Archive for février 2009

C’est le Printemps !

2009/02/28

C’est le Printemps !!!
Enfin !
Enfin, il y en avait marre du froid !
Marre du manteau d’hiver, des gants, de l’écharpe, et du froid qui mord !
C’était une magnifique journée ! Ensoleillée, tiède et douce. Un beau samedi.
D’abord, se lever tard après une bonne nuit.
Ensuite, aller avec les enfants acheter de bons poissons, prendre des baguettes craquantes au Chardon Bleu, et un bon vin blanc.
Puis un bon repas, léger, agréable, à discuter, et un café.
Puis aller en ville, tranquille, l’esprit léger, flâner dans les rues, simplement habillé d’une veste de cuir, ouverte, les mains dans les poches, à regarder les passants (et les passantes !) qui eux-aussi sourient de cette belle journée.
Faire un tour, comme d’habitude, dans les bonnes librairies. Feuilleter les nouvelles BDs. S’offrir, enfin, le livre qu’on convoite depuis quelques temps…
Et puis, pour conclure la journée, un concert classique, avec des quatuors qu’on ne connait pas, avec des quartets qu’on ne connait pas, et se laisser surprendre par Mendelssohn qui, certes moins bien que Mozart ou Haydn, nous donne du plaisir.
Et puis, en écoutant la musique, penser peut-être avoir trouvé (enfin !) la clef de ce putain de théorème qui me hante depuis des jours… Et oui, un entier A pair ne peut pas diviser un entier B impair ! Eureka ! Reste à prouver que A est bien pair… Zut, c’est pas encore fini…

Belle journée !
Ca y est, l’hiver est mort, fini !
Vive le Printemps !

Mais j’étais seul, encore… Elle n’a pas voulu venir au concert… Vilaine ! Une autre fois peut-être…

(Dimanche : Oh non ! Zut… Ils ont prévu des bourrasques de neige en fin de semaine prochaine… Bon sang, c’est pas encore le Printemps…)

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Applaudissements

2009/02/28

Je hais les applaudissements !!!!
Je ne comprends pas cette coutume de sauvage !
À la fin d’un magnifique concert de musique classique, ou voire à la fin de chaque morceau, je ne comprends pas pourquoi les gens applaudissent !
Sourire devrait suffire !
Alors qu’on a encore les oreilles et le cerveau qui vibrent des magnifiques musiques entendues, voilà qu’un bruit assourdissant et horrible vient nous assommer et détruire toute l’harmonie précédente, remplaçant la sophistication et la beauté de l’interprétation par un bruit d’abord aléatoire puis rythmique de pelles à tarte frappées les unes contre les autres. Sauvages !
C’est comme si, après un repas succulent et aux vins raffinés, pour conclure, vous vous jetiez un verre de vinaigre dans la bouche. Sauvages !
Alors, je me bouche les oreilles. Et tant pis pour tous les affreux qui me regardent comme des harengs saurs en se demandant pourquoi je ne participe pas à la folie collective.

Mockba

2009/02/22

Jean-Louis Murat

Je reviens sur l’album Mockba (Prononcez : Moskva : Moscou) de Jean-Louis Murat.

Bien sûr, comme le disent certains commentateurs, cet album est « spécial »… Il faut juste avoir de la patience, et écouter.
J’ai mis ici quelques textes de ses chansons (introuvables sur internet, et quasi illisibles sur la pochette de son CD). Alors, lus comme cela, ils ne semblent pas extraordinaires… Mais, avec la douceur des musiques, et la voix de JLM (même s’il devrait prendre des cours de diction pour qu’on comprenne tout ce qu’il dit…), et après plusieurs écoutes, de cet album ressort une très belle ambiance !
En tout cas, j’aime !!

La Bacchante
La fille d’un Capitaine
Et le désert avance
Colin-Maillard
L’Almanach amoureux

Pourquoi écrire ?

