Archive for décembre 2009

Voeux

2009/12/31

En fin décembre – début janvier, il est de tradition d’envoyer des voeux à ses amis.
L’an passé, j’ai envoyé presque 30 cartes de voeux à mes amis et famille. Je n’ai reçu en retour que 2 cartes…
Conclusion : Cette année, je vais penser très fort à mes amis, en leur souhaitant une bonne année ! 🙂

Parler ou pas ?

2009/12/30

En société, mieux vaut la fermer et passer pour un con que l’ouvrir et ne laisser aucun doute…

(« Rire et Chanson »)

J’ai échappé aux marrons glacés !

2009/12/29

J’ai réussi !! J’ai réussi à ne pas manger de marrons glacés ce Noël ! Pourtant, la boîte était là, entr’ouverte, offerte à tous…
Flash-back : 25 années de Noëls et 1er de l’An passés chez belle-famille, avec foie gras, saumon fumé, chapon, purée truffée, sanglier, büche, champagnes, vins rouges et blanc et liquoreux, chocolats et … marrons glacés, avaient fini par ajouter 13 kilogrammes de trop à ma silhouette. Quand, lors de chaque fête de fin d’année pendant 25 ans, on prend 2 ou 3 kg qu’on essaye vainement de perdre entièrement lors de l’année qui s’écoule ensuite, il en reste toujours quelque chose : la haine du marron glacé, qu’on avalait, par ennui, lorsqu’il pleut dehors et que tout le monde est nauséeux entre deux goinfreries. Marron glacé, ennemi de mon tour de taille et de ma silhouette, je te hais. Et, enfin aujourd’hui, je t’ignore, ignorant les rappels à l’ordre : « mais… tu ne manges pas de marron glacé ?! Ils vont s’abîmer ! Allez, un, juste pour le plaisir… » Mais, quel plaisir ? Pour une 1/2 heure passée pendant les fêtes à machouiller ce mélange de sucre et de … sucre, on passe des heures et des jours ensuite à scruter avec inquiétude la balance et à se forcer à manger un peu moins et à faire plus de sport pour… perdre les kilogrammes stockés sur le bide en une semaine de folie carnassière et sucrière, qui font que fermer le dernier bouton de son pantalon est une bataille qu’on ne veut pas perdre à cause de la nécessité ensuite de renouveler toute sa garde-robe. Je hais les marrons glacés ! D’ailleurs, je leur préfère les chocolats, très noirs ! Cinq chocolats noirs, seulement, cette année, ouf !
Les fêtes, c’est forcément fait pour se goinfrer ? Il y a des familles qui sortent des fêtes sans avoir gonflé ? Je l’espère…
Bon, revenons à nos 69 kg… J’ai quand même pris un kg, merde…

Noël

2009/12/27

Noël, c’est pour les (petits) enfants.
Lorsque les enfants sont grands, adultes, cela devrait être interdit !
En tout cas, ne pas passer Noël chez soi parce qu’on n’a plus de famille, c’est plutôt pénible…

Joyeux Solstice d’hiver !!!

2009/12/24

Bon et joyeux solstice d’hiver à tous ! Les jours rallongent ! Hourrrrrraaaaaa!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Desproges

2009/12/24

« Ma femme est très portée sur le sexe…
dommage que ce ne soit pas sur le mien…
« 

Avec le temps

2009/12/20

Léo Ferré

Léo Ferré

C’est vrai, on l’a un peu oublié. On se souvient plus de Brassens, ou Brel. Pourtant… sa production artistique fut bien plus longue et plus riche que les leurs. Musicien et poète.

Je viens d’ajouter la chanson « Avec le temps » à la page Poésies.

Cette chanson est… insupportable, tant elle dit et répète ce qui est notre vérité : ce temps qui passe et nous engloutit, nous et nos amours. Ces amours, qu’on croyait éternels, et qui passent. Ces êtres aimés qui sont partis et dont on se souvient si mal, qui s’évaporent doucement de notre réalité et de notre mémoire, engloutis dans le temps passé qui se referme derrière… La vie comme une onde sur le temps qui un jour s’arrêtera sur une plage de sable noir.

