Archive for novembre 2009

Minarets, ou pas ?

2009/11/30

La Suisse vient d’interdire la construction de minarets. Et Kouchner s’offusque et trouve cela intolérant.
Désolé, face à une religion intolérante et dangereuse, il faut être intolérant. Et ce sont toutes les religions (croyant en Dieu ou aux miracles) qui sont intolérantes et dangereuses, par définition même.

Quoi ? Je suis intolérant vis-à-vis des religions ? Oui. Mais qui a dit que la tolérance est une vertue ? Face au danger, il faut savoir s’opposer.
Les religions rendent fou et transforment l’Homme en mouton docile et abruti, lui refusant le droit de réfléchir et de penser autrement. Voulez-vous revenir à l’époque bénie des croisades, de l’Inquisition, des massacres excusés parce que l’autre (le voisin) donne un nom différent à un dieu imaginaire ?
Quant à l’Islam, citez-moi les pays démocratiques où l’Islam est la religion dominante.

Blague

2009/11/29

Nietzsche, athée notoire, vient de mourir. À sa grande surprise, il se réveille et est présenté devant Dieu.
À celui-ci, qui lui souhaite la bienvenue au Paradis, Nietzsche répond : « Putain… Encore ce cauchemar et ce connard !« .
Et il se réveille, dans son lit.

(Et oui, on peut insulter ce qui n’existe pas… Le problème, c’est que ceux qui y croient se sentent insultés… Mais ils ne devraient pas puisque, n’y croyant pas, je vocifère contre un être qui n’existe pas, et qui donc ne peut pas être celui auquel ils croient, puisqu’ils croient qu’il existe. C’est clair ? C’est très clair en tout cas que les religions rendent fou, ça, c’est sûr ! Au point que je m’énerve contre RIEN, mais un rien dangereux, hélas… Et puis, si mon humour ne vous plaît pas, allez voir ailleurs !)

Qu’est-ce que la philosophie ?

2009/11/29

Dans l’introduction de son livre « La vie éternelle », Fernando Savater cite Luc Ferry qui dit, dans son livre « Qu’est-ce qu’une vie réussie ? » : « La Philosophie … est une tentative d’assumer les questions religieuses sur un mode non religieux, voire anti-religieux. »

Ceci pour répondre au pseudo-philosophe Charles Pépin qui, dans le numéro de novembre 2009 de la revue « Philosophie », se ridiculisait en répondant « oui » à la question d’un lecteur : « Peut-on être philosophe et croire en Dieu ? ».

Morbleu !!

De plus, Ferry et Savater continuent en disant que la philosophie vient en continuité de la religion : « Les interrogations de la philosophie ne deviennent siennes qu’après avoir été forgées dans l’espace religieux ». Il me manque le contexte du livre de Ferry pour comprendre exactement ce qu’il veut dire par là. Pour moi, il s’agit d’une continuité historique. C’est-à-dire que la religion est apparue la première parce que les premiers hommes, dans la simplicité de leurs premières pensées, ont d’abord cherché à construire une histoire logique expliquant le monde et la mort, pour calmer leurs peurs nées de leur conscience neuve d’être (et de mourir…) mais sans la compréhension de la logique réelle interne de ce monde, même si cette « histoire logique » procède d’une vision très superficielle du fonctionnement apparent du monde et d’une « logique » naïve et fausse. La philosophie n’a pu apparaître ensuite qu’une fois la capacité à douter, à s’interroger en profondeur, a été acquise à l’Homme. Donc, pour moi, il ne s’agit pas d’une continuité logique. Je veux dire que, si l’on pouvait larguer des hommes et des femmes, ayant les capacités intellectuelles de l’Homme du XXIème siècle, dans une Terrre neuve, après leur avoir ôté du cerveau toute connaissance des faits et techniques religieux et philosophiques, mais armés de tout l’attirail scientifique et mathématique, je ne suis pas sûr qu’ils passeraient par l’étape « religion ». Mais, hélas, cette expérimentation est impossible… dommage !

