Archive for mai 2009

Masturbation, au féminin

2009/05/31

MASTURBATION
(A woman without man is like a fish without a bicycle.)

A woman can’t live without a man?
Ha, what logic, the logic of a ghost! Bah bah!
Throw the ball,
Don’t let orchids embrace you at all,
Don’t go to poisonous ant bushes.
Push yourself into sensuousness.
You have the bow, you have the arrow.
Do it girl, masturbate.

Poème de Taslima Nasreen.

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Amar Meyebela

2009/05/31

Taslima Nasreen Dhaka 1993

Je suis en train de lire « Amar Meyebela », ou « My girlhood », ou « Enfance, au féminin », de Taslima Nasreen, écrit en 1999.
En Bengali, le mot « chelebela » (enfance) signifie : « époque de garçon ». « Amar Meyebela » signifie donc « Mon enfance de fille », pour protester contre l’idée que seul le garçon est important.
« Nasreen Nahan Taslima » a 15 oncles et tantes du côté de sa mère et 3 oncles et 2 tantes du côté de son père. Elle a 2 frères aînés et une soeur cadette.
Son père « Rojab Ali » a marié sa mère « Idul Wara Begum » par intérêt… pour pouvoir faire ses études de médecine. Il ne l’aime pas. Il en aime une autre, mariée à un vieil homme. Sa mère devient une dévote islamiste.
Rien d’anormal au Bangla Desh : les filles sont mariées enfant… et rejoignent leur mari quand elles sont nubiles. Bien sûr, on ne leur demande pas leur avis !! Les femmes ne sont rien : elles n’héritent pas de leur père, tout va au mari. Elle ne décident de rien. Elles servent de servante, d’objet sexuel. Ou alors, elles s’enfuient rejoindre leur amoureux et se marier sans que personne n’ait été mis au courant dans leur famille.
Taslima raconte son enfance, riche de beaucoup de liens familiaux, et de souffrance par cette famille, ses oncles Shoraf et Amand qui jouent avec son corps de petite fille de 7-8 ans… Elle décrit tout un monde, bien différent du nôtre (mais peut-être bien proche de ce qu’étaient nos villages au XVIIème ou XVIIIème siècle) où les traditions et l’Islam font que les femmes ne sont rien. Elle y raconte ses premiers émois amoureux, vers 11-13 ans, pour de belles camarades d’école, et sa découverte et son goût pour la poésie. Elle raconte aussi la vie difficile des enfants (2 aînés et 2 cadettes) dans cette famille où le père et la mère ne dorment plus dans la même chambre, où le père -fils de paysan- a l’obsession de la réussite de ses enfants par les études, arrivant -à force de les forcer et les pousser- à dégoûter les garçons.

Elle est Médecin, écrivain, et a été chassé du BanglaDesh et d’Inde par les fondamentalistes religieux, qui ont lancé plusieurs fatwa contre elle. Après s’être réfugiée quelques temps en Europe, elle vit maintenant à New-York.
Son livre, très bien écrit et traduit, très facile à lire, très beau, livre la vie d’une petite fille, à la découverte du monde, d’elle-même, et de la raison : un « tableau ethnologique de la famille traditionnelle bengalie » dans les années 60-70, vue par une enfant qui pose des questions… embarrassantes, et qui se découvre peu à peu.
Depuis, elle a rejeté l’Islam et se bat pour une société civile (non religieuse) où hommes et femmes seraient égaux.

À lire donc, pour savoir ce qu’est la vraie vie en terre d’Islam. Et pour apprécier la douceur de vivre en France… où l’on peut être athée et critiquer les religions.
Et à lire surtout parce que c’est un beau livre où une belle personne y livre ses années d’enfance.

Taslima Nasreen France 2007

Plus j’avançais vers la fin du livre, moins j’avais envie de continuer à le lire… triste de quitter « khala » Nasreen.
J’ai fini le livre… Heureusement, j’ai « Vent en rafales » maintenant à lire !