Lili a dit (pour l’amour non réciproque) : Pourquoi ne pas s’éloigner instinctivement de ce qui fait souffrir ? Et je lui ai répondu : parce que la souffrance est une preuve indubitable qu’on est vivant. Mieux vaut souffrir du passé qui n’est plus que de n’avoir rien vécu qui vaille la peine de s’en souvenir et de le pleurer. Pas de tristesse en moi. Je dis ces mots sans souffrir. Simplement, c’est la vérité et rien ne sert de se le cacher. Au contraire, savoir intensément la valeur de l’instant présent permet sans doute de mieux le vivre, d’être plus conscient de son impermanence, de sa beauté éphémère. Bien sûr, on (Maria…) me dit qu’il me faut cesser de m’analyser, de réfléchir à ces choses-là. Mais je ne fais pas que cela ! Je chante, je lis, je sors dans la rue photographier la vie, je vais me geler dans les rues et risquer de me casser la figure sur ces trottoir enneigés et glacés. Je prends des risques ! 🙂 À chacun le choix de consacrer son temps à ce qui lui semble bien, à ce moment. D’autres aiment aller faire la queue aux télé-sièges, pour vivre ensuite l’ivresse passagère (et les fractures longues) des descentes sur les pistes glaciales, glacées et glissantes… À chacun ses choix pour passer le temps qui, de toute façon, passe tout seul. La meilleure façon, peut-être, de le voir passer moins vite est, parfois, de s’arrêter de bouger et de faire, et de regarder… le temps qui passe, doucement, pulsation après pulsation dans nos veines, une par seconde pour moi, voire moins. Tant que ça pulse ! Allez, je vais sans doute essayer d’apprendre « Avec le temps »… Pas facile… car il faut avoir bien souffert pour pouvoir la chanter. Ai-je assez souffert pour être à la hauteur ? Pas sûr… Mais je préfère quand même la chanter mal… que trop bien.

Léo Ferré

Avatar +

2009/12/17

Quelques mots de plus sur le film Avatar.

Le budget (237M$ pour le film et 150M$ pour la publicité) n’est pas énorme (le film le plus cher jamais réalisé fut « Guerre et Paix » en 1967 : 700M$ actuels). Apparemment, les expériences précédentes de Cameron lui ont permis d’expérimenter les techniques nécessaires et de faire Avatar avec des solutions techniques au point, dont sa caméra 3D, qui a coûté 14M$ à concevoir, mais qui lui rapportera beaucoup plus.
Ce qui est surprenant, c’est que le film sorte d’abord en France, le 16/12, puis aux USA, le 18/12, sur 2500 écrans 3D. Mais, apparemment, il n’y aura pas de vraie concurrence pour ce film cette semaine-là, et les étudiants seront en vacances.
Bref, côté financier, le film devrait être bénéficiaire. Déjà, moi je pense aller le revoir une ou deux fois…

Côté scénario. Le titre « Avatar » ne correspond pas vraiment à la réalité du film. Le héros, Jake Sully, ne s’incarne pas en son Avatar, puisqu’il a déjà un corps. Simplement, il contrôle à distance son Avatar. D’ailleurs, rien n’est dit sur cette mystérieuse technologie… Que, dans le labo, l’humain puisse prendre contrôle de son avatar, on peut l’imaginer. Mais, à grande distance, comment cela opère-t-il ? Mystère. C’est pas bien grave, juste un détail.
Jake n’est pas un Dieu. Il est même un sous-homme aux yeux des autres, puisqu’il est handicapé, jambes mortes. Mais, justement, son handicap est le moteur du film. Retrouver l’usage de ses jambes, même à travers un avatar, lui procure une joie immense. Se trouver adopté par un peuple, faire partie d’un groupe, être accepté et reconnu par les autres, pour sa valeur et son courage, et pour sa tendresse, le transforme. Il n’était plus grand chose dans son monde terrien, malgré son courage et sa volonté ; là, sur Pandora, il peut commencer une nouvelle vie, dans un corps neuf.