Enfin, dans l’expérience d’imagination suivante : « Un Athée, après sa mort, se retrouve devant Dieu. Que lui dit-il ? » les réponses de Bertand Russell, Francisco Ayala, et Fernando Savater lui-même, me déçoivent, car ils acceptent cette éventualité. Ma réponse est plus catégorique : « Ce n’est pas possible ! ». Ce qui clôt toute discussion. Certains peuvent penser que je m’interdis ainsi de discuter avec des croyants. Tout à fait. Discuter avec des fous n’amène qu’à la folie. Alors, bien sûr, tout de suite, on me traitera d’intolérant. Tout à fait : je suis intolérant avec les Religions, radicalement, définitivement. Quant aux croyants, je les plains… en tant que victimes parasitées par une idée nocive à terme. Bien sûr, les religions leur apportent des choses qui n’ont rien à voir avec Dieu et toutes les conneries qui vont avec, mais c’est la faute des Athées de ne jamais avoir travaillé suffisamment pour construire une « Religion Athée », apportant ce dont l’Homme a besoin pour vivre en société et face à sa mort – mais sans Dieu !, qu’ils pourraient embrasser pour sortir de la folie dépassée des croyances illusoires qui ont broyé l’intelligence et la vie de tant d’Hommes.

La « vérité » ne peut s’approcher qu’en explorant la « réalité » physique, et pas en rêvant et donc en se détachant du monde réel.

Finalement, on peut combattre cette idée de « Dieu » en voyant les choses comme une théorie mathématique. En posant l’axiome « Dieu existe », les religieux créent une théorie qui s’auto-génère des paradoxes et laisse des questions sans réponses. En posant l’axiome « Dieu n’existe pas », les Athées définissent un monde plus simple et logique, cohérent. Enfin, la vie, c’est pas des Maths…

Femmes

2009/11/29

Au fil de mes billets, je défends la liberté (sexuelle, et autre) des femmes. Pourquoi ? Parce que, dans le jeu, rien n’est plus beau que de jouer avec un partenaire jouissant de la même liberté que soi-même. Si l’autre est enchaînée, il n’y a pas de séduction, ni de conquête, sinon l’échange classique : protection et sécurité contre des charmes… Hélas, nous sommes tous un peu enchaînés par ce désir de (re)former un couple, de recevoir – face à notre solitude et dans la perspective de la mort qui approche – la tendresse et les regards tendres de quelqu’un(e)… Peut-on vivre sans ? et ne pas trop souffrir ni se dessécher ? Hélas, trop de femmes recherchent une illusion… Une illusion ? ou un idéal rarement atteint ? atteignable seulement dans la sincérité et la spontanéité, voire la naïveté, ou la simplicité… L’espérer, espérer le trouver, y croire, ce serait croire en la vie ?

Blague

2009/11/29

Encore une blague tirée du livre de « Platon… ».

Un avion traverse une terrible tempête en plein milieu de l’Atlantique. L’avion est secoué comme un prunier et reçoit même la foudre. Une passagère pète les plombs et se précipite à l’avant de l’avion en couinant : « Je suis trop jeune pour mourir ! » Puis elle hurle : « Si je dois mourir, je veux que mes dernières minutes de vie soient extraordinaires ! Aucun homme ne m’a jamais permis de me sentir vraiment femme… C’est l’occasion ou jamais ! N’y a-t-il donc personne dans cet avion qui puisse me faire sentir vraiment femme ? »
Un ange passe… Nul ne pense plus à la tempête qui gronde toujours ni à la mort si proche, et tous les passagers ont les yeux rivés sur la femme désespérée. Alors, un homme se lève à l’arrière de l’avion et commence à remonter l’allée. C’est un beau mec, grand, bronzé, athlétique, les cheveux noirs de jais. Il commence à enlever sa chemise et dit : « Moi, je peux te faire sentir vraiment femme », dit-il.
Personne ne bouge. L’homme approche. La femme sent monter l’excitation en elle. Il enlève sa chemise : ses pectoraux se gonflent. Il arrive à son niveau, tenant sa chemise à la main il tend le bras vers la femme frémissante et offerte, et lui dit : « Repasse ma chemise ! ».

