Toujours Meetic…

Mon message :

On n’arrive pas à 50 ans sans que le corps et l’âme aient un peu souffert…
Mais j’ai su récemment ouvrir mes fenêtres, aérer mes pièces et -surtout- ranger la boîte à souvenirs sur une étagère, à portée de pensée, mais fermée et inoffensive.
Mais je m’ennuie…
La musique, les livres, les amis, l’écriture, les ballades en montagne, etc. sont de bons compagnons. Mais mes amis sont en couple… ou bien trop occupés, ou trop loin. Et il est infiniment plus agréable de partager les plaisirs que de les savourer seul.

Alors, amitié ? amour ? Allez donc savoir ce à quoi peut mener une rencontre… Tout est possible. J’aurais bien sûr préféré une rencontre laissée au seul hasard… mais ce n’est pas facile dans ce monde moderne.

Qui suis-je ? Un drôle de zèbre, c’est sûr ! Capable de bien des bêtises, mais parfois un peu trop sage. Un « gentil garçon », m’a-t-on dit récemment. Mais ce n’est pas l’avis de tous…
Timide au fond de moi, c’est sûr ; mais, à force, j’ai changé.
Bête et naïf encore, mais moins.
Sensible aussi. Trop parfois… Pas du tout l’archétype du mâle idéalisé ! car je n’aime pas le foot, et guère les voitures… J’aime : Rokia Traoré, la poésie, les livres, la musique qui émeut, les films, le Vercors, comprendre le monde, la mer, un moment doux et tranquille, …

Une femme ? Oui, j’aimerais de nouveau tenir la main d’une femme.
Belle par sa force et son caractère ou belle par sa douceur et sa tendresse. Ayant pris soin de son corps. Sensible et jeune encore, âme et/ou corps.
C’est si beau, les femmes !
C’est impressionnant aussi, si différent de nous.
J’ai toujours pas bien compris comment ça fonctionne… Pas utile d’ailleurs, suffit d’être ensorcelé : le regard, des attitudes, une beauté discrète … et un peu de folie aussi !

Mais, par dessus tout, j’aime vos sourires…

Son message :

Mes critères? Eh bien ils sont simples: Il vous suffit d’être beau, riche et intelligent….. bref, un modèle très répandu. (ça c’est pour l’humour !)
Plus sérieusement si vous êtes beau, cela ne me gênera pas mais ce qui me comblerait, ce serait principalement d’avoir affaire à une belle âme. Pour ma part je me situe dans une démarche sérieuse et si vous êtes également intègre, réellement libre et déterminé à vivre une belle histoire, contactez-moi.

Son entame:

J’aime beaucoup votre texte de présentation.

Ma réponse:

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu mon texte de présentation. Je viens de le relire : oui, je ne le dirais pas forcément tout à fait comme ça aujourd’hui, mais cela dit bien mes pensées. Mais pas toutes…
Alors, ai-je une belle âme ? Hummm Comme je suis Athée, j’ai un corps-âme. L’ensemble forme un tout pas très commun, je le crains. Pas un « Prince Charmant » en tout cas.
Libre, je le suis, pour le moment.
Sérieux ? Hummm Je crains d’avoir été sérieux trop longtemps dans ma vie. 27 ans exactement. Il est temps d’avoir 20 ans de nouveau, d’apprendre à vivre (il était temps…). Alors, je n’ai pas forcément ENVIE d’être sérieux. Ce qui ne veut pas dire que je ne le pourrais pas, si la chose s’imposait logiquement.
Intègre ? Je ne vois pas ce que cela veut dire ici. Ou, plutôt, je ne le vois que trop. J’ai déjà donné.
Vivre une belle histoire ? Oui, bien sûr. Tout le monde rêve de vivre, encore, avant qu’il ne soit trop tard, une belle histoire. Mais, à rechercher forcément UNE belle histoire, on risque de passer à côté de la vraie vie… Et puis, si on recherche l’amour, c’est le meilleur moyen de passer à côté, sans le voir, parce que l’amour, illusion et petite folie, est invisible à celui qui le cherche et ne se rencontre que, par hasard, au moment où l’on s’y attend le moins.
Alors, je cherche des histoires, à la suite, en parallèle, qu’importe. L’une d’elle sera peut-être la bonne. Je l’espère. Ou une bonne et belle histoire pour une durée limitée, peut-être. Et puis, c’est comme ça aujourd’hui, après deux déceptions sentimentales récentes (l’amour, quand c’est pas réciproque…). Demain, on verra bien…
Bon, je lis un peu trop de livres… sur l’athéisme, la philosophie, et plein d’autres choses. Et je veux sortir du carcan judéo-chrétien, après 27 années de vie exclusive avec une seule femme…
Voilà, vous êtes prévenue. Ne rêvez plus. À nos âges, il ne faut plus rêver. Simplement pouvoir toucher un autre corps et être touché, avec tendresse et douceur, même sans Amour, c’est déjà du bonheur… Mais, voilà, vous les femmes, enfin vous qui avez encore cet endoctrinement judéo-chrétien, vous voyez les choses autrement. Non, passé le temps du couple pour avoir des enfants, les règles changent : tout est possible. Même si le couple parfait est peut-être la plus belle solution, mieux vaut d’autres voies si cette perfection est introuvable. Et le temps nous est compté pour la trouver…
Ne pas vous l’avoir dit aurait été mentir…