2009/02/22

Ecrire pour soi ? ou écrire pour être lu ? ou écrire pour les autres ? ou écrire parce que c’est un besoin, vital ?
J’aime ce poème d’Aragon (« Les poètes ») : « Je ne sais ce qui me possède | et me pousse à dire à voix haute | ni pour la pitié ni pour l’aide | ni comme on avouerait ses fautes | ce qui m’habite et qui m’obsède ». Surtout chanté par Ferrat.
L’écriture pour mieux voir son monde intérieur ? et proposer de le partager avec d’autres ? ou parce que c’est l’une des merveilleuses façon de consommer son temps, de vie ? ou pour se reconstruire, après une épreuve ?
Ecrire pour laisser une trace ?
Ou, comme le font certains, écrire pour explorer, découvrir, soi-même et les autres. Philosopher ?
Ecrire parce qu’on a du mal à trouver, autour de soi, les personnes qui ont le temps et l’envie de nous écouter ?
Ecrire parce que toute parole ne peut pas être aussi murie que l’écriture ? parce que l’écriture permet de décrire ce qu’on pense, ce qu’on est ? plutôt qu’une discussion, où les avis s’opposent.
Pourquoi écrire un Blog ? Pourquoi pas ! Ce n’est pas plus bête que de rester devant la télé ! En plus, en ce moment, il fait froid et nuageux dehors. Ou alors lire…
Ecrire pour passer le temps, ou chanter : « Je chante pour passer le temps | petit qu’il me reste de vivre | comme on dessine sur le givre | comme on se fait le coeur content | en lançant cailloux sur l’étang | je chante pour passer le temps …. » Ferré / Aragon.
Vivement que je puisse de nouveau chanter… Cela me manque… Alors, j’écris !

Réalité (?!) Mathématique

2009/02/22

Les Mathématiques sont-elles Réelles ?
Je veux dire : Existent-elles en-dehors de ceux qui l’étudient ? Existeraient-elles même si l’Homme ne les avait pas étudiées ? Sont-elles universelles ? Universelles dans un sens très large : Sont-elles les mêmes partout dans notre Univers ? sur toutes les planètes où de la vie est apparue ? voire même dans d’autres Univers, parallèles, passés, ou futurs ?
Il y a deux écoles de pensée : « Les Maths préexistent à ses découvreurs » ou bien « Dieu créa les nombres et l’Homme fit le reste ». (où « Dieu » ici est simplement un mot pour représenter le phénomène à l’origine de notre Univers, quel que soit ce phénomène.)
Je prends une image : Les Mathématiques sont-elles comme une cité merveilleuse recouverte par la jungle ? et que des découvreurs défrichent, laborieusement, arrachant les lianes qui recouvrent la réalité/vérité mathématique ? Ou bien : Les découvreurs construisent-il un nouveau monde mathématique à partir de rien ?
Je suis pour la première image, même si elle laisse penser qu’il y aurait un créateur, ce qui n’est pas mon intention. Pour moi, les Mathématiques sont réelles et préexistent à ses découvreurs, qui ne font que trouver des preuves pour démontrer cette réalité.
Et c’est là qu’est le problème… Car, depuis Gödel, nous savons que ces preuves , bien que parfaitement correctes, sont basées sur des outils aux pouvoirs limités. Revenons à l’avant-Gödel : les Mathématiques, après une croissance exponentielle au XIXème siècle, arrivent au XXème siècle avec une notion de preuve un peu .. floue. Et des Mathématiciens décident alors de reconstruire les bases des Mathématiques, en revenant aux briques de bases, aux éléments fondateurs des Mathématiques : les nombres. Reconstruire toute la méthode de preuve mathématique à partir des propriétés élémentaires des nombres. Et c’est de là que sont issus les outils que nous utilisons aujourd’hui. Mais vint Gödel : utilisant ces mêmes outils, il montre que – dans l’immensité des propositions (vraies ou fausses) que l’on peut émettre, basées sur des observations et des calculs montrant la quasi-assurance de la réalité de ces propositions (c’est-à-dire que, vraies jusqu’à N très grand, on pense qu’elles sont toujours vraies ou toujours fausses) – il y aura toujours des propositions qui ne pourront pas être prouvées aux moyens de ces outils ! Gödel a ainsi démontré que les Mathématiques, bien qu’étant un outil parfaitement fiable, n’est