Archive for 9 août 2009

Sexualité animale

2009/08/09

Je ne résiste pas à vous décrire la sexualité des punaises !

Les punaises mâles ne s’encombrent pas de fioritures ni de préliminaires : elles sautent sur tout ce qui bouge.
Si c’est une punaise femelle, le mâle ne prend même pas la peine de la pénétrer par son vagin : il la pique au hasard : ses spermatozoïdes sauront traverser le corps de la femelle et rejoindre les ovules ! Pourquoi s’embêter ?!
Et, me direz-vous, si c’est une punaise mâle ? Pas de problème : il injecte son sperme de la même façon : ses spermatozoïdes sauront rejoindre ceux de leur hôte et, si celui-ci pique une femelle, ils la féconderont ! Pratique, non ?!

Heureusement que la Nature nous a outillés autrement que les punaises ! Ouf !!

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Sade : philosophe ?

2009/08/09

Un grand article sur Sade dans Le Point de la semaine passée. Article où Sade est présenté comme « philosophe ». Ce que je nie.

En effet, Sade a besoin de la religion pour exercer sa haine contre elle. Le vrai athée n’a pas besoin d’elle : il la rejette, et il n’a pas besoin de souiller des statues, croix ou hosties pour se sentir bien. Or, le vrai philosophe ne croit pas en Dieu et n’est pas non plus dépendant de son aversion. Croire en Dieu est incompatible avec la philosophie, qui consiste à ne pas croire sans preuve mais à tout étudier et remettre en cause, ce qui est à l’opposé de toute religion, qui impose ses idées figées et « éternelles ».

L’auteur, Roger Pol Droit, veut nous faire croire que Sade a anticipé les horreurs d’Hitler et de Pol Pot, alors qu’il oublie un peu facilement toutes les horreurs passées. Et je me souviens de quelques descriptions de tortures employées en tous temps et en tous lieux pour faire souffrir très longuement une victime qui sait qu’elle va mourir sans aucun espoir…

Sade fait l’éloge de la trahison, du vol, de l’ingratitude, des excès et des perversions, l’apologie du crime. Or, si tout le monde trahit tout le monde, c’est l’horreur, c’est invivable, pour le faible ou pour le fort, car toujours il y aura un autre, plus fort, pour l’avilir et l’écraser, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Ce n’est pas une philosophie, c’est une course à la destruction de l’humanité.

Enfin, je suis toujours réticent face aux penseurs du passé, philosophes ou non, qui ne connaissaient rien du fonctionnement du monde et des animaux-hommes : il nous est bien difficile, même aujourd’hui de discerner entre ce qui est dû à notre nature animale et ce qui est dû à notre culture et à notre nature humaine. J’attends un philosophe moderne, intégrant les dernières connaissances à une réflexion sur le sens de notre vie, et comment décider de ce que nous en faisons.

La vie en rut

2009/08/09

« La vie en rut » est un formidable Hors-Série de la revue Siné-hebdo. Un hors-série très porté sur le sexe… animal, et humain. Il est le fruit de la somme de connaissances sur la sexualité de André Langaney, professeur au Muséum national d’histoire naturelle.

Lire ce « livre » a plusieurs intérêts :
– rigoler un max,
– découvrir que le sexe animal, c’est n’importe quoi ! au sens où il ne semble y avoir aucune logique,
– comprendre qu’aucun « créateur » jamais n’aurait pu inventer de telles techniques de reproduction,
– comprendre que notre attirance sexuelle, chez nous humains, est très probablement bien plus culturelle que génétique, une sorte de « programmation par l’exemple ».

J’ai particulièrement aimé les amours des Bouvières, petits poissons d’eaux douces du Nord de la France. Au point de me tordre de rire !!
Chez ce petit poisson, la « baise » se fait à trois : un mâle, une femelle, et une moule !
À quoi donc peut servir la moule ??? À cause de la Belgique proche ? Non.
Une moule se nourrit et respire en filtrant l’eau, qu’elle aspire par un siphon buccal et recrache par un siphon anal.
La femelle Bouvière est dotée d’une sorte d’ovopositeur : un long tube de ponte ventral qui lui permet d’expulser ses oeufs. Le mâle éjacule bêtement son sperme dans l’eau. Bon, mais à quoi sert la moule, alors ?
Simple, la femelle Bouvière « encule » la moule par son siphon anal, déposant ainsi ses oeufs dans ses branchies : délicat, non ?! Et le mâle se contente d’éjaculer sa semence devant le siphon buccal où elle est aspirée, de sorte que oeufs et sperme se rencontrent DANS la moule, qui assure alors l’oxygénation et la protection de la couvée, tandis que les parents se barrent, certains d’avoir accompli leur devoir conjugal.
Mais quel créateur aurait pu imaginer une telle façon pour se reproduire ?!!

Quelques pages nous informent que la sexualité (normalement très calme) des Orang-Outans, peut devenir torride ! si on leur donne à voir les Bonobos à l' »oeuvre ».
D’autres pages nous montrent que les idées de polygamie, d’échangisme, voire de maison d’amour ont existé chez l’homme dans des sociétés « traditionnelles » loin de notre judéo-crétinisme coincé et chiant, mais pour des raisons bien différentes de celles auxquelles vous pensez.
D’autres montrent que la notion de « parenté » est plus liée à celui qui élève qu’à celui qui engendre.

En page 64 (69 aurait été mieux…), l’auteur nous livre, dans « Vive l’amour, gloire aux cons », un vibrant hommage aux … cons des femmes, « assemblage unique de chairs sensibles », doté d’un si délicat « gland clitoridien, subtil et turgescent » et de « lèvres si accueillantes ». Bref : « vive la journée des cons » !

Enfin, l’auteur nous explique à quoi sert l’orgasme : inonder notre cerveau de simili-morphine, d’ocytocine et de dopamine, toutes trois nous rendant accro au sexe et à l’autre, une sorte d’irrésistible addiction… aux délicieux plaisirs du sexe.

Bonne lecture !!

Sénilité

2009/08/09

Ceci est extrait du livre de Paul Hoffman sur le mathématicien Paul Erdõs, un homme extraordinaire : « L’homme qui n’aimait que les nombres ».

Paul Erdõs, qui est mort vierge, n’a jamais aimé que deux choses : les Mathématiques (auxquelles il consacrait 19h par jour…) et les enfants (ceux des autres : les epsilon). Il ne possédait rien et n’aimait rien de plus que visiter ses collègues mathématiciens dans le monde pour chercher avec eux la preuve de nouveaux théorèmes ou -mieux- poser des conjectures en promettant une prime à qui les prouverait.

Par rapport à la sénilité, les mathématiciens doués, comme d’autres artistes (maîtres d’échecs, danseurs étoile, …), craignent le jour où ils sentiront leurs capacités disparaître. Ce qui n’est pas vraiment arrivé à Erdõs, mort à 83 ans lors d’une conférence de mathématiques où il présentait un papier…

En citant son ami Ulam, Paul Erdõs disait :

« Le premier signe de sénilité, c’est quand un homme oublie ses théorèmes ; le deuxième, c’est quand il oublie de refermer sa braguette ; le troisième, c’est quand il oublie de l’ouvrir. »

L’ombre de l’amour

2009/08/09

L’amour est parfois comme notre ombre :
Plus on le cherche, plus il s’enfuit, et plus on le désire.
Plus on s’enfuit, plus il nous poursuit, et moins on le désire.

Quand l’amour n’est pas réciproque…