Moi et les femmes

Qui suis-je ?

Je ne suis pas un prédateur, l’un des ces hommes qui, dans les femmes, ne voient qu’un objet, sexuel, qu’on chasse, courtise, conquiert, consomme, puis jette, pour passer à une autre, sans plus se préoccuper d’elle, parce que, finalement, c’est un pauvre homme, incapable (ou qui se croit incapable) d’aimer, ou qui a souffert et se venge, ou qui n’a rien compris, qui ne cherche la compagnie des femmes, finalement, que parce que c’est bien plus agréable que de se masturber, et que ça l’amuse un peu aussi de jouer de son apparence, de l’attirance qu’ont les femmes envers lui pour être un chasseur de gibier à poils, parce qu’il jouit de les dominer et de les tromper.

Je suis un explorateur.
J’ai quitté ma tribu, ou plutôt ma tribu est dispersée, explosée. De toute façon, je me rends compte maintenant que sa culture judéo-chrétienne m’étouffait, que j’étais un objet, un automate tiré par des ficelles que je n’avais pas choisies, mais que je vois maintenant, grosses, laides, et qui m’ont été imposées sans que je m’en rende compte, parce que j’étais faible et inculte, et mou et lâche.
Je suis un homme libre.
Je suis parti explorer un continent.
Moi, qui toujours ai aimé ce qui est complexe parce que j’aime comprendre (comme les échecs, les Sciences et les Mathématiques, même si je n’étais pas très doué), je n’avais pas compris que le plus complexe et le plus intéressant, ce sont les relations entre les hommes et les femmes, ce sont les femmes. Je veux comprendre. Parce que j’aime les femmes, parce que je les trouve belles, incroyables, avec des formes et des attitudes qui m’hypnotisent et me saoûlent, mystérieuses, toutes uniques, faibles ou fortes, belle ou pas, attirantes aussi bien sûr, à cause de leur jouissance et du plaisir qu’il y a à les faire jouir et à les voir jouir, mais surtout : différentes.
Je vais donc explorer. Je vais, de tribu en tribu, découvrir, faire des rencontres, écouter, comprendre, comment elles vivent dans leur tribu, comment elles voient le monde. Je ne cherche pas, a priori, une autre tribu où me fixer. Je n’ai pas de but, ou plutôt j’ai plusieurs pistes : me faire des amies, des amantes, ou tomber amoureux. Dans le désordre. Les amies et les amantes, cela se cherche. On peut vouloir aborder une nouvelle tribu, discuter avec une femme, aimer sa personnalité, s’en faire une amie, apprendre d’elle, lui montrer un monde nouveau, lui donner envie peut-être de changer de tribu, de vouloir voir et vivre le monde autrement, de l’aider à sortir du marais où elle stagne peut-être, ou admirer la force de son caractère, découvrir une nouvelle façon de vivre. On peut aussi être attiré par sa beauté, par son corps, ses attitudes, ses sourires et ses rires !, sa tendresse, sa générosité, sa gaieté, ressentir pour elle un émoi sensuel et sexuel, la désirer, pour se découvrir intimement, passer de délicieux moments ensemble à nous donner mutuellement du plaisir, à donner à ce corps ce dont il a besoin, ce pour quoi il a été conçu par dame Nature, et aussi être en communion intime (deux personnes vouées à la mort, à la destruction et à la disparition), donner à ce corps le plaisir et le bonheur de vivre intensément et de ressentir les effets bénéfiques et si doux que déversent en nous les hormones produites par notre cerveau en extase. Pour l’amour, on ne sait jamais d’où il va surgir. Et, plus on le cherche, plus il se cache. Alors, qu’il me tombe dessus au moment où je ne m’y attends pas, que la conjonction de mes attirances sentimentales et psychologiques avec mes attirances sexuelles et physiques me terrasse, lorsque je ne m’y attends pas, par surprise, sans préméditation. Et je ne sais que trop que cela peut ne pas être réciproque. Cela m’est déjà arrivé. C’est douloureux, mais c’est une douleur si douce d’aimer même si l’autre n’aime pas, car c’est vivre, intensément, c’est ressentir des flots d’émotions et d’hormones qui me traversent et qui me font voir la vie en rose, qui me roulent dans la farine -je le sais bien- et me font aimer quelqu’une qui peut sembler bien ordinaire à d’autres, qui est sûrement bien ordinaire, mais pas pour moi, pas pour moi à cet instant, ou -plutôt- a une beauté que les autres ne savent pas voir. Bien sûr, l’amour, on ne sait pas non plus combien de temps cela dure. Vouloir qu’il dure toujours, c’est idiot. Cela peut durer un jour, une semaine, un mois, une année, ou toute la vie. On ne sait pas. Alors on s’en moque de savoir. On prend le plaisir d’aimer au jour le jour, on ne redoute pas le moment où cela finira, où l’un ou l’autre n’aimera plus. On verra bien. Profitons de ce miracle, de ces regards intenses que l’un et/ou l’autre pose sur l’autre, de cette intimité des âmes qui fait que, l’espace d’un temps, la mort n’existe plus, qui fait qu’on n’est plus seul et qu’on communie avec un(e) autre, pas pour fusionner, mais parce qu’on aime et respecte l’autre et qu’on est attentif à lui, désireux de le comprendre, de faire ce bout de chemin avec lui/elle et de regarder le monde à deux. Ne pas être seul un moment. Même si, voyageur, explorateur, on passe finalement plus de temps dans la jungle, dans le désert, dans les montagnes, seul, et qu’on est habitué à cette solitude, qu’on l’apprécie même, mais qu’on apprécie autant de la quitter, serein et indépendant. Alors, je vais de tribu en tribu. Comme parfois elles sont proches, je vais ainsi d’amie en amie, pour discuter, pour apprécier la compagnie de l’une ou de l’autre. Mais, lorsque les coutumes d’une tribu m’autorisent à aimer et à faire l’amour à une femme, mais sans qu’elles ne me demandent aucun engagement sur la durée, je ne recherche plus d’autre amante : une seule à la fois. Quant à l’amour, comme cela vous tombe dessus sans prévenir, autant ne pas s’en préoccuper : une rencontre due au hasard et me voilà, malgré moi, à devoir dire à l’une que le hasard de l’autre a frappé. Et puis, je me demande si l’amour réciproque existe vraiment, si un jour, par hasard, je rencontrerai quelqu’une qui aura, immédiatement, les mêmes sentiments intenses, puissants, ravageurs, sexuels et sentimentaux pour moi, zèbre cinquantenaire dégarni. Mais, si cela n’arrive jamais, ce n’est pas grave… Envisager, mais ne pas espérer ni attendre de miracle.