pas un outil parfait : elles ne peuvent pas TOUT prouver. Imaginez la frustration des Mathématiciens du 2ème quart du XXème siècle, découvrant que leur Dieu Mathématique est parfois … impuissant. Sacré choc ! Et, depuis Gödel, il parait même que des Mathématiciens ont montré que, non seulement il existe des vérités Mathématiques que nous ne pourrons jamais prouver avec nos outils, mais ces vérités Mathématiques improuvables sont la majorité ! que, dans cet Univers Mathématique que l’Homme étudie, il n’y aurait que de rares oasis où nos outils peuvent nous aider, le reste demeurant à jamais inaccessible.
C’est donc ainsi que les diverses conjectures établies de par le passé attirent tellement les Mathématiciens : les prouver est non seulement un exploit, mais c’est aussi un moyen de montrer que l’Homme peut repousser les limites, aller toujours plus loin. Et c’est bien cet esprit de découverte, qui poussait nos lointains ancêtres à migrer depuis l’Afrique vers la Terre entière, qui anime les Mathématiciens : découvrir toujours plus. Et, accessoirement, être le premier !
Ainsi, en août de cette année aura lieu le 150ème anniversaire de l’Hypothèse de Riemann, qui établit un lien entre les racines d’une équation particulière et la répartition des nombres premiers. Cette Hypothèse est tellement fondamentale, il est tellement évident qu’elle est vraie, que de plus en plus de papiers commencent par : « En supposant que HR (l’Hypothèse de Riemann) soit vraie, alors… ». S’il s’avérait que, bien que vérifiée jusqu’à des sommets que vous ne pouvez pas imaginer, elle soit fausse, il faudrait jeter à la poubelle de nombreuses théories … qui ne sont toujours pas vraies ! puisque basées sur une hypothèse non démontrée.
Et cette Hypothèse (on dirait plutôt : Conjecture) est donc fondamentalement importante. Le « Grand Théorème de Fermat », la « Conjecture de Poincaré », et bien d’autres propositions en attente d’une preuve, ne sont rien, en terme d’impact sur les Mathématiques, comparées à l’Hypothèse de Riemann.
Car, à partir du moment où on énumère, où on compte (addition, puis multiplication), apparaissent les nombres premiers, qui sont comme des îles dépassant dans une mer étale de nombres composés : on ne peut pas ne pas les voir ! Les nombres premiers sont donc universels. C’est bien pour cela que le roman Contact en fait le moyen permettant à une intelligence de se signaler. Prouver qu’un nombre est premier, c’est comme démontrer qu’une ligne de longueur N donnée ne peut pas être déformée par pliage en un parallélogramme de côtés a et b (différents de 1 : l’épaisseur de la ligne) : s’il n’existe pas de nombres a et b tels que N = a x b , alors N est premier. Et on peut prouver qu’un nombre N est pliable ou pas sans connaître ni a ni b ! C’est une autre histoire. Et c’est celle qui me prend la tête en ce moment, cherchant à prouver une infinitésimale conjecture sur une nouvelle méthode de preuve de primalité concernant des nombres qui n’ont (pratiquement) aucune utilité (actuellement) ! Mais, c’est là où les Mathématiques montrent qu’elles sont un outil extraordinaire : toute connaissance acquise sur ce monde pré-existant SERA un jour utile pour une autre science. Ainsi les Mathématiciens d’Europe de l’Ouest de la 2ème moitié du XXième siècle – qui s’étaient tournés vers la Théorie des Nombres parce qu’il leur semblait qu’ainsi ils ne pourraient pas concourir à la création de nouvelles armes de boucherie militaire – ne pouvaient pas imaginer l’importance de cette Théorie des Nombres (avec tout ce qui a trait à la preuve de primalité et à la factorisation des grands nombres) pour la cryptographie et la sécurité de nos systèmes informatiques actuels ! voire des moyens permettant aux armées de communiquer sans que l’ennemi ne comprenne (machine Enigma pendant la IIème Guerre Mondiale), voire des moyens de sécuriser l’accès au bouton lançant la bombe atomique… L’Homme fait toujours mauvais usage des découvertes des Sciences… Mais est-ce la faute aux Scientifiques ?