Sa réponse:

Je pense que vous devriez changer d’annonce. Vous n’êtes plus la même personne.
Ce que je pense de vous ? je préfère ne rien dire.

Ma réponse:

Changer d’annonce ? Peut-être…
Je ne suis plus la même personne ? Humm Chaque seconde qui passe fait qu’on est différent. Et puis, nous oscillons autour du centre de nos pensées, qui vont et viennent, en fonction de nos humeurs, de notre enthousiasme ou de notre lassitude. Et des amours déçus…
Je crains que ces deux amours déçus ne m’aient durablement endurci et attristé, ma réserve d’enthousiasme grandement entamée.
Mais dites ce que vous pensez de moi, n’hésitez pas ! Enfin, ce que vous pouvez penser de moi d’après le peu que vous connaissez de moi. C’est bien toujours le problème : on connaît si mal les autres. D’ailleurs, se connaît-on soi-même vraiment ?
Qu’est-ce qui ne vous a pas plu dans mon message ? Que je sois franc et sincère ? Que je ne sois pas un « Prince Charmant » ?
Bien sûr, en n’enjôlant pas, en ne mentant pas un peu, j’ai peut-être gâché quelque chose… Le pire, c’est que je vous ai déçue alors que le message de mon profil vous avez séduite : à qui se fier, alors ? Ce qui ébranle un peu votre confiance envers vos futurs correspondants de Meetic. Désolé.
Ce qui se passe sur Meetic est irréel : des femmes disent clairement qu’elles cherchent un homme pour former un couple. Quel enjeu dès le départ !! Comment se relever d’une si haute exigence ? Comment être à la hauteur ? Cela met les hommes en face de vous dans une bien désagréable situation : je la rencontre, oui, mais si je ne suis pas libre, intègre, sérieux, déterminé à vivre une belle histoire, et bien : elle me jette ! Ne vous êtes-vous jamais dit qu’il suffirait d’utiliser Meetic pour rencontrer (boire un verre) des hommes, comprendre ce qu’ils sont, savoir bien sûr qu’ils n’ont qu’une idée en tête : coucher, et décider si on prend le risque de le séduire ou pas, pour l’entraîner sans qu’il s’en rende compte de son désir basique pour vous à un attachement et à une dépendance envers votre personne ? Mais, où est l’amour là-dedans ? L’amour est le fruit du hasard… et de notre folie. Aucun plan – et encore moins Meetic – ne permettra de le rencontrer. Par contre, sans s’en rendre compte, le séducteur ou la séductrice peut véritablement devenir amoureux, par un attachement profond à cette personne qu’il/elle connaît maintenant si bien et qui, sans jamais dire qu’il/elle l’aime, prend soin d’il/elle, face à cette vie qui glisse vers le néant. Ou bien, croyant rencontrer le Nième coureur de femme, on tombe sur la merveille, dont on tombe follement amoureuse. Qui ne tente rien n’a rien.
Vous dites : « une démarche sérieuse ». Mais ce n’est pas sérieux de parler ainsi ! Quand vous rencontrez dans la rue un homme qui vous plaît, par son allure, sa voix, etc. : vous avez une « démarche sérieuse » ? Non, vous essayez d’attirer son attention, de rentrer dans son monde, pour le découvrir, vous en approcher, sans savoir vraiment ce qu’il va advenir… Finalement, être dans les bras d’un bel homme, même pour quelques jours, c’est déjà ça de pris face à la mort. Profitons ! tant que nous le pouvons. Ensuite, vieillir à deux, ça peut ne pas être marrant…
Quand vous dites « une démarche sérieuse », cela fait peur ! Discutez, rencontrez, essayez, profitez de la vie, soyez heureuse ! Mais ne recherchez pas le bonheur, vous serez déçue… Espérez-le, tout simplement, sans le dire si fort. À l’appeler ainsi, vous lui faites peur.
Mais je vous lasse, sans doute, de vous décrire un monde différent de celui dans lequel vous êtes… Et puis, je parle de la mort… c’est pénible, n’est-ce pas ?! Pourtant, à l’avoir vue de près, je la crains moins que la vieillesse et la déchéance.
Oui, je suis Très Bête aussi.

