ses parents et … arrive à les dépasser plutôt qu’à les imiter et reproduire leur façon de penser.

    Les Navis n’ont pas de Religion. Ils n’imaginent pas le Dieu de leur planète Pandora, car ils le vivent : Pandora n’est qu’un unique organisme ayant des millions d’Avatar. Chaque être vivant de Pandora est relié aux autres, et à la mémoire stockée en certains lieux. Cette mémoire semble même avoir la capacité d’influer sur le comportement des animaux, de les pousser à combattre et à mourir, à l’inverse de leurs instincts « naturels ». Mais la Nature de Pandora n’est pas la Nature de notre Terre. L’Evolution sur Pandora n’est pas un jeu de hasard…
    Je m’égare.

    Comment, et vers où, l’Homme doit-il progresser ?
    Notre nature animale fait que nous raisonnons selon des modes anarchiques et ignorant les lois de la logique et de la physique. Il y eut et il y a encore des hommes et des femmes qui baignent dans une logique différente, où la Science et les Mathématiques ne sont pas des matières pénibles vues à l’Ecole. Ils pensent autrement. Evoluer pourrait consister à ajouter une nouvelle couche à notre cerveau, qui nous permettrait de garder notre capacité à raisonner même sous stress.

    L’Evolution ? Je la vois dans la philosophie, à commencer très jeune, pour que le sens profond des mots soit parfaitement intégré, avec la vision du « flottement » du sens de chaque mot, en fonction du contexte et de l’histoire de chacun…
    À moins que ce ne soit en abandonnant le langage par des interfaces directes entre les pensées de chacun. La Chine aimera : pouvoir savoir ce que pensent les gens !

    Que c’est compliqué….

  7. Talley2008 Says:

    Vous posez les bonnes questions : Comment et vers où l’homme doit-il progresser… ? Les religions ont longtemps donné un sens à notre vie. Elles nous disaient comment agir et comment penser le sens de la vie, de la mort, d’une catastrophe, d’une épidémie….C’était la volonté de Dieu. Aujourd’hui, nous n’avons plus ce guide pour nous orienter… À l’inverse, nous avons la Science qui nous explique la vie (biologie, physique, neurologie, psychologie, astronomie, etc….). La Science se contente d’expliquer, mais elle ne donne pas de sens pour orienter notre vie. De plus, au lieu d’enchanter le monde, elle le désenchante. Vivre en harmonie avec la nature, avec les religions, voir même avec notre modèle de société marchande, rend la vie beaucoup plus simple. L’aliénation au travail et à la consommation est un mode de vie animal comme un autre. Au lieu de croire en mère Nature, nous croyons au Dieu argent. Métro, boulot, dodo est peut-être un mode de vie abrutissant, mais il a le mérite de faire tenir la société ensemble depuis plus de 150 ans. Il suffit d’avoir la foi et de suivre le chemin qui nous a été tracé sans trop se poser de questions. Heureux les simples d’esprits….

    Le problème apparaît lorsque l’on est sorti des illusions qui enchantent le monde. Tant que nous demeurons enchaînés aux parois de notre caverne et que nous voyons le monde à travers les ombres qui dansent sur ces parois, la vie paraît plus simple. Par contre, c’est au moment où nous nous retrouvons en dehors de la caverne… qu’apparaît le questionnement sur le sens de la vie. Est-ce qu’il y a un sens à la vie ? Il est possible de se poser cette question de manière abstraite. Qui suis-je ? Il est aussi possible de se la poser de manière très concrète : qui suis-je lorsque je n’encombre plus les routes le matin pour me rendre au boulot et que les soldes ne structurent plus le rythme de ma vie ? Quelle est mon identité ? Comment je me présente aux autres ? Comment occuper mon existence ?

    Le langage permet d’assembler des concepts et des mots pour donner un sens aux phrases que nous partageons à l’écrit ou à l’oral. Par contre, la grammaire de nos vie est inscrite dans nos actes, nos relations et les discussions que nous vivons au quotidien. On peut se mentir avec les mots, mais on ne peut pas mentir avec les actes que nous vivons au quotidien, car ce sont eux qui structurent et conditionnent notre vie.