Moscou (JL Murat) Mockba

2009/02/19

Cet album est magnifique ! Merci à Patricia de me l’avoir fait connaître !

Et, enfin !, je crois que je viens de comprendre le sens mystérieux du titre de la chanson « Et le désert avance… » !
Bon sang ! Sacré Lean-Louis Murat !

« Oh Dieu des poussières / Voilà donc le destin / (…) Et le désert avance ».

Genèse (3, 19): « Homme, souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière. »
(Memento, homo, quod pulvis es, et in pulverem reverteris).

Le désert qui avance, c’est la mort. Notre mort.

Mais, pas de vie sans mort ! Sinon, franchement, on se ferait chier à être éternel !

Sinon, au Moyen-Âge, ils aimaient chanter le texte suivant devant les cathédrales, en dansant de joie :

Ad mortem festinamus Nous nous précipitons vers la mort
peccare desistamus… Peu en réchapperont (Ah! la Résurrection, j’oubliais ! Il faut bien rêver… ? Non.)

Scribere proposui de contemptu mundano
ut degentes seculi non mulcentur in vano
iam est hora surgere
a sompno mortis pravo
a sompno mortis pravo

Vita brevis breviter in brevi finietur
mors venit velociter quae neminem veretur
omnia mors perimit
et nulli miseretur
et nulli miseretur.

Ad mortem festinamus
peccare desistamus
peccare desistamus.

