Archive for septembre 2009

Le voyage et le paysage

2009/09/28

Il y a parfois, dans la vie, des moments où il faut savoir s’arrêter et prendre le temps de se questionner.
Et puis, quand on va moins vite, on voit mieux le paysage.

Finalement, le plus intéressant dans le voyage de la vie, ce n’est pas la destination, c’est le paysage. 🙂

Emilíana Torrini : Heard it all before

2009/09/26

Hear it all before – Emilíana Torrini

night time no one hits the shore
it’s me and you time
all those times we had affairs
the waves they never tell

maybe you have found me out
where i’ve been lately
now your heart is broken with
the one you trust
there’s nothing i can say

you’ve heard it all before
my keys won’t fit that door
you’ve heard it all before
you want me here no more

and you can run away
oh no, i can’t, oh no, i can’t
’cause the faith that he has given is unturned

and you can run away
oh no, i can’t, oh no, i can’t
’cause the darkness hits the railway on that bridge

you’ve heard it all before
my keys won’t fit that door
you’ve heard it all before
you want me here no more
heard it all before
i’m losing you once more
you’ve heard it
yes you’ve heard it

oh maybe you can let me know
where this will take me
all the nights i longed to be like this
where all is lost in bliss

somewhere parked along the streets
i had my run yeah
all the money never had me bought
he had me, had me then once more

and you can run away
oh no i can’t, oh no i can’t
’cause the darkness hits the railway on that bridge

mmm sunshine hits the shore
and cools her rays once more

you’ve heard it all before
you want me here no more
a momentary lapse
a passion that would pass
you heard it all before
be it you outside my door

Emilíana Torrini : Me and Armini

2009/09/26

Me And Armini – Emilíana Torrini

I had my life
I know my place
I belong in your arms again
and I’ve been waiting
for you to belong to me

Some might say
I’m a silly woman to wait
but I know you still hold
my love

Some people think
that I’m heading for a meltdown
that I’m sitting by the phone
that I worry but no

When I need your body close
I burn up in smoke
and I swore I’d keep waiting

Now I see this city
won’t hold my love for Armini
I know he’s close
but I dream
I just keep waiting
I keep waiting

Some people think
that I’m heading for a meltdown
that I’m sitting by the phone
that I worry but no

This I know she doesn’t love you like I do
yes it’s clear she’ll never love you like me

you people say
that I’m heading for a meltdown
that I’m just hanging by the phone
that I worry but no

I don’t worry ’cause I know
I don’t worry ’cause I know

Me and Armini
Me and my Armini

Les formes des femmes…

2009/09/26

Je profite des derniers jours de douceur pour me promener longuement en ville et … regarder les femmes, toutes ces femmes, seules ou accompagnées, qui sourient, rient, marchent en faisant rouler et tressauter leur derrière charmant… Beau spectacle… enrichissant, émouvant… J’aime aussi plonger dans leur décolleté, chercher l’aréole, mesurer, palper des yeux, contempler ces rondeurs attirantes, fruits interdits qu’elles exposent à nos regards, en guise d’appât à mâles. Il est des femmes de toutes les sortes… comme les hommes, bien sûr. Des grandes, des petites. Beaucoup sont charmantes, attirantes… Tout est plaisant en elles… et m’attire. Chacune est unique. Elles me ravissent… et j’ai du mal alors à lire, lorsque je suis assis en terrasse, le regard continuellement contraint à quitter ma page… Et après, je m’étonne que ma lecture n’avance pas ! ou si peu, si doucement… Mais de quoi parlait donc ce bouquin déjà ? 🙂

J’aime bien me promener en ville lorsqu’il fait doux et que les femmes sont habillées de peu, de peu en haut, ou de peu en bas…

Plaisir des yeux !!