Cool, hein ! 🙂
Vous attendiez quoi ?

Ce Blog

2009/11/29

Ce Blog commence à devenir un problème…
Certes, je constate que je ne parle plus des mêmes choses, ni avec la même virulence, même si tout ça reste des mots à usage personnel essentiellement. Je vois bien que j’ai progressé. Je vois bien que je ne suis plus le même, onze mois plus tard. Et j’en suis heureux ! Même si je suis incapable de savoir pourquoi (Psychanalyse ? Lectures, dont philosophie ? Ce Blog ? Mes amies et amis ? etc.).
Malheureusement, les amis et amies qui viennent sur ce Blog peuvent, parfois, être choqués. Ainsi, une amie a brutalement décidé de ne plus m’écrire autant qu’avant à cause de mon Blog : « J’ai du mal avec votre Blog. C’est pour ça que je n’écris plus très souvent… Pas bien grave ». Pas bien grave, dit-elle… mais elle ne répond plus à mes mails. J’ai un peu l’impression d’avoir été jugé, et condamné, sans avoir pu me défendre et – pire – sans savoir ce que j’ai fait de « mal ». Parce que je ne vois pas bien ce que j’ai fait de mal. Ce que je dis, on le trouve dans bien des livres. Rien de bien méchant, même si je dis BEAUCOUP de mal des religions, même si je parle crûment de sexualité… Quant à ma vie « privée »… le peu que j’étale n’est pas bien méchant. Mais qu’a-t-elle donc pu trouver qui la choque autant ? J’aimerais bien savoir… Dites-le moi, Isabelle, s’il vous plaît.

Cerf-Volant

2009/11/29

Aujourd’hui, le vent du Sud est tellement fort (et chaud) que quelqu’un a eu la bonne idée d’utiliser le terrain de foot pour faire voler son cerf-volant. C’est sympa ! On se croirait sur la plage, en vacances !

Mon beau-père disait (avec son accent du sud !) : « Il fait un vent à descouiller les ânes ! ». Belle image !

Romain Gary

2009/11/29

Maria vient de me suggérer de lire « La vie devant soi » et « La promesse de l’aube« , de Romain Gary (Roman Kacew).

Effectivement, ce cours extrait de « La promesse de l’aube » donne envie, même si je ne partage pas ce qu’il dit…

« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu’à la fin de ses jours. Après cela, chaque fois qu’une femme vous prend dans ses bras et vous serre sur son cœur, ce ne sont que des condoléances. On revient toujours gueuler sur la tombe de sa mère comme un chien abandonné. Jamais plus, jamais plus, jamais plus. Des bras adorables se referment autour de votre cou et des lèvres très douces vous parlent d’amour, mais vous êtes au courant. Vous êtes passé à la source très tôt et vous avez tout bu. Lorsque la soif vous reprend, vous avez beau vous jeter de tous côtés, il n’y a plus de puits, il n’y a que des mirages. Vous avez fait, dès la première lueur de l’aube, une étude très serrée de l’amour et vous avez sur vous de la documentation. Je ne dis pas qu’il faille empêcher les mères d’aimer leurs petits. Je dis simplement qu’il vaut mieux que les mères aient encore quelqu’un d’autre à aimer. Si ma mère avait eu un amant, je n’aurais pas passé ma vie à mourir de soif auprès de chaque fontaine. Malheureusement pour moi, je me connais en vrais diamants ».

La vie éternelle

2009/11/29

Marx a dit : « La religion est l’opium du peuple ».
L’Etat dit : « Les drogues que je ne vends pas sont interdites ».
Conclusion du syllogisme : Il faut interdire les religions ! 🙂

Bon, je viens (enfin !) de commencer la lecture du dernier livre du philosophe Fernando Sabater : « La vie éternelle – éloge des incrédules ». Ca a l’air bien !

Peuples Premiers

2009/11/28

Avec la mort récente de Claude Lévi-Strauss, on nous rebat les oreilles avec les « Peuples Premiers »… Ainsi dans le numéro de décembre de « Philosophie Magazine ».