Pandora : pourquoi ce nom ? Parce que, Pandore ayant laissé échapper de la jarre : « la Vieillesse, la Maladie, la Guerre, la Famine, la Misère, la Folie, le Vice, la Tromperie et la Passion », il ne restait plus dans la jarre refermée que : l’Espérance ? C’est l’espoir que les Humains ont trouvé sur cette planète ? L’espoir de résoudre leurs problèmes d’énergie sur Terre ? Bon, là non plus, le film ne dit rien sur le voyage, la distance Terre-Pandora.
Mais, d’après Wikipedia, ce qui reste dans la jarre, c’est : « ἐλπίς / e̍lpís, qui se définit comme l’attente de quelque chose, l’anticipation, voire la crainte irraisonnée ; ainsi les Elpides sont les divinités des craintes. Grâce à la fermeture opportune de la jarre par Pandore, l’humanité ne souffrira que des maux, et non pas de l’attente de ces maux, qui est probablement le pire de tous. » Donc, Pandore avait bien fait de refermer la jarre, et il ne faut pas la rouvrir. La Mort n’est rien si l’on ne songe pas à elle à tout instant dans l’attente de sa survenue.

Le peuple humanoïde de Pandora s’appelle les Na’vi. Un peuple de chine, mais non chinois, s’appelle les Na’xi. Et son mode de vie est unique, puisqu’il n’y a ni mariage ni paternité. Coïncidence ?

Religion et croyance. Ici, la Religion des Na’vi se base sur une réalité qu’ils touchent et vérifient chaque jour : ils communiquent avec une entité mémorielle répartie sur la surface de la planète. On peut véritablement imaginer qu’un seul organisme vit sur Pandora, mais éclaté en multiples avatars. On peut aussi se dire que chaque « individu » n’a pas son entière liberté. Mais l’idée que la personnalité des morts soit intégrée dans la mémoire de la planète n’est pas nouvelle. D’autres livres de SF ont imaginé cela, en plus complexe : les personnalités des morts vivent encore après, mais se fondent peu à peu dans l’ensemble, la perte du corps entraînant un flétrissement de l’individu.
Bref, dans Avatar, la Religion ne se base pas sur des idées, des rêves, la folie, mais sur une réalité tangible. Ce n’est donc ni une Religion ni une croyance, mais leur vie même. Ceci pour désarmer ceux qui voudraient faire le parallèle avec notre Terre : nous n’avons pas d’appendice sortant de notre cerveau pour nous connecter avec d’autres animaux ou pour communier avec nos semblables et la mémoire de l’être unique qu’est l’éco-système de Pandora ! Bref, Avatar ne montre pas une Religion parfaite et idéale, il montre une réalité organique autre où nos rêves sont possibles mais où les habitants ne rêvent pas, car ils communiquent, tous ! et pas seulement des « élus », avec l’être central.

Et le Sexe ?! Mais où donc est le sexe dans ce film ? À part quelques chastes bisous, même pas de caresses, pas de déshabillage ! Sans rire, l’apparence des Na’vi est bien proche de la nôtre… Mêmes seins, camouflés sous des décorations et des lanières utilitaires, pour faire plaisir à la morale débile du cinéma américain ? qui refuse de montrer les pointes des seins ?
Bon, on aurait aimé, même de loin et dans le noir, entendre les râles de plaisir de Neytiri ! 🙂 Et puis, on aurait aimé savoir si la verge des Na’vi ressemble plus à celle des Gorilles ou à celle des humains ! Histoire de savoir quel est le mode de structuration de la société Na’vi. Mais, apparemment, ils vont par couple, où chacun choisit l’autre. Ah la la, encore un avatar de la morale judéo-chrétienne où l’idéal sexuel et relationnel est le couple, pour la vie. L’homme et la femme semblent égaux. Pourtant, la taille supérieur des mâles (le dimorphisme sexuel) semble montrer une compétition entre mâles pour conquérir les femelles !
Et puis, on ne sait même pas si les Na’vi sont ovipares, ovovivipares, vivipare ? Avoir des seins pour donner le lait n’entraîne pas forcément de donner naissance à un enfant vivant ! Enfin, ils semblent être mammifères, mais ces seins féminins sont là peut-être juste pour le rôle sexuel ?!
Quant à la queue, qui ponctue l’humeur de son propriétaire, elle ne semble pas assez solide pour contribuer à l’escalade des arbres. Mais c’est très décoratif !
Quant aux yeux, j’adore ce jaune reptilien sur cette magnifique peau bleue.
Enfin, où sont les instruments de musique ? Comment peut-on être humanoïde sans taper sur un tronc ou faire vibrer une corde ?