    Personnellement, je voudrais croire que le sens de la vie et de l’histoire serait l’émancipation des facultés de chaque individu. Est ce que cette croyance ne relève pas de ma difficulté à accepter que la vie n’a aucun sens ? Vouloir donner un sens à sa vie, c’est vivre dans l’illusion que nous pouvons orienter tous les actes de notre existence de manière consciente. C’est comme si nous voulions remonter le cours d’un courant à la nage au lieu de nous laisser porter par lui. En fait, nous dépensons beaucoup d’énergie pour faire quelque mètres. Mais dés que nous lâchons notre vigilance ou que nous souhaitons nous reposer pour reprendre des forces, le courant nous emporte à nouveau à notre point de départ. Finalement, nous devons nous battre en permanence contre le courant et nous-même.

    Si l’on revient à Avatar, les Né’vites se contentent de suivre le courant de la vie sans chercher à le changer. C’est l’intervention des terriens, des multinationales et des militaires qui vont contribuer à changer le cours de leur vie. Les multinationales disposent de la puissance technique pour détourner le courant qui orientait leur vie. Les multinationales ont un but, gagner de l’argent, « toujours plus d’argent ». C’est au nom du profit qu’elles commandent aux militaires de détruire l’Arbre mère. Si les terres des Né’vites ne contenaient pas de minerais, il n’y aurait pas eu d’histoire. Au final, les militaires et les industriels se battent pour l’argent, les Né’vites pour défendre leurs terres, les animaux pour défendre la nature, Jack lui se bat par Amour et pour la justice. Finalement, il est possible de regrouper ce qui pousse l’homme à agir et donne un sens à sa vie en trois grandes familles :
    – Un sens neutre et animal : défendre son territoire, sa maison, sa famille, ses enfants, son peuple, la faim et la soif.
    – Un sens humain négatif : la cupidité, l’envie, la vengeance, la revanche…
    – Un sens humain positif : l’Amour, la Vérité, la Justice.
    Encore faut-il trouver une cause juste qui vaille la peine de se battre pour elle…

  8. trex58 Says:

    Notre vie a un sens ! De la naissance à la mort…

    Sans rire, notre vie n’a pas de sens puisque, à la fin, il ne reste rien de notre personnalité, de notre « âme ».

    Quoique… On peut aussi considérer la vie de chacun comme un élément d’un tout qui progresse : chaque interaction – positive ou négative – que nous avons avec les autres change leur devenir. Et, de proche en proche, notre façon d’être et d’agir change les autres et le mouvement général.
    Bon, le problème est que c’est un mouvement « brownien » qui va dans tous les sens et que bien des interactions s’annulent… Parfois, un Gandhi, un Siddhartha Gautama, un Martin Luther King, un Einstein, un Hitler ou Staline ou Mao, etc, passent et transforment radicalement la vie des autres, en bien ou en mal. On peut donc imaginer la venue d’une personne dont l’analyse et la vision du monde dans ses écrits et ses paroles, mais aussi dans ses actes, puisse influer sur le reste du monde et en changer le cours. S’ils n’est pas écrasé avant… Ecrasé soit par un régime qui le met en prison ou le tue, soit écrasé par tout le « bruit » qui pollue nos esprits et nous empêche de penser le monde à notre façon.

    Mais, pour revenir au « sens de notre vie », nous « avançons, jour après jour, tirés en avant par de petits ou grands buts ou rêves : gagner un contrat, finir ce projet, acheter une maison, survivre à la semaine et arriver au week-end, partir en vacances loin de toute cette agitation, être le meilleur, faire avancer la Science, se saoûler la gueule encore pire que la dernière fois, sauter une fille encore, voir le sourire de ses enfants, gagner au Loto, retrouver un travail, changer de voiture, se payer une BMW, partir en retraite, voir son premier petit-enfant, avoir son diplôme, être indépendant et partir de chez ses parents, passer à la télé, écrire un livre, être célèbre, ne plus crever de faim, survivre du Sida ou d’un cancer encore une semaine, etc. Nous essayons de faire la nique à la mort, qui s’en fout et nous nique à la fin.
    Qu’importe, l’important, c’est de participer !
    Ce corps qui nous porte s’enthousiasme facilement pour des petits riens : un orgasme, un bon film ou bouquin, gagner 1000 € au Loto, etc. avant de retomber dans la routine… ou de tomber dans la souffrance ou la déprime.

