Archive for juillet 2009

Comprendre

2009/07/31

Comprendre les autres, et soi-même, ce n’est pas facile…
Mais, pour comprendre les autres, il ne s’agit pas que d’écouter et d’essayer de comprendre.
Il faut aussi avoir une idée de tous les possibles, imaginer toutes les possibilités qu’une personne peut avoir en tête dans telle situation. Et, ensuite, à base d’indices recueillis dans la parole et les actions fluctuantes de la personne, on essaye de naviguer dans le réseau des possibles : comprendre là où elle se situe, là où elle peut aller.
C’est le contraire de la naïveté. Ce n’est pas du Machiavel pourtant. C’est, tout simplement, avoir connu ou lu ou imaginé tous les choix qui s’offrent à cette personne dans cette situation. Surtout si on la connaît peu. Si on la connait bien, alors on est guidé par ses réactions passées face à la même situation ou à une situation proche : on peut anticiper, prévoir. Mais, face à une nouvelle personne, on ne peut pas anticiper, et il y a le risque d’imaginer sa pensée intime en fonction d’idées générales ou en fonction de ses propres idées ou désirs. Mais il y a le plaisir d’être surpris, le plaisir de découvrir et de comprendre.
C’est un peu vague… Précisons.

Prenons une femme, libre de son corps. Je la rencontre, elle me plaît, je la séduis. Je ne lui déplais pas. Nous passons quelques très bons moments ensemble…
Que veut-elle ensuite ?
– continuer l’histoire pour mieux se connaître ?
– arrêter parce qu’elle a peur de se compliquer la vie, parce que sa vie est compliquée ?
– arrêter parce que, au début moins attirée que moi, elle est inquiète et se sent un peu contrainte par mes sollicitations pour la revoir ?
– arrêter parce qu’elle s’attendait à juste une amitié ?
– arrêter parce qu’elle ne veut plus s’attacher, ayant déjà trop souffert, ayant peur d’une nouvelle prison ?
– continuer un peu, parce que, même si (parce que ?) cela trouble sa routine et l’inquiète, elle est émue par tant d’attentions sincères et tendres envers elle ?
– continuer un peu, parce que, quand l’histoire est belle, il est naturel d’avoir envie de connaître la suite, quelle qu’elle soit, de contribuer à la suite ?
– continuer un peu, parce qu’il lui faut plus penser à elle, au temps qui passe…
Qu’espère-t-elle ensuite ?
– retrouver sa tranquillité…
– prendre le risque de changer sa vie, de s’adapter un peu, « jouer pour voir » comme au Poker, sans plan pour le futur, prête à tout…

Entre homme et femme, lorsqu’il y a claire réciprocité et équilibre dans l’attirance, ce n’est pas toujours facile…
Mais, lorsque la balance des sentiments penche, momentanément peut-être, d’un côté, c’est plus difficile, moins évident, plus riche peut-être, à cause de la nécessité d’être attentif pour comprendre l’autre, pour lever ses craintes.
Mais aussi, chacun vit, à un moment de sa vie, ce qui lui arrive par surprise, d’une façon différente. Tout est possible.
Désir d’une rencontre limitée dans le temps ?
Désir d’une simple (?) amitié ?
Désir de vivre libre l’espace d’un été ?

Peut-être aussi (surtout !) faut-il savoir se laisser aller à voir ce qu’il peut advenir, se laisser porter par les événements, l’esprit ouvert et aux aguets. Sans rien vouloir de précis, juste de bons moments…

Mon problème, c’est que, en manque de doux et bons moments depuis longtemps, en manque d’un regard doux sur ma personne, j’ai la fringale… Et, comme toujours, j’essaye d’aller au bout de ce que je désire. Et aussi, comme toujours, je m’investis beaucoup dans une relation, mais je ne peux pas recommencer souvent cet exercice difficile, épuisant, qui me remue l’âme : m’attacher à une personne, à une femme. Je ne suis pas un papillon qui volète d’une fleur à une autre fleur. J’aime me poser un moment.

Pour un homme non plus, il n’est pas facile de se mettre à nu, de montrer ses sentiments… Il n’est pas facile de recommencer souvent cet exercice spontané, au risque de ne plus se montrer avec sincérité, de mentir, de se cacher, pour se protéger, de ne plus être spontané, sincère… de se construire un masque.