Ni conversus fueris et sicut puer factus
et vitam mutaveris in meliores actus
intrare non poteris
regnum Dei beatus
regnum Dei beatus.

Tuba cum sonuerit dies crit extrema
et iudex advenerit vocabit sempiterna
electos in patria
prescitos ad inferna
prescitos ad inferna.

Ad mortem festinamus …

Raquettes (à neige)

2009/02/15

Récapitulons :
– S’il vient juste de neiger et qu’il y a une sacré couche, c’est le bordel : la trace n’est pas faite et la progression est difficile. Parfois, on a la chance d’avoir un pied qui ne s’enfonce pas trop, alors que l’autre s’enfonce jusqu’à … l’entre-jambe : pas bien pratique.
– À chaque pas en montée : on recule de quelques centimètres parce que la neige (comme le sable…) glisse un peu en arrière.
– À chaque pas : au moment de relever le pied, on réalise que, en plus de la chaussure et de la raquette, on doit relever aussi un paquet de neige qui a glissé sur les raquettes !
– Si un troupeau de raquettistes est passé avant, on peut enlever les raquettes et marcher tranquille. Jusqu’au moment où l’un des pieds s’enfonce jusqu’au fond…
– Ah, et j’oubliais, on a le dilemme suivant : soit on arrive tôt, et ça pèle vraiment ! soit on arrive tard, et il n’y a plus aucune place sur le parking !
– Deux pieds ==> Deux raquettes ==> Deux ampoules. Ca ne loupe pas. À chaque fois qu’on pose la raquette, le pied s’enfonce bien au fond. Alors que, en relevant la raquette (et la chaussure, et la neige…), le pied remonte le plus haut possible avant qu’il réussisse à arracher tous ces kilos. Frotter, frotter, il en viendra toujours une ampoule.
– Sans parler de la neige soufflée, croûtée, tassée, … qui est dure comme de la pierre. Alors, dans la pente, essayez donc de mettre les pieds à plat ! Non, à chaque pas, vos pieds sont tordus dans le sens de la pente (combien de pas fait-on déjà pour monter de 500 m ?). Et puis, il y a pire : il suffit que les crampons se … décrochent, et c’est la redescente accélérée garantie (DDP : Descente Droit Dans la Pente) : Attention à ceux qui montent !
– Et puis, à monter en lacet, avec ces damné bâton télescopiques : il y en a toujours un qui est trop long : celui qui est vers le haut de la pente ! Alors que l’autre est trop court ! Alors, inutile d’en avoir un plus court que l’autre : de toute façon, on monte en lacet et ça change tout le temps de sens ! À moins de passer le bâton de gauche à droite et vice-versa ? Avec la lanière et les gants, c’est d’un pratique ! Gare à ne rien laisser tomber.
– Alors, on monte, on monte. C’est pas facile. C’est même difficile. Et puis, à un moment, on regarde derrière soi et on se dit que la montée ce n’était rien par rapport à la descente : allez donc garantir une bonne prise dans cette pente !
– Et ces satanées lanières… qui toujours se détendent au moment crucial : là, dans le passage étroit, raide, avec de la neige transformée en glace ! Sinon, avec des fixations semi-automatiques, pas de problèmes ! Faut juste avoir des chaussures spéciales, cramponnables… et on n’en trouve plus guère maintenant en deça de 200 ou 300 euros…
– Et puis, quand on redescend, et qu’on veut rallonger les bâtons, on se rend compte alors que, une fois dévissés, ces satanés bâtons ne veulent plus se resserrer ! Sûr, à moins 10 ou moins 20 degrés Celsius, la mécanique souffre… Alors, ne plus avoir de point d’appuis quand on redescend cette satanée pente… Galère.
– Et puis, quand on monte, on transpire comme une fontaine ! Et allez boire de la flotte qui irait très bien pour mettre dans un pastis ! Elle était à 20° en partant de la maison : après une heure dans le froid et le vent, la voilà à … un peu plus de 0°. Sympa.
– Alors, on a super-chaud en montant, et super-froid en descendant. Ou l’inverse, cela dépend : du vent, de la pente, et du soleil. Alors on a le sac plein de vêtements de secours, pour multiplier les couches.
– Ce qui est marrant, c’est quand, alors qu’on trouve qu’il fait vraiment frisquet, on veut refermer la boucle de son sac à dos et que, bizarre, le plastique éclate ! C’est un bon test pour se dire qu’il fait -20° voire -25° … Zut, on est encore parti trop tôt (pour trouver de la place pour se garer), et on a le bonheur d’avoir une température sibérienne, le temps que le soleil se montre et réchauffe tout ça.
– Et puis, arrivé au sommet, après en avoir bavé !, et qu’on veut trouver un coin sympa pour manger, on se rend compte que tout Grenoble s’est donné rendez-vous là. Place Grenette en haut du Moucherotte ou du Pic St-Michel ! Pareil. Sauf les bistrots. Les coins abrités du vent sont tous pris, bien sûr…
– Et, bien sûr, vous croyez connaître le coin. C’est sûr, après avoir fait la même rando 10 fois (à la belle saison…), pas la peine de prendre un plan IGN ! Sauf que… avec 1 mètre de neige, allez donc reconnaître le paysage ! Que du blanc ! Et, s’il y avait quelques panneaux indicateurs, c’est parfois la galère pour les retrouver !
– Sans parler de ceux qui, ne connaissant rien au coin, multiplient les traces dans tous les sens, au point qu’on ne sait plus par où commence la rando !
– Et, bien sûr, partir faire des raquettes, c’est toute une organisation ! Pire qu’en été. En plus de l’eau et de la bouffe, il faut ne pas oublier d’emmener : gants, bonnet (ou passe-montagne) (coupe-vent si possible), bâtons, raquettes, guêtres, sous-vêtements de rechange (on est trempe une fois arrivé au sommet !), polaire supplémentaire, voire écharpe, lunettes de soleil (putain, la réverbération du soleil sur la neige : l’enfer !), couverture de survie, sparadrap anti-ampoule (qu’on met toujours trop tard, d’ailleurs…), voire même un ARVA. Et je pense que je prendrai même des crampons pour passer les passages où la neige ressemble plus à la glace de mon congélateur : dure !!
– Et on n’a pas de Sherpa pour le sac à dos ! Non ! Il faut se le porter soi-même, jusqu’en haut. Et c’est en redescendant qu’on se rend compte, encore une fois… Carrrramba !, qu’il reste un litre d’eau qui a fait l’aller-retour pour rien.
– Heureusement ! (sinon, franchement, mieux vaut rester chez soi devant une connerie à la télé) il y a le plaisir de la descente : courir dans la neige poudreuse avec la sensation de marcher sur de la mousse épaisse ! Le pied. Jusqu’au moment où on se casse la gueule et qu’on se relève, genre bonhomme de neige.
– Et puis, arrivé au sommet, trempé comme une soupe, quel plaisir de se mettre torse nu pour échanger son éponge pour un vêtement sec ! On peut aussi s’assoir un moment et regarder les fourmis, en bas dans la vallée, 1700m plus bas. Attention : ne pas s’approcher de la corniche ! 700m de chute libre (jusqu’ici, tout va bien) ça ne pardonne pas.