    Notre vie n’a pas de sens… Et alors ? Chacun de nous peut donc en faire ce qu’il veut, faire ce qu’il veut à chaque instant de sa vie, à condition de ne pas empiéter sur celle des autres.
    À chaque instant, nous pouvons vivre dans l’illusion que notre vie a un sens et qu’il est important de FAIRE quelque chose. Ou bien nous pouvons ACCEPTER que rien n’a de sens, sauf dans une certaine transmission aux autres, et que nous sommes donc libres de choisir ce que nous faisons de notre vie.
    Mais, en ce qui me concerne, bien qu’athée, je suis influencé par les idées judéo-chrétiennes dans lesquelles je baigne. Ainsi, il me semble que chacun de ceux qui ont un don pour quelque chose (musique, peinture, mathématique, humour, …) doit l’exercer et l’améliorer, afin de faire « fleurir » ses dons. Cela peut aboutir à un Mozart ou un Einstein, ou un Ramanujan ou Erdos. Pour moi, les Arts et la Science ont une place à part : les Arts pour la beauté qu’ils nous donnent, et la Science pour faire avancer notre connaissance.

    Notre vie aura-t-elle un sens un jour ? Oui, on peut imaginer – un jour… – que la conscience de chacun puisse être « enregistrée » dans une « mémoire » globale, comme celle des Navis ou celle d’autres civilisations imaginées par les auteurs de Science-Fiction, que j’ai assidument pratiqués : à ce moment-là, chacun peut continuer à être utile à la communauté, en apportant son savoir et sa façon de pensée à cette « intelligence » générale. Bon, à supposer qu’une conscience vicieuse ne puisse pas en prendre le contrôle pour essayer d’utiliser son pouvoir pour retrouver un corps ! Oui, le rêve de chacun de nous est peut-être bien d’être éternel… Eternel pour quoi faire ? Se faire chier pendant un temps infini à se dire que, franchement, on peut bien remettre ce qu’on voulait faire aujourd’hui à demain, puisque chaque « aujourd’hui » aura son « lendemain » ! 🙂 Bon, sauf que notre Soleil va exploser dans quelques milliards d’années… Non, moi je préfèrerais renaître avec l’expérience que j’ai acquise, mais sans me souvenir d’avoir déjà vécu. C’est ce que certains appellent la « réincarnation », non ? Sauf que ceux qui y croient sont dans l’illusion…

  9. trex58 Says:

    Bon, je me suis égaré…

    Revenons à : la Religion et à la Science. Vous disiez des Religions qu’elles nous guidaient et que la Science nous explique le Monde et notre vie mais sans nous donner de mode d’emploi, sans nous guider.
    Les Religions nous emprisonnaient. Les Religions sont des parasites qui ne survivent que si le groupe humain qu’elles ont parasité survit et croît. Elles ne nous guidaient pas : elles nous abrutissaient et nous empêchaient, nous interdisaient, de vouloir voir le monde tel qu’il est et non tel que certains l’avaient imaginé à une époque où l’ignorance était universelle.
    La Science nous ouvre les yeux. Mais, si nous nous libérons de la surveillance et de l’autorité des Religions, nous n’avons rien trouvé encore pour les remplacer. À part la philosophie. Mais la philosophie n’apporte pas de réponses ! Elle emmerde la plupart des Européens et Américains : penser soi-même à ce qu’est notre vie au lieu de suivre simplement des idées écrites et qu’on peut suivre sans se prendre la tête, quelle horreur !