Et, pendant ce temps, j’attends qu’elle me rappelle…
Je voulais attendre deux jours, sans mail, sans SMS, sans l’appeler… Je voulais lui laisser le temps de faire le point de ses sentiments, sans la solliciter, sans l’agacer, sans risquer de lui faire peur… Je voulais attendre de voir si elle m’appellerait d’elle-même… Je voulais attendre… Mais je n’y suis pas arrivé…

Chaque femme est une merveille … et un mystère, pour moi.
Un mystère à la fois.

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Oiselle, si tu entends

2009/07/29

Oiselle, si tu entends…

J’ai jeté du grain sur ma terrasse
Viens picorer si tu as envie
Point de barreaux à mes fenêtres

Comprendre

2009/07/29

« Ce que nous n’avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était clair avant nous, n’est pas à nous. »

Marcel Proust

Oui, cette phrase, en plus de s’appliquer à toutes les connaissances qu’il faut travailler pour les assimiler, je l’applique aussi à sa propre vie : analyser, par un effort conscient, ce qu’on pense, ce qu’on fait, comme une psychanalyse, afin que notre vie nous appartienne, plutôt qu’elle glisse au hasard, comme si nous étions passager d’un véhicule qui erre jusqu’à sa destruction. Vivre plus intensément, non pas en faisant plus, mais en ayant pleine conscience et le contrôle de soi, de ses pensées et de ses actes, tout en restant « naturel », au sens où l’on ne planifie pas sa vie à l’avance, prêt à tout, bonheur et souffrances, comme deux parts indispensables pour que la vie ait un sens, comme la vie est indissociable de la mort.

Oiselle en prison

2009/07/29

L’oiselle était en liberté conditionnelle.
Son geolier avait laissé la cage entr’ouverte.
Elle profitait de ces quinze jours de soleil
Pour refaire le plein de baisers et de plaisir.

Il m’a fallu la laisser repartir chez elle
Faire face au qu’en-dira-t-on de son voisinage.
Elle est libre de son corps mais pas de sa vie.
Belle oiselle retourne dans sa triste prison.

Il reste quelques belles plumes sur mon oreiller…
Son gazouillis et ses petits cris me manquent.
Feu de paille d’été ou long feu d’hiver ? Qui sait ?
Je vais jeter un peu de grains sur ma terrasse

Pour qu’elle me revienne, j’ai gardé ses allumettes.
Qu’importe la noire fumée de ses cigarettes

Sa peau blanche, ses petits seins, son derrière mignon,
Son ventre doux, ses belles lèvres, ses yeux si bleus.

J’ai tenu une merveilleuse oiselle dans mes bras.
Que demander de plus ? Qu’elle quitte sa prison.

Oiselle en prison

Philosophie

2009/07/28

L’essentiel n’est pas, comme le dit le bouddhisme, de ne plus avoir de passion, d’espérance, de désir…

L’essentiel est de laisser la porte de son âme ouverte aux passions, à l’espérance, et aux désirs, mais sans les rechercher, les attendant avec patience, étant prêt à les accueillir et à se laisser surprendre, et avec les idées claires, sans illusion, sans imaginer/rêver ce qui n’est pas et/ou ne peut pas advenir, en essayant d’être le plus lucide possible sur soi-même et sur les autres, par le développement continue de notre connaissance du fonctionnement du monde et de nous-mêmes, et par le calme intérieur qui nous rend capable de mieux voir et comprendre la pensée fluctuante des autres par le peu qu’ils extériorisent : parole, écrits, gestes, attitudes…

Mais, pour arriver au calme, il faut parfois s’isoler, et il faut se satisfaire de ce qu’on a, pour ne pas être dans la douleur de la non-satisfaction de désirs inutiles. Il faut aussi que ses besoins de base soient satisfaits : logement, nourriture, sommeil, amitiés, habits, menus plaisirs, respect… Il faut aussi toujours être prêt au pire, qui attend tapi.

Trouver le calme magré le vent qui souffle autour… Se vider l’esprit. La méditation ? La retraite ? Un psy ? Un Blog ? De longues balades en montagne, sous le soleil et le ciel bleu ?

Moins faire pour mieux faire ensuite. Mais l’esprit vif et alerte, curieux de tout.

Solitude

2009/07/28

D’abord, savoir être heureux tout seul, sans vouloir rechercher un(e) autre pour combler un manque : apprivoiser sa solitude avant de vouloir lui donner un compagnon humain. D’abord, voir (plus) clair en soi, pour pouvoir ensuite voir clair dans l’autre.
Et ne jamais oublier qu’on est et restera seul malgré tout, corps et âme, corâme de passage.
Mais, bon sang !, qu’une compagnie peut être douce ! à ma peau et à mon âme.