Alors, ça vous dit encore de goûter aux raquettes ?
Sinon, il y a le ski de rando : la montée est presque plus facile. Et la descente est super-fun ! … pour ceux qui maîtrisent. Donc, pas pour moi. Et puis, je regrette mon dentiste depuis le jour où il sauté une corniche…

Bon, je retournerai faire des raquettes… Mais pas le WE prochain.

Sodomie

2009/02/15

Bon, alors j’espère que, comme moi, vous êtes un adepte de notre regretté disparu Pierre Desproges, qui disait qu' »On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui ». Il disait aussi dans son livre « Vivons heureux en attendant la mort » (moi, je ne suis pas pressé. De mourir) : « Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien. Plus je connais les femmes, moins j’aime ma chienne ». Bon, ça n’a rien à voir avec le sujet (quoique…) mais j’avais envie de la placer, quoique j’aime les femmes (lui aussi, d’ailleurs, puisqu’il était marié. Mais bon, il faut bien réutiliser les pontifs pour sortir de jolies phrases…).
Alors, pourquoi parler de Sodomie ? La drôle d’idée que voilà … Bon, d’abord, je veux bien avoir comme Président un homosexuel, mais j’aimerais quand même savoir s’il est adepte de l’amour platonique ou sodomite. Et puis, peut-être que son rôle dans le couple a de l’importance sur son caractère… C’est important pour un Chef d’Etat… Saura-t-on jamais ? Jamais, ce sont ses oignons.
Sinon, l’idée, bizarre je l’avoue, d’aborder ce sujet m’est venu d’une amie qui m’a fait remarqué que ma déclaration d’opinion sur la sodomie dans le billet « Eloge du con » n’avait aucune valeur puisque je n’y connaissais rien, alors qu’elle connaît bien le sujet (et d’autres). Alors, bien sûr, dans ce billet je n’ai fait que résumer l’opinion de ce cher Docteur Zwang (qu’il faut lire, absolument ! malgré la difficulté pour trouver ses livres) qui, en tant que chirurgien (et gynécologue, mais ça n’a rien à voir. Quoique…) sait parfaitement comment fonctionne notre corps, et qui déclare clairement que, vu l’innervation de cette partie-là de notre corps, il n’y a pas grand espoir d’en obtenir de plaisir extraordinaire. En fait, il dit plutôt que, comme cet organe n’est pas prévu pour ça, il n’y a même aucun plaisir à en attendre… Mais, peut-être que, avec de la bonne volonté et de l’entraînement, on peut imaginer que cela fait quelque chose et que (méthode Coué ?) le cerveau génère bien quelques signaux de plaisir. Allez savoir. En tout cas moi, qui ai été sodomisé deux fois, je n’y ai trouvé aucun plaisir. Bon, comme il s’agissait d’une coloscopie à chaque fois, et que j’étais sous anesthésie générale, c’est sûr que, si jamais ça m’avait fait quelque chose, je n’en aurais gardé aucun souvenir… Donc, ça ne compte pas. Mais, quand même, je suis surpris de la propension de certains médecins à vous visiter votre tuyauterie intime pour un pet de travers… (ils aiment ça ?) (Mais je remercie ici tous les médecins qui se coltinent tous les jours avec la mort, la merde et la pisse, pour nous aider à recoller les morceaux de notre anatomie) Il ne me reste plus qu’à avoir des problèmes à l’estomac nécessitant de faire un film de l’intérieur, et j’aurais été visité d’un bout à l’autre. Enfoncé ! le candidat potentiel ! Ooops. Bon, cela fait toujours bizarre de se dire que, comme on a un orifice qui commence par la bouche et qui traverse jusqu’au bout, on est, topologiquement parlant, équivalent à un tore (une bouée de sauvetage !). Quoique… Avec les narines, je me demande quelle variété topologique en Dimension 3 cela fait… Qu’importe. De toute façon, une fois mort (mais je ne suis pas pressé…), tout ceci n’aura plus guère d’importance.
Enfin, pour revenir au bon Dr Zwang, j’ai beaucoup ri lorsque, une patiente ayant consulté parce que, avec son ami, ayant ramené un ustensile d’un lointain voyage qui lui a déchiré les intestins au point que sa fonction fécale était TRÈS compromise, voire presque perdue (je vous passe les détails…), elle lui déclare une fois bien reconstruite de l’intérieur : « Je fais ce que je veux de mon corps ! ». Effectivement… comme ceux qui fument comme un pompier et qui sont surpris d’avoir un cancer qui leur pousse (bizarrement d’ailleurs… quoique !) dans les poumons, on peut bien faire ce qu’on veut de son corps et, lorsque les dégâts sont bien avancés, aller consulter et réclamer de la société qu’elle vous sauve la vie (ou une fonction de notre corps qui nous est très utile, voire indispensable…) malgré les conneries qu’on a faites.
Alors, vous faites ce que vous voulez de votre corps, mais évitez de vous abîmer cette partie-là car ce n’est pas comme un bras qu’on peut mettre en écharpe !

(Bon, encore 2 ou 3 siècles d’écriture dans ce Blog et j’aurai la facilité de Pierre (Desproges) à dérailler sur n’importe quoi !)

Sinon, si le sujet vous plaît, je vous recommande la lecture de la BD « Fraise et Chocolat » : pour le chocolat, vous devez avoir une idée à la fin de ce billet… quant à la fraise, vous comprendrez vite…

Allez, je sponsorise Chenda et son Mini-Site ! Son dessin est super ! Allez, je vais me prendre un chocolat pour me réchauffer. Quant aux fraises, c’est pas la saison. Et, en plus !, elle est sur Wikipedia !!

Que faire ?

2009/02/14

Que faire ?
Que faire de ce temps de vie ?
Et puis : faire ? ou ne rien faire ?
Suis-je plus heureux si je reste chez moi à écouter de la musique ? ou bien si je sors et passe l’après-midi dans les magasins et les librairies ?
Suis-je mieux l’esprit plein d’expériences sensorielles récentes, ou bien l’esprit calme et tranquille, ou bien l’esprit occupé à raisonner, ou … ?
Suis-je plus heureux seul ? ou avec les autres ? (« L’enfer, c’est les autres ?! »)

À moins que le critère ultime ne soit : minimiser la souffrance (physique ou psychologique, mais dans l’ordre) sur cette Terre.