Tout d’abord, en ce qui concerne le « maître » Claude Lévi-Strauss, il en pour lui comme pour Freud : il s’agit de quelqu’un qui a ouvert une porte sur un univers totalement ignoré auparavant. Mais c’est aussi quelqu’un qui, très sûrement, s’est trompé, pour bien des choses, et qui a imaginé plus que prouvé. Pour Freud, sa pensée a été figée par ses admirateurs alors que, d’après ce que j’ai lu récemment, lui-même avait bien conscience de ne pas écrire LA vérité, et que sa position sur différents points a fortement évolué tout au long de sa vie. Il est peut-être bien la victime de ceux qui l’on gravé dans le marbre… en attendant qu’un auteur révolutionnaire « tue le père » Freud, en reconstruisant la psychanalyse à la lumière de nos connaissances actuelles. Pour Lévi-Strauss, certains écrits que j’ai trouvés sur le Web semblent dire que lui aussi s’était laissé aller à imaginer sans preuves… Bref, merci à ces hommes d’exception d’avoir ouvert ces portes ! Et bienvenue à ceux qui sauront continuer à douter, à étudier, et à toujours remettre en cause ce que les premiers explorateurs ont cru voir (si on veut bien leur laisser la parole qui remet en cause ces précurseurs). Bref, le chemin vers la vérité est infini…

Pour revenir aux « Peuples premiers », quel nom mal choisi ! Pourquoi « Premiers » ? Cela semble vouloir dire qu’il n’y en avait pas d’autres avant… Pourtant, combien de peuples plus « premiers » que les peuples « premiers » qui ont survécu jusqu’au XXème siècle ont disparu auparavant ! Le premier « peuple premier » humain est bien celui qui, le premier, a pris conscience de sa mortalité…
Dans son hommage à Lévi-Strauss dans « Philosophie », Jean Malaurie encense les peuples « premiers » qu’il a rencontrés et aimés, tels les Inuits. Certes, je suis d’accord avec lui sur le fait que la disparition culturelle de ces peuples, abîmés par notre société et le christianisme, est une perte, une catastrophe, une réduction de la diversité humaine. Mais c’est l’Evolution qui est en cours !!! D’autre part, beaucoup de ces peuples « premiers » étaient enfermés dans leur monde, répétant – génération après génération – le même scénario, recevant en héritage et transmettant à leurs enfants toujours le même héritage, même s’il évoluait très doucement et créait des branches différentes, au fil des millénaires, changeant les chaînes qui les attachaient. Un héritage où l’on ne cherchait pas à comprendre le monde tel qu’il est, mais où on l’imaginait, sur la base d’idées construites sur l’apparence des choses, plutôt que sur leur fonctionnement interne, sur leur « réalité ». Certes, notre matérialisme actuel, basé sur la Science et la connaissance, nous a fait délaisser les vertus de la spiritualité… mais c’est peut-être bien le dégoût des religions monothéistes qui nous a éloigné d’elle le plus !! Les femmes et les hommes de ces « peuples premiers » étaient des prisonniers, contraints d’accepter les modes de vie et les coutumes héritées, sous peine de se voir chasser de la tribu, et de mourir, soit parce qu’il n’y a pas de survie possible hors d’une communauté (la rigueur du climat pour les Inuits), soit parce que les autres tribus vous rejettent et vous tuent (Papouasie). Bref, il y a, dans cette amour pour les « peuples premiers » une certaine folie : le « bon sauvage » n’était pas si « bon » que ça selon nos critères, ni même selon ceux d’autres peuples, car il n’y a pas de morale unique, ni définitive… Leur intérêt était lié à leur culture, à la démonstration qu’il y a mille et une façons pour l’Homme de vivre en société, même si – en général – l’homme y écrase la femme. En tout cas, les « mauvais » « civilisés » que nous sommes sommes responsables de la destruction des habitats, des coutumes, voire même des vies, de ces « peuples premiers ». Mais, du mélange, de la mixité, nait quelque chose de nouveau ! Tant que la Terre supportera les parasites que nous sommes…