Un livre a été édité pour résumer le film.

10 janvier 2010 : Christophe Gans décrypte Avatar (17mn), avec des extraits.

Le Livre

Voir le premier billet sur Avatar.

Mort Deuil Beauté

2009/12/17

J’ai écris ces lignes à une amie, pour l’aider à se relever de la mort de son compagnon. J’ai enlevé les prénoms. Elle ne lit pas ce Blog.
J’ai besoin de les mettre ici, car j’avais ces mots en moi et elle n’était que l’occasion pour moi de parler, enfin, de la douleur de la perte de mon épouse, même si je ne rentre pas, toujours pas, dans les détails de l’enfer qu’elle a vécu. Aragon, dont je parle à la fin, sait parler de l’enfer (les guerres : 14-18, etc.), du vrai enfer, qu’il a vu de près, dont il a senti l’haleine sur lui.

J’avoue dormir profondément… Bon, je me couche tard (minuit), mais je me lève quand … je suis réveillé, sans réveil. Cela m’aide, je pense, de pouvoir finir mes cycles de sommeil, avec un réveil naturel. En plus, comme il fait bien froid et que je baisse pas mal mon chauffage, il ne fait que 18° et je me mets en chien de fusil pour dormir, comme un loir. Maintenant que mes acouphènes vont mieux, ils ne me réveillent plus après seulement 6, 5, voire même seulement 4 heures de sommeil. C’EST SI BON ! Je crois que mes tensions musculaires viennent en partie de là : un manque de sommeil sur plusieurs années. Enfin, ça va mieux. Je te souhaite de trouver, toi aussi, un sommeil plus calme, apaisé. Mais, pour cela, il te faut déconnecter tes souvenirs de ton compagnon des souffrances que tu as eues de sa mort. J’ai employé cette image avec ma psy, qui a approuvé : les neurones qui stockent nos souvenirs créent des connexion avec divers centres de notre cerveau, dont ceux qui se chargent de nos émotions. La souffrance que nous avons subie a créé des connexions nouvelles avec les neurones en charge des émotions négatives, connexions qui perdurent et s’auto-entretiennent. Revisiter ses souvenirs, calmement, en épuisant ses larmes, en retrouvant – sans regret – les moments passés heureux que nous avons vécus, permet de défaire ses connexions douloureuses, qui se ravivent lors du sommeil. Penser autrement à ses souvenirs, en raviver les belles couleurs, plutôt que de se morfondre de les avoir perdus, d’avoir eu le fil de cette vie heureuse coupé en plein milieu. Penser au présent, à ses enfants, à la vie, au soleil, au bonheur d’être, tout simplement. Accepter que le passé n’est plus, revenir au présent. Accepter activement que le passé n’est plus, pour revenir au présent. Accepter. C’est pas facile… L’amnésie n’est pas une solution ! De toute façon, on n’oublie pas… Cela reste dans un coin. Autant voir le côté positif des choses : nous avons vécu de belles choses, nous avons transmis la vie en nos enfants. Et se dire que celui qui n’est plus aurait voulu qu’on reparte dans la vie. Je n’ai plus mal… Cela me trouble de le dire et de me dire que, oui c’est vrai, je n’ai plus mal de sa mort. Oui, bien sûr, il ne faudrait pas que je gratte trop fort ma cicatrice pour avoir mal et que les larmes reviennent… Mais je n’ai plus ce besoin, ce désir, de me retourner vers le passé. J’ai franchi une étape. J’ai tourné la page. Cela fait bizarre de parler ainsi. Mais je ne fais pas comme si elle n’avait jamais existé, ni comme si je n’avais pas assisté, pendant chacun des 150 jours de sa maladie, à son agonie. C’est toujours en moi. Simplement, je n’y pense plus. Et, quand j’y pense, cela ne me tourmente plus. Je pense à d’autres choses. Je cherche la beauté, qui me remue profondément et me fait beaucoup de bien. Je me tourne vers les autres. Et, bien sûr, je cherche la compagnie des femmes. Car, si sa personne me manque, la