Mais, si on peut diminuer la souffrance physique, peut-on et doit-on l’éliminer complètement ?
On ne doit pas l’éliminer complètement ! Car la souffrance physique est un outil permettant à notre corps de conserver son intégrité. Si je n’avais pas mal lorsqu’un animal me mord, je ne réagirais pas et je me laisserais manger ! Si je n’avais pas mal en me cognant et en tombant, je n’aurais pas appris, bébé puis enfant, à éviter les chocs et les coups, et je ne serais probablement pas là à bavasser dans mon Blog. Bref, la souffrance physique est indispensable à notre vie… Alors, renoncez aux rêves d’un futur où la souffrance physique aurait été supprimée par la Médecine : sans souffrance, nous ne serions plus des animaux faisant partie de la Nature. Nous serions… une autre espèce.

Alors, diminuons la souffrance physique : la sienne et celle des autres. Et agissons, ou pas, en fonction des conséquences de nos actes sur nous-même et sur autrui. (Bon sang ! Ne serais-je pas en train de parler de « morale » ? Pas tout à fait, quand même… puisque la morale vise à garantir la continuité d’un groupe humain, sans forcément vouloir minimiser la souffrance totale de ses membres.)

Quant à la souffrance psychologique… ce n’est souvent qu’une illusion de notre cerveau. Mais elle peut avoir des conséquences nuisibles sur notre santé physique. Et puis, parfois, une souffrance psychologique est la conséquence d’une maladie physique (dépression : cause ou conséquence d’une modification du fonctionnement de notre cerveau et de la réduction du volume de l’hippocampe ? En tous cas, les deux sont liés.)

Déjà, mesurer et comparer les différentes souffrances physiques est une tâche ardue ; alors, savoir si une souffrance psychologique est une illusion ou une réalité, c’est … pas facile.

Alors, je fais quoi de cet après-midi ?
Il fait soleil ! Alors je sors !! Malgré le froid.

Il faut aussi diversifier ses occupations… pour éviter l’ennui et le radotage… et découvrir. Il y a toujours à découvrir. Ce qui est formidable dans cette vie, c’est qu’on ne finit jamais d’apprendre ! Mais on partira sans avoir tout compris… Pas grave. L’essentiel n’est pas de gagner, mais de participer au jeu de la vie ! dans la joie et la bonne humeur ! De toute façon, face à la mort finale qui nous attend, rien n’est grave (à condition de respecter les autres… et leur souffrance) !

Logique ! (?)

2009/02/14

La logique de tous les jours n’est pas exactement équivalente à la logique mathématique (classique)… Ce n’est pas bien grave. Mais il faut juste avoir bien en tête les petites différences…

Ainsi, si je dis : « Depuis qu’il est amoureux, Paul nage dans le bonheur ! ». Cela semble être équivalent à l’expression « A = ‘Paul est amoureux’ ==> B = ‘Paul est heureux' » (où « A ==> B » signifie : « A implique B ») en logique classique. Mais ça ne l’est pas tout à fait…

D’abord, notez le « Depuis que… », qui sous-entend que, avant, avant que Paul soit amoureux, et bien : Paul n’était pas heureux. Cette phrase s’appuie sur le temps : il y a un « avant » et un « après ». Comme en Physique, d’ailleurs, et même en physique expérimentale : avant de faire des crêpes, la farine et le lait était bien séparés dans deux récipients différents ; une fois les crêpes cuites, allez donc séparer le lait de la farine ! Ou bien : « avant que la comète ne s’écrase sur Terre, tout allait bien. Depuis… » Le temps passe. Et ce qui était vrai n’est plus vrai. C’est l’impermanence. Alors que, en Mathématiques, il n’y a pas de temps : une vérité énoncée à un moment (si elle est prouvée !) reste vraie pour l’éternité (si les objets étudiés sont exactement les mêmes…) ! D’ailleurs, elle était vraie AVANT même de la prouver ! Simplement, nous ne le savions pas… (mais une vérité peut-elle exister si personne n’est là pour l’énoncer ? et sommes-nous seuls dans cet Univers à avoir la capacité à raisonner en logique mathématique et donc à pouvoir énoncer des vérités mathématiques ?)

Revenons à notre phrase sur l’état amoureux de Paul. Pour ceux qui le connaissent (même si c’est un personnage imaginaire), Paul est souvent d’humeur variable, un jour heureux, l’autre malheureux. Donc l’amour a transformé son état variable en un état stable (enfin presque : l’amour n’est pas toujours stable…). On en déduit donc que, lorsque Paul n’est pas heureux, ce n’est pas forcément parce qu’il n’est pas amoureux ; sous-entendant que, bien qu’amoureux, il peut arriver à Paul d’être malheureux, pendant de courts instants. Mais, en logique mathématique, cela ne marche pas tout à fait comme ça… La contraposée de la proposition « A ==> B » est : « non(B) ==> non(A) » , et les deux sont vraies (ou fausses) en même temps : elles sont équivalentes. C’est-à-dire : « Si Paul n’est pas heureux, alors il n’est pas amoureux ». Ce n’est pas exactement ce que le bon-sens nous aurait fait dire ; mais la nuance est mince.