Voilà, je suis un voyageur maintenant, un explorateur. Je me fixerai peut-être bien un jour, je n’en sais rien. J’ai, longtemps, très longtemps, vécu dans ma tribu. J’y étais bien, heureux, mais inculte et ignorant. J’ai envie d’apprendre. Je m’en lasserai sans doute. Ce n’est qu’une étape. Je serai moine un jour, peut-être ! 🙂 Moine bouddhiste et chaste dans un temple du Laos, à regarder la beauté du monde, les visages et les sourires des enfants et des femmes. Quand j’aurai compris comment fonctionne le monde ! et les femmes, et les relations entre les hommes et les femmes. On verra bien.

Pour le moment, ce qui m’inquiète, ce sont ces femmes qui peuvent chercher en moi, en plus d’un ami et d’un amant, un mari, un alter-ego, qui veulent reproduire le schéma judéo-chrétien du mariage pour toujours. Si elles cherchent cela, je ne peux pas le leur donner, pas parce que je me l’interdis, mais parce qu’elles le cherchent. Qu’elles ne demandent rien, apprécient simplement ce que je donne. Si je suis bien, je pourrais bien passer ma vie dans cette nouvelle tribu et oublier ma quête et mon goût de la découverte, même si peut-être j’aurai aussi ma hutte à l’extérieur, dans la forêt, pour pouvoir être seul. J’ai peur qu’elles se méprennent et croient que je suis, de nouveau, un homme qui cherche la stabilité. Je ne rejette pas la stabilité, je ne la fuis pas. Je ne la recherche pas, tout simplement, parce qu’elle implique une stagnation, une routine, une obligation, qui tue l’amour et les relations entre homme et femme, surtout lorsqu’il n’y a plus de possibilité d’enfants, pour se lier autour de leur éducation. Après 45 ans, il faut peut-être renoncer à avoir de nouveau des enfants. Déjà, faire cohabiter des enfants de tribus différentes, avec leurs coutumes si diverses et souvent opposées, n’est pas une sinécure…

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