    La Science désenchante le monde… Oui, la Science détruit plein d’illusions qui enchantaient notre vision du monde et la rendait complexe et incompréhensible et où chacun pouvait voir ce que son imagination (et quelques drogues…) voulait voir.
    Mais faut-il regretter l’enchantement Walt-Disney-ien des enfants que nous étions ? Dans toutes les tribus primitives, il y avait des rites de passage dans les différentes « vies » de chacun : enfance, adolescence, adulte, vieillard. Evoluer, cela pourrait aussi réussir à contenir la nécessité de l’enchantement chez les enfants, et leur permettre de se déciller à l’adolescence ? Hélas, cela n’en prend pas le chemin… À 20-25 ans, nos enfant sont, pour la plupart, de grands enfants qui n’ont pas encore compris qu’ils vont mourir et qu’il leur faut se demander quoi faire de cette vie…

    Beati pauperes spiritu !! Oui, ne pas se poser de questions et suivre les règles que nous donnent (imposent !) les religions, c’est plus facile. Mais, maintenant que beaucoup d’entre nous ont pris goût à décider par eux-mêmes (dans le respect des autres), il sera difficile de revenir dans le troupeau de brebis que les religions monothéistes veulent continuer à conduire (vers où ? vers la connerie !).

    La « nature humaine » consiste donc peut-être à sortir de cette condition animale où l’on vit sans réfléchir, suivant soit une religion, soit le culte de l’argent et des soldes. Mais c’est un chemin difficile entre l’abrutissement par le travail et l’abrutissement par la stagnation intellectuelle. Certes, les moines bouddhistes sont maîtres dans l’art de réfléchir, mais on oublie de se rappeler que leur société divisait le peuple en 3 tiers-états : nobles, religieux, et le peuple nourrissant les 2 premiers ! Ca me rappelle étrangement ce qu’il y avait en France avant 1789…

    Ce qui est difficile à atteindre, c’est le « juste milieu » entre deux ravins qui nous attirent, disait Bouddha. Rester dans le « bon » chemin du milieu ne consiste pas à appliquer des recettes, mais à chercher par soi-même dans quelle direction notre prochain pas ira. Ce qui est à l’opposé des religions qui voudraient nous imposer un « destin » (fatum) dicté par les Dieux. Notre vie serait entièrement prévue et dirigée par un ou des Dieux ? Qu’ils aillent se faire foutre avec leurs conneries dépassées ! Nous sommes bien l’auteur du chemin dans lequel notre vie avance. Et cela fait peur… Il est bien plus simple de suivre un chemin qui nous est imposé. Ramanujan était un brahmane et les chiffres faisaient partie de sa vie, alors qu’un intouchable était condamné à jamais à ramasser la merde des autres. Combien de cerveaux extraordinaires se sont fânés parce que nés dans la mauvaise caste ? Et cela existait chez nous aussi : fils de boucher, tu seras boucher ; pareil pour les bourreaux aussi, de père en fils. Aujourd’hui, chacun de nous peut, s’il en a les capacités et la volonté, devenir ce qu’il veut. C’est là une vraie révolution. Mais cela fait peur… Fils de scientifiques et ne pas être doué pour les études et ne pas pouvoir être à la « hauteur » de ses parents, cela peut rendre fou (je connais un exemple…).

    Il n’y a pas de sens à la vie ! L’accepter rend les choses plus simples ! Si tous les abrutis qui ont consacré leur vie à se demander quel sens Dieu avait donné à leur vie avaient plutôt consacré chaque instant à comprendre le monde et à utiliser ces connaissances pour que l’ensemble de la communauté vive mieux (physiquement et psychiquement), on n’en serait pas là, avec des milliards de fous qui croient en Dieu.

    Qui suis-je ?
    Que dois-je faire de ce temps que sera ma vie (enfin, ce qu’il en reste !) ?
    Le « Qui suis-je ? » me semble bien trop théorique.
    Le « Que dois-je faire de ma vie ? » me semble bien plus profond et utile : se poser, chaque matin, la question : que vais-je faire de cette journée semble plus efficace. Quoique… franchement, ça me ferait chier de me demander quoi faire de ma journée, dans la mesure où je dois aller travailler et que, lorsque j’ai des vacances, je ne sais pas quoi en faire ! Mais c’est un souci plutôt personnel…
    En tout cas, donner à chacun le goût à se poser des questions et la capacité à voir quelles sont les questions pertinentes et importantes ainsi que des pistes pour chercher par eux-mêmes les bonnes réponses, voici une voie intéressante d’évolution. Alors, quand on voit les petits japonais s’abrutir à l’Ecole, et quand on voit les nôtres refuser de travailler à l’Ecole, on se dit que c’est mal parti…
    Il ne suffit pas d’avoir de bonnes idées… Il faut aussi voir la réalité des choses : les gens ont envie de progresser quand ils voient qu’ils vivront mieux ensuite. Dans nos pays « civilisés », la majorité vit déjà bien douillettement : aller faire la queue aux « Restos du coeur », ce n’est pas comme manger des galettes de boue pour tromper sa faim…