La Recherche

2009/05/30

Ca y est ! Mon article est paru dans le numéro de juin de la revue « La Recherche ».
Waoww ! C’est impressionnant de voir son nom dans cette revue, lue par tant de monde. En plus, le titre de mon article est en 1ère page ! La classe !!
Bon, ce n’est pas exactement le papier que je voulais écrire… Il y a eu de nombreuses contraintes et de nombreux échanges avec le journaliste de La Recherche pour arriver à cette version. Et, sur la fin, après 2 années de travail…, j’étais content d’en finir, je l’avoue. Le relisant, je trouve qu’il manque un peu de dynamisme et qu’il est un peu froid… Ce n’était pas le cas dans les versions d’il y a 6 mois… Bon, tant pis.
Pour résumer, il y a dans le monde une bande de Mathématiciens un peu givrés qui se sont mis en tête de trouver de nouveaux nombres premiers, et les plus gros possibles, bien sûr. Ca ne sert (presque) à rien. Mais quel pied ! Quel pied de trouver un monstre qui fait plus de 10 millions de chiffres ! Enfin, c’est le pied pour ceux qui connaissent un peu ce qu’est la Théorie des Nombres et les méthodes de calcul qui se cachent derrière cette chasse. Car, pour arriver à trouver un nombre premier comme M46, il faut utiliser un logiciel d’une complexité et d’une efficacité unique au monde. Rien de tel que Prime95 pour faire chauffer un processeur ! Car le programme est écrit en assembleur Intel et est adapté à chaque nouveau processeur, de sorte à en utiliser TOUTE la puissance possible. C’est un bon moyen pour tester la résistance et les limites d’un processeur.
Le problème, c’est qu’il y a bien peu de chances de trouver un Nombre de Mersenne premier… Si je me souviens bien, il faut tester entre 300 et 400 mille nombres pour en trouver un. Sachant qu’il faut un mois sur un bon PC pour en tester un seul, je vous laisse calculer le nombre de siècles nécessaires… Donc, peu de chance que j’en trouve un. Dommage… Mais, finalement, on a plus de chance d’en trouver un que de gagner le gros lot au Loto. Quand même !
Allez acheter la revue ! Bonne lecture ! Et installez le programme du GIMPS sur votre PC, pour tenter votre chance.
Et dites moi si vous avez apprécier l’article… ou pas.

La Recherche Juin 2009

Au fait, ceci est le 101ème article que j’ai posté sur ce Blog. Champagne !

Jeu de mots

2009/05/30

On ne récolte que ce que l’on sème.

On ne récolte que si l’on s’aime.

Les pleurs des hommes

2009/05/27

Les hommes pleurent aussi, bien sûr.
J’ai beaucoup pleuré, presque tous les jours pendant 13 mois, pendant la maladie puis après la mort de mon épouse.
J’ai beaucoup pleuré aussi, mais moins, de souffrir de la non-réciprocité d’un amour-passion, coup de foudre à sens unique hélas.
Mais je ne me souviens pas avoir vu pleurer mon père, que j’ai peu connu. D’ailleurs, quand il est mort -j’avais 13 ans- je n’ai pas pleuré. Je ne l’ai jamais pleuré. C’était coincé. Je n’ai pleuré sur lui que 36 ans après, quand j’ai lu la lettre qu’il avait laissée avant son suicide, poignante.
Les hommes qui ne pleurent pas … ne sont pas complets. Mais les hommes, souvent, se cachent parce que, un homme, ça ne doit pas pleurer, dans notre société où l’homme doit être fort. Foutaises. Nous sommes moins forts que vous, les femmes. Car la vie ne naît pas en nous, et ne crée pas en nous cette conscience de la fragilité de la vie et du miracle de la vie que vous acquérez bien vite. Et qui vous ramène à l’essentiel : trouver le bonheur dans l’amour.
Voir : Les pleurs peuvent tout simplement être cachés, mais ils existent bel et bien.

