Jean Ferrat : « Je vous aime »

Jean Ferrat

Je reviens sur cette magnifique chanson de Jean Ferrat, de l’album « Aimer à perdre la raison » sorti en 1971 :
Pour ce rien cet impondérable
Qui fait qu’on croit à l’incroyable

dont le texte complet est ici.

Ecoutez-le.

Dans ce magnifique texte, Ferrat ne fait pas l’apologie de la femme comme beauté intouchable, ou comme beauté plastique, ni celle de l’Amour, et bien sûr pas celle de la mère. Non, il parle de la beauté de la femme lorsqu’elle se donne et qu’elle fait l’amour et qu’elle jouit : pour ses « plaintes », pour ses yeux emplis de désir, lorsque le désir fait « lever » ses seins, pour la fente-« blessure » de ce corps « écartelé » d’où sortent des paroles exagérées, un si beau « chant », et d’où coule une « source », pour ses « reins » où il est bon d’aller tanguer, et pour ce plaisir immense et magnifique qui la submerge…
Incroyable…
Incroyable que la censure l’ait laissé chanter une chanson avec une telle force érotique et si crue. En 1971… sous George Pompidou !!
Je ne connais pas d’autre chanson ou poème si puissant et si cru dans l’érotisme, mais sans un seul mot cru…
Bravo.

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4 Réponses to “Jean Ferrat : « Je vous aime »”

  1. pierre Says:

    bonsoir,

    très belle chanson de jean FERRAT…chanson dont je me souviens à l’époque qu’elle passait en radio…il existe également un enregistrement télévisuel sur le site de l’INA.
    bien cordialement
    pierre

  2. trex58 Says:

    Oui, une très belle chanson.
    J’ai lu votre introduction sur votre site.
    Oui, Brel a bien souffert avec les femmes…
    Et Ferrat semble avoir eu plus de chance, ou de succès.

    Quant à votre espoir que les jeunes s’intéressent aux chansons de Ferrat… je crains que vous ne soyez déçu. Certes, il y en aura. Mais le problème de fond, c’est qu’ils ne s’intéressent plus vraiment aux mots, qui ne les intéressent plus… ils courent après des musiques faciles, sans même écouter les paroles et moins encore essayer de les comprendre, de chercher ce qu’elles veulent dire, ou même simplement saisir leur profonde beauté.
    Quant à lire des poèmes…

    Toujours la même histoire… un vieux qui critique les jeunes !

    Allez voir les deux pages de poésie de mon Blog.
    Ferrat et Aragon y ont une place privilégiée.
    Et lisez plus haut les deux chansons de Bashung sur des textes de Manset.

  3. bretrand RUSSEl Says:

    C’est un texte d’Aragon, bien antérieur à 1960 … et tout de même moins cru que du Gainsbourg, alors sous Pompidou, début des années 70, 68 étant passé par là, un tel texte n’a plus guère de raison d’affoler les censeurs !!! Pompidou n’en était d’ailleurs pas un, et l’époque était peut-être moins pudibonde et bien pensante que sous Hollande !!

    • trex58 Says:

      Oui, finalement, en le relisant, ce n’est pas « cru ». Moins que « je vais et je viens, entre tes reins… »
      Sinon, pour Hollande, je savais qu’il était nul pour gérer le pays, mais je ne savais pas qu’il était pudibond. Encore un défaut… Pauvre François.

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