Cheveux…

2009/09/26

Elle avait des cheveux comme jamais je n’en avais vus…

Elle est venue de derrière moi. J’étais assis dans le tram, à sa droite. Elle m’a dépassé et s’est arrêtée un peu devant moi, attendant le prochain arrêt. Je n’ai vu que ses cheveux. D’abord, ce qui m’a surpris, c’est leur longueur : ils lui arrivaient jusqu’aux fesses. Si longs. Pourtant elle semblait bien jeune : 18 ou 20 ans peut-être. Ensuite, j’ai remarqué qu’ils avaient été taillés, qu’on avait élagué dans leur masse, coupé des cheveux un peu tout le long, de sorte qu’ils formaient au plus bas une large pointe. Et puis, soit elle a bougé, soit le tram a tourné, et ses cheveux ont ondulé… magnifiquement, d’une façon incroyable, que je n’avais jamais vue encore : ils ondoyaient. Comme un dense mais fin rideau de soie qui, sous la caresse d’un courant d’air, se déplace, ondule, revient, mais toujours avec une tension, une beauté, une élégance, avec souplesse, en douceur. Ses cheveux bougeaient ainsi. Ils étaient fin, denses, longs, parfaitement souples et droits, malgré le temps légèrement humide d’avant cet orage de fin septembre qui approchait, mais aucunement raide comme le sont les cheveux des femmes d’Asie. Ses cheveux ondoyaient donc. Je pouvais les voir. Je ne voyais plus qu’eux. La partie la plus basse s’était déplacée vers la gauche, tandis que la partie du milieu se préparait à suivre, dans une incroyable fluidité. Avant que l’ensemble ne reparte vers la droite, tout en souplesse, comme une vague verticale, comme un fouet que l’on verrait se tordre au ralenti, dans un sens puis dans l’autre. Ses cheveux souples, soyeux, denses, longs et fins, presque noirs, ondulaient derrière elle, juste au-dessus de sa croupe moulée dans un jean sombre. Je n’ai pas pu voir son visage. Le tram s’est arrêté. Elle a fait les quelques pas qui la séparaient de la porte, ses cheveux magnifiques toujours à attirer mon regard, mais me masquant son visage. Je ne la regardais pas partir, je regardais cette souple tenture légère, faite de mille et mille brins indépendants mais solidaires, ce rideau de pluie de nuit ondulant sous un vent coquin, s’éloigner sur le quai, puis disparaître, dans cette lumière bizarre d’avant la pluie, des nuages assombrissant les rues, mais le soleil perçant à l’ouest et éclairant malgré tout la scène et ses cheveux à contre-jour d’une lumière légèrement rosée mais aussi avec un peu de ce jaune très pâle comme lorsque les nuages transportent avec eux des poussières de désert arrachées quelque part au sud, loin. Elle était partie… Cela n’avait duré qu’une minute, inoubliable, inoubliée.

Je n’avais jamais vu de tels cheveux, ondoyant ainsi…

Mon corps-âme amoureux

2009/09/26

Le ressort de mon corps-âme amoureux
Si longtemps tendu dans ce pas de deux
Libéré soudain par un crabe hideux
Hésite entre des chemins tortueux
Avant de se calmer au coin d’un feu

Tant qu’il ne se brise pas ! malheureux…

Prose

Je pars d’où je suis familier

2009/09/26

Un tout petit jeu sur le poème d’Aragon :
« J’arrive où je suis étranger« .

J’étais pourtant habitué
À ces chemins et ces baisers
Qu’il me faut si tôt oublier
Je pars d’où je suis familier

Fondements de la recherche philosophique…

2009/09/25

Trouvé sur un Blog (commentaire N° 10).
Waooww, j’aurais aimé écrire ça…

« À mon sens la recherche scientifique fonde la recherche philosophique et métaphysique. Une recherche métaphysique pure se laisse nécessairement égarer, bercer de ses propres illusions. Elle se laisse berner par elle-même et tombe dans une spéculation sans but, sans structure, sans solidité et sans preuve. Il faut se fonder dans le réel. On ne peut pas penser « métaphysiquement » sans l’astrophysique et sans Darwin, on ne peut pas penser sans l’anthropologie, sans la sociologie, sans la psychologie, on ne peut pas penser sans une compréhension de nos propres mécanismes cognitifs qui sont justement à l’oeuvre quand nous pensons. La recherche métaphysique n’a pas de sens sans la recherche scientifique. »