tendresse et le regard d’une femme me manquent aussi. Et ce besoin d’exister pour quelqu’un est en nous depuis notre plus tendre enfance. Et ce désir d’un(e) compagnon/compagne est en nous depuis notre adolescence. Laisser nos instincts reprendre le dessus, redevenir neuf et chercher une douce compagnie, pour un jour ou quelques jours ou pour plus longtemps, c’est un témoignage de vie, de réalisme, d’acceptation de notre nature humaine, de force, de vitalité, c’est un coup de pied au cul de la mort et à l’absurdité de notre vie. Permettre à ce corps, qui est à la fois notre véhicule et nous-même, de réaliser encore ce pour quoi il est fait et qu’il mérite : apprécier le ciel bleu, la forêt, la lumière du matin et du soir, la belle musique, les sensations douces ou fortes que notre corps apprécie, pour être, dans le présent, dans cette vie. Alors, écoute de la belle musique. La musique aide à calmer son esprit. Notre cerveau est naturellement construit pour suivre le rythme et les détails de la musique. Si la musique est profonde, complexe et belle, si elle est calme et vive, si elle est à taille humaine (peu d’instruments, une voix belle), alors elle contribue au calme en nous, si l’on se concentre profondément, si on l’écoute avec tout son être, si l’on ne fait que ça, assis devant les enceintes, les yeux fermés, à suivre le rythme et la beauté d’une musique envoûtante qui nous calme par sa beauté, qui chasse de notre esprit toute autre pensée, qui ralentit la pulsation de nos pensées et les ramènent à un rythme que nous pouvons plus facilement contrôler, comme une sorte de méditation. Mais je ne parle pas de ces musiques dites de relaxation, qui sont vides de richesse, ou de ces musiques du bouddhisme, qui endorment, par leur vide insupportable, et qui nous exproprient de notre vie. Enfin, à chacun ses goûts pour la musique… mais il faut aussi savoir découvrir autre chose, se concentrer pour dépasser l’impression première – déconcertante par la nouveauté de la forme – et pour voir la beauté cachée derrière les apparences. La beauté soigne, peu à peu. Marches en montagnes. Poèmes. Musiques. Danse. Peinture. Chant. Films. Ecriture. Voyages. Etc. À chacun de retrouver la beauté qu’il aime et de l’utiliser pour s’aider à calmer ses tourments…
J’ai « Le roman inachevé » d’Aragon à continuer. Des poèmes, écrits quand il avait presque 60 ans, et où il revisite sa vie, sans tristesse, sans regret, comme s’il feuilletait un vieil album, avec tendresse et joie d’avoir vécu tout cela, prenant les malheurs comme ils sont venus et repartis, avec un mélange de calme, de froideur, mais aussi d’enthousiasme, beaucoup de courage, alors qu’il fait le bilan de sa vie. Alors, si l’on peut, à l’automne de sa vie, revoir (assez) tranquillement les bonheurs et malheurs passés de sa vie, on peut – comme toi en plein été de ta vie – repartir pour de nouvelles et belles aventures. Mets des mots. Ecris. Parle. L’Homme est parole.

Du coq à l’âne

2009/12/17

C’est bizarre. En regardant tranquillement les billets que j’écris, je constate clairement que je passe de sujets graves et profonds à d’autres, bien plus légers. Puisque ce Blog est le reflet de mes émotions, et puisque que je n’écris que parce que j’ai le besoin d’écrire, et pas pour remplir l’espace ou améliorer les statistiques de lecture de ce Blog, c’est donc bien que ma pensée et mes centres d’intérêt sautent d’un sujet à l’autre, virevoltent, et passent de la plus grande gravité à la bêtise et à l’enthousiasme d’un enfant face à un nouveau jouet. Tant qu’il en est ainsi, je ne m’en priverai pas… Quant à mes débordements, le simple fait de les dire me permet de mieux cerner les limites.