Mes femmes

2009/07/27

On n’oublie pas les femmes que l’on a aimées ou avec qui on a fait l’amour. Surtout lorsqu’elles ne se comptent que sur quelques doigts… On n’oublie surtout pas la première ! qu’il a fallut conquérir et pour laquelle on a dépassé sa timidité. On essaye d’oublier celle qu’on n’aimait pas et qui ne vous aimait pas. On se souvient de l’unique nuit (sa première) avec l’une d’elle, croyant avoir séduit alors qu’on avait été choisi. On retient à jamais 27 années de vie commune interrompue brutalement et si douloureusement. On essaye d’oublier la première aimée mais qui toujours a fui, aguichante, mais sans jamais succomber, avant que ma vie ne m’éloigne d’elle, et même après une deuxième chance donnée par le hasard, si longtemps après, coup de foudre sans avenir et sans réciprocité hélas, mais qui m’a fait remonter du fond de la piscine où j’étais noyé, attiré vers la lumière par son sourire, sa force et ses blessures.
Et on fait de la place pour la petite dernière, à la douce peau blanche.

Vilaÿ
Nicole
Frédérique
Patricia
Cathy
Danielle

Et il y a toutes les autres, belles par leur corps ou leur âme, qui ont croisé ma route. Et toutes celles qui enchantent mon regard dans les rues…

Les femmes sont belles, si belles, si douces, si fragiles, si fortes, si incompréhensibles… de merveilleuses créatures. Même si elles griffent parfois…

Revoir : « L’homme qui aimait les femmes« , de François Truffaut, avec le magnifique Charles Denner

Sexualité animale

2009/07/26

Connaissez-vous la sexualité des mantes-religieuses ?
Le mâle commence à s’activer sur la femelle.
Puis elle se retourne et commence à le manger.
En commençant par la tête.
Et alors, il paraît (ce sont les entomologistes qui le disent) qu’il est alors bien meilleur amant…

Ouf, je ne suis pas un mâle mante-religieuse !
Mais, parfois, il serait bon que je déconnecte mon cerveau : cela fonctionnerait sans doute encore mieux ! 🙂

Les femmes… une femme

2009/07/26

Oui, je l’avoue, j’aime formidablement regarder une femme qui prend du plaisir sous mes doigts ou sous ma langue ou par mon sexe. Je jouis de son plaisir. Car c’est beau. C’est beau : ces sourires, ces attitudes, ce laisser-aller, ce corps qui recherche le plaisir, l’exprime, en petits souffles, en position du corps, en relâchements et tensions, en petits cris, en belles grimaces de plaisir, en contractions, avec beauté, avec sincérité, en liberté, sans crainte ni gène, les yeux bleus délicatement fermés, les cheveux éparpillés, le sourire aux lèvres, captant les particules de plaisir avec la tête légèrement renversée en arrière et le corps arqué. Oui, j’aime cela. J’aime vous embrasser, vous caresser, vous faire l’amour, vous donner du plaisir. J’aime t’embrasser. Oui, c’est bon de t’embrasser. J’aime aimer ton corps et donner du plaisir à ton âme. J’aime bien tes mignons petits seins : ils sont juste à la taille de mes (petites) mains. J’aime bien leurs framboises. J’aime bien comme tu te serres contre moi quand je t’embrasse. Quel bonheur d’être en compagnie d’une si merveilleuse créature. J’aime particulièrement la douceur de ton corps, et ta douceur, et l’équilibre de tes formes. J’apprécie tes sourires, ta douceur, et ta voix.
Quelques Rendez-Vous d’été ne sont peut-être qu’un feu de paille, ou bien feront-ils un long feu d’hiver ? Je n’en sais rien. Voyons au jour le jour. Si tu en as envie. Si tu le peux.

Bébé qui dort

2009/07/25

Cette nuit, réveillé par l’envie de pisser, je me lève dans le noir et me dirige vers les toilettes et… les lumières sont allumées !?! Quelqu’un ?! Qui ? J’ouvre doucement la porte et… trouve mon fils, assis par terre appuyé contre la pile de « Le Point » (1 mètre de haut, quand même), endormi !!!! L’imbécile, comme il me l’a expliqué ensuite, ayant mélangé bière et Chartreuse dans un bar avec des potes et ayant été brassé par le retour en voiture (il ne conduisait pas), s’est retrouvé à aller vomir dans les chiottes … où il s’est endormi ! Ouf, j’ai eu peur… Mais mon gros bébé de presque 80 kilos allait bien.