dé-Sélection

2009/05/26

Dans le numéro d’Avril de Philosophie, plusieurs personnes donnent leur avis sur notre futur.
Bon, j’ai trouvé leurs idées assez nulles, globalement.
Aucun, par exemple, n’a parlé de l’impact de l’Homme sur sa propre Sélection Naturelle. C’est-à-dire, avec la Médecine qui progresse rapidement, on peut s’inquiéter de notre « dé-Sélection Naturelle » du fait de la pression de notre société pour permettre à tous d’avoir des enfants. Ainsi, depuis des centaines de milliers de générations, la forme du bassin de la femme s’adapte à l’augmentation de la taille de la tête de l’enfant. Lorsqu’on a vu, comme moi, deux naissances, dont une avec presque les forceps, on sait combien la naissance d’un enfant d’Homme est difficile, surtout pour le premier enfant d’une femme. D’ailleurs, il me semble me souvenir que la mortalité lors des accouchements dans les pays où les personnes n’ont pas accès à la Médecine est bien plus forte qu’en France, tuant mère ou enfant, ou handicapant à vie l’un ou/et l’autre. Bref, la Sélection Naturelle est ici totalement à l’oeuvre : si l’enfant ne sort pas vite, les gènes des parents ne survivront pas. Alors si, un jour peut-être, l’ensemble de la population humaine pouvait disposer des soins dont nous disposons en France, et pendant plusieurs générations, il faudra s’inquiéter sur la capacité de notre espèce à surmonter une crise et à survivre à la perte d’une médecine de pointe. Si tous les couples qui – naturellement ont du mal à avoir des enfants, ou dont la femme ne peut pas accoucher naturellement par étroitesse du bassin – peuvent procréer, alors combien de générations faudra-t-il pour que le taux naturel de mortalité à la naissance devienne rédhibitoire ?
Bref, la Médecine nous fait sortir de la Nature, de l’ordre naturel de la vie et de la mort sur cette Terre. Au risque de faire s’éteindre un jour notre espèce.
Mais, me direz-vous, nous succomberons peut-être bien avant d’une comète, du réchauffement climatique, d’une guerre nucléaire, d’une pandémie, d’un excès de vieux, de la faim, ou de … ?!!!
Ah, l’Homme est vraiment une espèce pleine de surprise ! Dommage de ne pas être là, dans quelques siècles, pour voir les résultats de tout ce que nous déclenchons, apprentis Sorciers que nous sommes…

Fashion Victims

2009/05/25

Cette nuit, comme j’avais du mal à dormir, j’ai regardé une émission intéressante sur France3 concernant les femmes victimes de la mode en ce qui concerne leur … apparence. Bref, leur poids et leur tour de taille.
En étudiant la couverture des revues féminines sur les 20 dernières années, on s’est rendu compte de trois phénomènes :
1) Non seulement les mannequins présentés sont de plus en plus maigres, mais
2) Elles sont de plus en plus souvent nues ou très déshabillées, montrant ainsi leur maigreur,
3) Et les régimes habituels dans les numéros de Printemps sont de plus en plus nombreux et emploient maintenant systématiquement le mot maigreur au lieu du mot minceur d’avant.
C’est d’autant plus choquant que les français grossissent de plus en plus.
Ainsi, interrogées à propos de régime, 2 jeunes filles, de 16-18 ans et de belle apparence, ont avoué bien connaître les régimes puisque … l’une avait dû perdre 40 kilos… et l’autre 25 ! (Moi qui ai 7 kilos de trop par rapport à mon poids idéal IMC : 63 , mais à 50 ans…, je n’ai plus de souci à me faire) Heureusement, la sagesse leur était venu, dans la compréhension qu’un régime, pour être efficace, doit être doux et étalé dans le temps.
Ce qui fait que les jeunes sont écartelés entre la nourriture riche et grasse qui leur est largement proposée à la télé et l’idéal de maigreur que leur imposent les images de la mode.

Conclusion, je verrais bien passer une loi interdisant d’employer des mannequins ayant un IMC inférieur à 10% (par exemple) de leur IMC théorique en fonction de leur taille. Les marchands de pommes se verraient ruinés…
Sinon, j’aime bien les femmes minces ou légèrement ronde. Mais pas maigres ! C’est affreux.

Quel gland !

2009/05/24

Bon, cela ne semble pas être un canular (un hoax)…
Après quelques recherches, j’ai trouvé la publication officielle du papier originel : « Semen displacement as a sperm competition strategy » qui a paru dans « Human Nature » en septembre 2006. L’auteur de l’étude (Gordon Gallup) est un scientifique connu, actuellement au Département de Psychologie de l’Université d’Albany, aux USA, et il y a un site Web pour les travaux de son équipe.
Du très sérieux, donc.