Sa réponse:

Non, vous n’êtes pas bête du tout. Le bonheur nous l’avons dans chacun de nous. Ce n’est pas la peine d’aller le chercher ailleurs. Ce qui vous manque, est juste de la tendresse de l’amour, comme pour moi et les autres.
Lorsque je parle de démarche sérieuse je parle de respect pour l’autre.
Je sais il n’est pas simple de tomber amoureux avec tout notre passé.
Mais il faut aller de l’avant sans se retourner.
Vous êtes un écorché vif. Et vous n’êtes pas ce que vous avez voulu me montrer dans votre deuxième mail. mais plutôt quelqu’un de tendre.

Qui suis-je donc ?

Un imbécile, de mettre cette échange en ligne en sachant qu’elle va le lire…
Mais, comme cela n’était pas prémédité, et qu’elle reste anonyme, et que je trouvais cet échange beau, le voilà en pâture aux lecteurs (rares) de ce Blog… Je préfère que ces mots ne disparaissent pas au fond des entrailles de Meetic…

Pourtant, je m’étais mépris sur le sens de ce mot « sérieux ». Mais elle n’avait pas utilisé le bon mot… « sérieux », ce n’est pas comme « avec respect de l’autre ». Comme quoi, il mieux vaut dire deux ou trois fois la même chose, mais avec des mots différents, pour éviter la confusion et d’envoyer un message qui n’est pas celui auquel on pensait…

Et puis, je dis toujours les mêmes choses…
Et-ce pour trouver les mots justes et dire clairement ma pensée ?
Ou pour me forger un argumentaire à toute épreuve ?
Ou parce que j’aime bien remâcher toujours les mêmes idées ?
Ou parce que je veux me convaincre moi-même ?
Ou pour trouver ce qui ne va pas dans ma façon de voir les choses ?
Ou pour digérer cette étape et passer à une autre ? Vite.
Ou parce que j’aime ça : écrire ? dire les pensées imbéciles qui traînent au fond de ma tête, comme la lie d’un flacon de vin presque bu ?
Ou parce que traîner ainsi devant mon PC et sur Meetic ou mon Blog, c’est tout ce que je sais et ose faire ? au lieu d’aller de l’avant et de bouger, de visiter le monde, et de rencontrer pour de vrai, par hasard ? Mais où et comment ? Finis les frou-frous des robes des filles au lycée… Je suis effrayé par la paucité des filles en robe légères et au sourire avenant… Mais, pour discuter avec des femmes, Meetic, c’est mieux que de promener sa solitude en ville…
Ou est-ce parce que j’aime écrire maintenant, me saoûlant de mes mots surgis de mes doigts qui courent sur le clavier AZERTY de mon PC ?
Ou parce que les mots m’enchantent ? Mais n’est pas poète ou écrivain qui veut…
Ou parce que, comme beaucoup d’écrivains, je cherche l’immortalité en disant mes pensées ? comme essayer de mettre noir sur blanc ce que je suis pour que, plus tard, ceux qui m’auront connu puissent mieux me connaître ? Hé ! Mais je ne suis pas près de mourir ! Et puis, quelle prétention de penser que je puisse être intéressant ! 🙂
Ou parce que, encore, toujours, je continue ce travail de psychothérapie pour me connaître moi-même, pour me construire moi-même, pour me définir ? avant de repartir l’esprit tranquille et d’arrêter ces bêtises, passer une étape nécessaire, pour passer à la vraie vie. Mais c’est quoi la VRAIE vie ?! C’est quoi être normal ? Être dans la norme, comme les autres, ne pas trop se démarquer des autres. Et si les autres avaient un peu tort ? Et si j’avais beaucoup tort ? Il n’y a pas de norme. Il n’y a que des personnes en face de l’inéluctable, qui attendent dans une salle d’attente, ennuyeuse ou merveilleuse – à chacun de choisir sa vie, de sauter dans le vide et de disparaître.

Que disait Ferrat d’Aragon ? 25 octobre 1994
Journalistes : On dirait qu’Aragon écrivait sur des événements : à la mort de Carco, à propos de Pablo Neruda…
Jean Ferrat : C’est évident. Comme beaucoup de gens, Aragon était sensible aux événements et aux choses qui l’entouraient, aux drames et aux joies, et à la vie des gens, celle des autres et la sienne. Il a écrit beaucoup de ce qu’on appelle « poésies de circonstance », sans note péjorative, puisqu’il me disait lui-même que c’était de son fait, bien souvent. Je comprends cela puisqu’il m’arrive aussi d’écrire des textes à la suite de chocs que j’ai pu vivre dans ma vie ou d’évènements extérieurs. Je crois que c’est le fait de tout homme qui écrit.

Bon, il fait soleil et chaud dehors : aprèm en terrasse ! À glander au soleil et à regarder passer les jolies filles !

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