    Oui, la différence fondamentale entre les mots et les actes… Mais, pour bien agir, peut-être faut-il déjà bien penser ? Et, surtout, être en état d’utiliser toute la puissance de notre cerveau : dormir insuffisamment, être sous l’influence de drogues plus ou moins légales, avoir le cerveau surchargé d’idées diverses qui tourbillonnent, ou avoir un besoin irrépressible de zapper parce que cela donne un plaisir (une addiction) à notre cerveau : tout cela nous rend incapable de bien penser et de dire et faire ce qu’il faut. Je connais bien… Si je critique si durement la folie des religions, c’est bien parce que j’ai été fou autrement…

    « l’émancipation des facultés de chaque individu » ? Oui, c’est ce dont j’ai déjà parlé plus haut : que chacun découvre et amplifie ses capacités propres, que chacun réalise son potentiel. Et je me suis demandé si ce n’était pas une idée induite par notre « civilisation » judéo-chrétienne. Finalement, l’essentiel ne serait-il pas de tout mettre en oeuvre pour que la souffrance (physique et psychique) globale de toutes les créatures de cette Terre soit minimale ? Les moines bouddhistes balaient devant eux pour éviter d’écraser de petites créatures… Sympa, mais peut-être feraient-ils mieux de cultiver un jardin pour nourrir les malades ou les handicapés ?

    Notre vie n’a pas de sens. Mais on peut vouloir la diriger ! « Vouloir donner un sens à sa vie », c’est se rebeller contre l’absurde de nos vie, c’est la prendre en main avec la pleine conscience que, pour nous, le résultat sera le même : l’annihilation de notre corps-âme, mais que, pour les autres, nous pouvons être utile. Une illusion de plus… Mais on peut considérer, comme je le disais plus haut, que l’Homme avance et que certains d’entre nous peuvent infléchir le sens de notre progression. De grands écrivains, comme Camus, en ont eu le pouvoir. Mais qui lit Camus aujourd’hui ? La « prise de tête », ce n’est plus à la mode !

    « Se battre contre le courant » ou pas ? Certains peuples, animistes, se laissent porter par le courant… et les traditions.
    L’Homme actuel est bien différent des peuples primitifs ou même des européens d’il y a 20 siècles : nous sommes libres de penser comme nous voulons et de tout remettre en cause. Cette nouvelle liberté (par rapport à une Religion qui dicte chaque instant de la vie d’une personne, comme la religion juive) me semble révolutionnaire, et à préserver… face à la montée des religions, comme l’Islam, et face à la folie genre Chine, qui transforme les hommes en insectes qui n’ont pas le droit de penser.

    Pour revenir aux Navis, comme je l’ai dit plus haut, en y réfléchissant bien, il me semble que leur société n’est pas possible. Je veux dire que certaines parties de ce que Cameron a imaginées sont incohérentes avec d’autres. Entre cette capacité à se « connecter » avec Pandora ou entre eux, et leur individualité clairement montrée, l’Evolution aurait dû sans doute choisir l’un ou l’autre. Mais je ne suis pas un expert…

    Trois grandes familles pour donner un sens à sa vie ?
    1) Un sens neutre et animal : défendre son territoire, sa maison, sa famille, ses enfants, son peuple, la faim et la soif.
    2) Un sens humain négatif : la cupidité, l’envie, la vengeance, la revanche…
    3) Un sens humain positif : l’Amour, la Vérité, la Justice.