Oui, il faut apprendre comment le monde et nous-mêmes fonctionnons AVANT de se poser des questions philosophiques. Sinon… et bien sinon on dit que des conneries… C’est d’ailleurs ce que je pense de l’accumulation de conneries religieuses et d’errements philosophiques dans les siècles passés. La Science a détruit les fondements des Religions, qui se retrouvent toutes nues. La philosophie doit intégrer nos connaissances pour progresser, et il faut cesser de rabâcher tout ce qui a été écrit auparavant en philosophie alors que les auteurs ne connaissaient rien au monde. Il faut que de nouveaux philosophes travaillent sur cette matière : notre connaissance du fonctionnement du monde, qui nous met dans le réel et plus dans le rêve ou la connerie (religieuse).

Happy re-Birthday, Dr House

2009/09/25

La saison 6 de Dr House a commencé.
Ce premier double-épisode « Broken » est TRÈS bien.
Et Hugh Laurie continue une prestation unique.

Dr House

Aragon

2009/09/24

Recherchant le poème « J’arrive où je suis étranger« , je me retrouve encore une fois confronté à des versions erronées du poème.
Là, trois erreurs apparemment : « Peu a peu… » au lieu de « Peu à peu… », « A l’homme… » au lieu de « À l’homme… », « O mer… » au lieu de « Ô mer… ». Juste une histoire d’accents cette fois ; mais, souvent, il y a de bien plus grosses erreurs. Mais, sur les dizaines de versions trouvées sur le Web, une seule corrigeait la première erreur, et une seule donnait le titre de l’ouvrage d’où a été extrait le poème. « Le voyage en Hollande » ici.

En général, pour tous les poèmes que je fournis ici, je vérifie que le texte est conforme à la version originale, en revenant vers l’un des livres que j’ai, quand je l’ai… Ici, je ne l’ai pas. J’ai juste la version fournie avec le CD de Ferrat, qui est donc celle que je donne ici. Alors, si quelqu’un a le livre et peut m’envoyer un scan du poème… merci.

Sinon, le pays étranger où arrive Aragon, bien sûr c’est la vieillesse… Comprendre ce poème, c’est se préparer à accepter de perdre ce qui est évident : courir, faire l’amour, etc. La perte de tout ce qui nous semble évident… Je vous le dis : la mort n’est rien face à la vieillesse ! Mais, avant d’avoir suffisamment perdu de soi pour renoncer à la vie, il y a de la marge. Heureusement…

Pour info, voici deux sites consacrés à Aragon :
Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Triolet
Louis Aragon Online

Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger

Un jour tu passes la frontière
D’où viens-tu mais où vas-tu donc
Demain qu’importe et qu’importe hier
Le cœur change avec le chardon
Tout est sans rime ni pardon

Passe ton doigt là sur ta tempe
Touche l’enfance de tes yeux
Mieux vaut laisser basses les lampes
La nuit plus longtemps nous va mieux
C’est le grand jour qui se fait vieux

Les arbres sont beaux en automne
Mais l’enfant qu’est-il devenu
Je me regarde et je m’étonne
De ce voyageur inconnu
De son visage et ses pieds nus

Peu à peu tu te fais silence
Mais pas assez vite pourtant
Pour ne sentir ta dissemblance
Et sur le toi-même d’antan
Tomber la poussière du temps

C’est long vieillir au bout du compte
Le sable en fuit entre nos doigts
C’est comme une eau froide qui monte
C’est comme une honte qui croît
Un cuir à crier qu’on corroie

C’est long d’être un homme une chose
C’est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux

Ô mer amère ô mer profonde
Quelle est l’heure de tes marées
Combien faut-il d’années-secondes
À l’homme pour l’homme abjurer
Pourquoi pourquoi ces simagrées

Rien n’est précaire comme vivre
Rien comme être n’est passager
C’est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J’arrive où je suis étranger