Pourtant… l’article est … spécial ! Oui, spécial, très spécial… Enfin, si l’on se place du côté de Darwin, de l’étude de l’impact de la Sélection Naturelle sur l’Homme et sa sexualité, c’est une étude très légitime. D’ailleurs, pour les autres animaux, on connaît de telles stratégies. Par exemple, certains insectes ont la particularité, une fois la femelle ensemencée, de bétonner l’orifice… d’autres remplissent littéralement de sperme la pauvre femelle, ne laissant plus de place pour la semence des suivants, à supposer qu’ils aient encore envie…

Et oui, je vais parler du … sexe de l’homme.
L’article résumant le papier de Gallup a paru dans « Scientific American« , dont « Pour la Science » est la version française.
Un autre article résume encore plus le papier de Gallup.
Alors ?
Alors, en 2 mots, le gland de l’homme est une « pompe à sperme » !
C’est-à-dire que la forme du gland du mâle de l’espèce Homo Sapiens est telle que, lors du rapport sexuel, cela permet d’évacuer le sperme des mâles ayant précédemment ensemencé la femelle.
Vous n’auriez jamais pensé à ça, hein ?!!

Mais, comment ça marche ? Simple :
1) Le sexe de l’homme est bien plus large que celui des autres primates.
2) Le gland du phallus de l’homme est en forme de champignon, avec une délicate collerette qui a un diamètre plus important que la hampe.
3) Une fois inséré, le pénis occupe toute la largeur du vagin ; et, lors du coït, il peut aller jusqu’au fond.
4) Apparemment, le pénis de l’homme est conçu pour déposer le sperme aussi profondément que possible dans le vagin, près du col de l’utérus donc.
5) Et, si le phallus est trop court, il faut savoir que l’éjaculation peut propulser le sperme à … 60 cm.
6) Donc, lors du coït, non seulement les aller-et-retours amènent peu à peu à l’éjaculation, mais ils agissent comme … pompe à sperme, qui est repoussé à l’extérieur.
7) Bien sûr, pour éviter que le mâle n’évacue son propre sperme, une minute après l’éjaculation, c’est finit ! Plus d’érection efficace, et plus de va-et-vients intempestifs qui pourraient extraire le sperme fraîchement introduit.
8 ) L’envie de sexe du mâle humain est d’autant plus … frénétique en va-et-vients qu’il ne l’a pas fait récemment. Ce qui permet donc d’être efficace dans les 48h (de mémoire) où le sperme de l’homme est encore « efficace ».
9) Justement… cette résistance du sperme humain, pendant pas mal d’heures et dans des conditions adéquates (genre : coincé quelque part sous le prépuce), permet à B, qui vient de sauter A, d’ensemencer E avec le sperme de C qui avait sauté A la veille. (relisez tranquillement… si, si, ça vaut la peine. Et ce n’est pas une blague, c’est arrivé. Un mari, blanc, qui était fort énervé de voir son épouse -blanche aussi- accoucher d’un mignon garçon … noir, a été condamné pour avoir sauté, juste avant sa légitime, une prostituée blanche qui avait eu juste avant un client … noir. Comme quoi, il vaut mieux mettre une capote, ou se laver, quand on va chez les prostitués ! Mais l’histoire date d’avant le SIDA.).

Conclusion : si votre partenaire débande sitôt son « travail » achevé, c’est normal ! C’est un bon mâle, qui laisse le maximum de chance à ses spermatozoïdes de rejoindre leur Eldorado.
Enfin, comme bouquet final, il faut savoir que des recherches ont montré que le spermatozoïde, loin de remuer le flagelle dans n’importe direction, est attiré par l’odeur de l’ovule… Mais que la Nature est bien faite !

Rappelez-vous donc que nous sommes le fruit de centaines de milliers de générations ; et que seuls ceux dont les enfants ont survécu ont pu transmettre leurs gènes.

Tout cela semblerait donc amener à la conclusion suivante : nos lointains ancêtres n’étaient pas monogames, et les femelles avaient fréquemment des aventures avec d’autres mâles que leur « chéri ». Ce qui semble nous rapprocher plus des Bonobos que des Chimpanzés !

Enfin, vu la forme de certains God qu’on voit parfois, je me demande si la forme du gland du mâle d’Homo Sapiens n’a pas aussi pour fonction de donner plus de plaisir à sa partenaire ! Car, si vous ne le savez pas, et cela était connu au moins depuis le Moyen-Âge, plus la femelle de l’Homme jouit, plus elle a de chances de tomber enceinte ! Simplement parce que les vagues de contractions musculaires pendant l’orgasme aident à déplacer le sperme, en plus des liquides émis qui facilitent le « voyage » du pauvre spermatozoïde en quête de l’ovule (je dis « pauvre », car pensez au nombres de perdants pour un seul gagnant. Revisionez le film « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander » de Woody Allen si vous avez des doutes).

Bon, maintenant, place à l’expérimentation !