    Le premier sens me semble être la vie de « robots », qui n’ont guère de conscience et obéissent à des instincts.
    Le premier sens est peut-être bien lié à notre culture occidentale (voire protestante, racine du capitalisme peut-être) et à la folie induite par les religions mono-théistes.
    Pour le troisième :
    – l’amour est une illusion, créée par nos instincts d’animal grégaire et devant être « lié » par des « affects » à ceux de son groupe afin de les assister.
    – la vérité n’existe pas, parce que jamais nous ne saurons exactement ce qui se passe en chaque lieu et à chaque seconde, et parce que chacun voit les choses par le filtre de son esprit et que chacun croit voir la vérité.
    – la justice est liée à la connaissance de la vérité et à des règles de vie en société, construites pour punir et dissuader les gens de faire des actions nuisibles aux autres ou à la société.

    Que nous reste-t-il ?
    Rien. Sauf l’Art peut-être : pouvoir faire naître des émotions chez les autres par une peinture/photographie ou par une poésie. Mais nos yeux nous trompent. Mais notre compréhension d’un texte est fonction de tous les autres textes que nous avons lu.

    Et tout est impermanence.

    Alors, maintenant que j’ai tout détruit et qu’il n’y a plus aucune raison de vivre et de donner un sens à sa vie, que faire ?
    Faire la nique à la mort ! La regarder droit dans les yeux et lui refuser le plaisir de nous « accueillir » sans que nous ne nous battions … vainement.
    Rappelez-vous ces samouraï qui poussaient la folie de l’obéissance jusqu’à se suicider après la mort de leur maître. Dévouement ? Folie ? Propagande pour générer des hommes serviles ?

    Comme a dit notre ineffable Jacques : « Chaque pas est un but », vers le néant.
    Heureusement, notre corps est là pour nous ramener à l’essentiel : il me faut préparer mon repas, manger, faire la vaisselle. En conscience. Manger non pas pour me débarrasser d’une activité nécessaire mais pénible, mais parce que rien n’a de sens et qu’il faut donc peut-être revenir à l’essentiel : aller doucement et nous occuper de notre corps comme d’un bon compagnon, qu’il faut traiter du mieux possible… sinon il se venge !

  10. trex58 Says:

    Et, en passant tant de temps sur ce Blog, et en écrivant tant de mails à tant de personnes, ne suis-je pas en train de gaspiller mon temps à des activités inutiles ? Peut-être ferais-je mieux de regarder plus la télé, d’aller faire les soldes, de faire un grand voyage au bout du monde, … 🙂
    Entre ne rien faire et faire quelque chose, quelle différence à la fin ?
    Par exemple, pourquoi vouloir battre le record du nombre de décimales calculées du nombre Pi ? Pour la gloriole ? Pour la Science ? Pour les hormones jouissive que le plaisir (éphémère) d’avoir fait quelque chose de rare et d’unique procure ?
    Notre cerveau nous trompe : l’utiliser comme un forcené pour faire certaines choses nous donne du plaisir, comme une addiction. Ne rien faire et regarder la Nature nous calme. Sauf que, c’est l’Hiver !, et qu’il pleut dehors et qu’il fait froid ! Au printemps, j’irai marcher en montagne, au soleil, et les pieds dans l’herbe. Et, me concentrant sur le placement adéquat de mes pieds entre les cailloux à chaque pas, utilisant mon corps pour ce qu’il est fait pour : marcher, ne serai-je pas plus dans le coeur de ma vie réelle, là-haut à un sommet, que devant ce clavier ? Sûrement ! Mais nous ne sommes pas au printemps !

  11. Le sens de la vie « Tony's Blog Says:

    […] dans les commentaires du billet Avatar !!, Talley2008 et moi-même avons dérivé d’une discussion sur le film Avatar et sur le monde […]

  12. trex58 Says:

    Ecouter la chanson de Cabrel : « Des roses et des orties » :

    https://trex58.files.wordpress.com/2010/01/desrosesetdesorties.pdf

    On ne laissera pas grand-chose
    Que des roses et des orties

    Mais puisqu’on est lourd
    Lourd d’amour et de poésie
    Voilà la sortie de secours

  13. Avatar + « Tony's Blog Says:

    […] Voir le premier billet sur Avatar. […]

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