En Mathématique, si « A ==> B » est vrai, que se passe-t-il dans les autres cas (A ou B étant vrai ou faux) ? et quelle différence avec : « A <==> B » ?

Alors, d’abord, utilisons la notation suivante : « A » seul signifie : « La proposition A est vraie » et « non(A) » signifie : « La proposition A n’est pas vraie ».

Donc, si « A ==> B » est vrai, c’est bien sûr que : « A ==> non(B) » est faux : Si Paul est amoureux, il ne peut pas être malheureux !! On a vu plus haut que, dans la vie réelle, ce n’est pas toujours vrai à chaque instant…

Par contre, que se passe-t-il si la proposition A est fausse, c’est-à-dire : « non(A) » est vrai ? En logique de tous les jours, et bien, comme pour le cas de Paul, on se dit que B est probablement faux : Si Paul n’est pas amoureux, et bien il y a de fortes chances pour qu’il ne soit pas heureux… bien qu’on ait vu, plus haut, que les 2 états sont possibles, selon les jours : un jour vrai, un jour faux… Mais, en logique mathématique pure (sans faire intervenir des probabilités), si « A » est faux, et bien … on ne sait rien du tout sur B, qui peut être vrai ou faux, mais tout le temps ! En Mathématiques, avec du faux, on ne peut rien déduire (de vrai) par l’implication ! C’est toujours surprenant…
Mais, en prenant du vrai et en supposant du faux, et en voyant les contradictions que cela entraîne, on peut en déduire du vrai.

Maintenant, sachant que « A ==> B », comment peut-on arriver à montrer : « A <==> B » ? Et bien, il n’y a qu’une façon : montrer aussi que : « B ==> A ». En général, on procède ainsi : B étant vrai, on suppose que A est faux, et on montre qu’il y a alors une contradiction ; ce qui signifie donc que A est vrai ! Mais, tant que, B vrai et A supposé faux, on ne réussit pas à montrer de contradiction, on ne sait rien…

Quelle prise de tête !!

Surtout que certains ont imaginé une logique intuitionniste… qui fait partie de la grande famille de la logique. Et il paraît que : « L’étude de la logique intuitionniste est la clé pour bien comprendre la logique classique et ses subtilités. » Quelle famille !
En tout cas, il vaut mieux avoir en tête ce qu’est la logique mathématique et sa différence par rapport à notre « logique » pour se dire que, avec des phrases, on peut « prouver » n’importe quoi ! Bref, en-dehors d’un langage mathématique, on ne peut pas construire de vérité. Ah oui, c’est vrai ! J’oubliais ! En-dehors des Mathématiques, la vérité (absolue) n’existe pas… Ainsi, au moment où j’écris ces mots : « j’existe » est une proposition vraie. Mais demain, quand vous lirez ces lignes, sera-t-elle encore vraie ? En tout cas, dans 100 ans (et même avant…) elle sera fausse !! Et puis, « je » est-il bien le même depuis ma naissance jusqu’à maintenant ? Non, bien sûr, puisque mon corps et mon esprit évoluent constamment…

Mais, surtout, la logique mathématique (qui est hors du temps) ne peut pas être utilisée telle quelle pour raisonner sur notre vie réelle dans cet Univers (qui subit l’écoulement du temps, avec son entropie, qui augmente constamment : « Les transformations réelles sont irréversibles à cause de phénomènes dissipatifs. Le système ne peut jamais spontanément revenir en arrière. L’énergie perdue par le système sous forme de chaleur contribue à l’augmentation du désordre global. »).

Alors pour conclure, voyez-vous bien maintenant pourquoi Leibniz disait : « Sans les mathématiques on ne pénètre point au fond de la philosophie. Sans la philosophie on ne pénètre point au fond des mathématiques. Sans les deux on ne pénètre au fond de rien. » ? et que même d’illustres mathématiciens (comme Paul Erdös) se sont fait parfois tromper lorsqu’il leur a fallu utiliser la logique dans la vie courante ? (voir les billets précédents, où je parle de Leibniz et Erdös).

Et tout ce que j’ai dit dans ce billet est-il bien « logique » ? Quelle logique, d’ailleurs ?