Philosophie et Réalité

2009/05/24

Les philosophes sont-ils donc coupés de notre réalité animale ?
Certes, ils parlent de nos désirs et besoins animaux. Mais, lorsqu’ils analysent notre âme par rapport à la réalité, ce n’est bien souvent que de la théorie, comme si notre esprit était un objet indépendant, coupé de notre animalité. Ils oublient bien souvent de tenir compte de la sensibilité de notre pensée à ce qui nous entoure, de l’impact invisible qu’ont parfois nos sens (comme l’odorat) sur notre façon de voir et de considérer les choses et les événements. Ainsi, l’amour pour l’autre dépend peut-être bien plus qu’ils n’en parlent de l’influence d’odeurs phérormonales, entraînant la production d’hormones dans notre corps et notre cerveau qui influencent formidablement l’importance de tel ou tel détail pour notre « esprit ». On lit des articles de scientifiques décrivant leurs observations concernant l’impact des odeurs sur nos comportements. Mais il me semble que les philosophes oublient trop souvent ce facteur, fondamental car animal, qui dirige parfois inconsciemment nos pensées et nos actes. Bref, « je l’aime ! » pas forcément parce qu’il/elle est beau/belle ou que ses goûts et sa façon d’être me plaisent, mais plus prosaïquement peut-être bien parce que ses phérormones envoient un signal clair et puissant à l’animal qui est en moi, sans que j’en sois conscient… Zut, alors !
Alors, si je tombe amoureux de quelqu’un(e) sans jamais être physiquement près d’il/elle, sans même jamais l’entendre (parce que la tonalité de la voix nous manipule) ni même le/la voir, par courrier ou email par exemple, que se passe-t-il ? Est-ce vraiment de l’amour ? Que se passera-t-il lorsque nous serons l’un en face de l’autre ? Aurons-nous imaginé l’autre par ce qu’il nous a dit, consciemment et inconsciemment, réalité et petits mensonges ? et serons-nous surpris lors de la première rencontre que nos sens nous envoient toutes sortes de messages bizarres qui ne correspondent pas à ce que nous imaginions ? nous trouvant en face d’un(e) étranger/ère au lieu de l’être imaginé. Probablement…
L’amour ne peut être réel que lorsque non seulement notre esprit, mais aussi nos sens, sont impliqués. Sinon, c’est virtuel… Attention aux désillusions ! Ou alors : ne pas essayer de se rencontrer… se contenter d’aimer virtuellement… ou bien savoir à l’avance qu’on n’a approché qu’une partie de la réalité de l’être aimé.
Bref, nous inventons toujours trop l’être aimé à partir de ce que nous voulons voir, au risque de désillusions. Sans le voir ni l’approcher, les risques sont bien plus grands !

Désir – Etymologie

2009/05/24

« Le mot désir pris en lui-même n’a que peu de chose à nous enseigner, il faut remonter à son étymologie latine pour remonter à son sens. On le rattache à deux verbes latin desiderare et considerare. Ces verbes appartenait au langages des augures, ou des astrologues dirions-nous aujourd’hui. Considerare voulait dire contempler les astres pour savoir si la destinée était favorable, astre se disant sidus (pl. Sideria). On allaient trouver l’augure pour savoir si le moment était opportun pour prendre une décision dans un projet. L’augure lisait les signes dans le ciel et répondait favorablement ou défavorablement. Desiderare signifiait regretter l’absence de l’astre, du signe favorable de la destinée. Le désir implique donc une attente qui doit être satisfaite. Tout désir est la nostalgie d’une étoile. Tout désir est en quête de l’apparition qui sera capable d’illuminer le ciel de la conscience pour la ravir et lui apporter la satisfaction qu’elle réclame. Il y a donc dans le désir la marque d’un manque, mais en même temps la dimension d’un projet. C’est aussi le désir qui pose la dimension d’une quête, d’une recherche. Comme l’indique bien l’étymologie, le désir rencontre cependant les aléas des événements du Monde. A l’état de veille, la satisfaction du désir suppose la patience du temps, elle n’est pas aussi immédiate qu’en rêve. Le désir rencontre nécessairement et est en constante lutte avec l’ordre de la réalité, ce qui implique qu’il pose des exigences qui passent les limites de ce que la réalité actuelle présente. Le désir veut transformer la réalité en autre chose qu’elle n’est pas, mais qu’elle doit devenir. »
De : Philosophie et Spiritualité
Une étoile