Archives de la catégorie ‘Athéisme et Religions’

Islam

2012/09/25

Plusieurs textes très intéressants dans Le Monde de vendredi 21 septembre.

Salman Rushdie, d’abord, qui donne ses "Mémoires de guerre" et déclare : "C’est une tragédie que l’islam régresse à ce point".

Tahar Ben Jelloun décrit quelque chose de très important : "certains Etats musulmans, à défaut d’entrer dans la modernité et de cultiver la démocratie, encouragent cette passion qui occupe les populations et leur fait oublier l’essentiel : instaurer un Etat de droit et de justice qui favoriserait l’émergence de l’individu. Or, l’individu reconnu, c’est la rupture avec le clan, c’est le droit à la liberté, le droit de conscience, la porte ouverte à la réflexion critique. Ce que les Etats islamistes ne peuvent tolérer." Il dit là l’essentiel : ceux qui prétendent défendre l’Islam luttent en fait contre un Islam vivant qui s’adapterait au monde actuel, refusant ce changement radical : l’émergence d’individus libres (libres de penser, libre de contraintes religieuses).

Ce que dit Tareq Oubrou, recteur de la mosquée de Bordeaux, est plus important encore. Il considère "la liberté de conscience et d’expression comme un acquis occidental incontesté et incontestable, une avancée et un progrès philosophico-moral réel de notre humanité. Leur élan doit être irréversible. Le droit à la création intellectuelle et artistique participe de cette liberté. Toute concession dans ce domaine ne rendrait pas service à ce qui fait l’être humain : la liberté. Nous devons alors tous défendre et universaliser cette valeur cardinale. [...] Car tout simplement la liberté et la créativité restent le propre de l’homme, et sont donc des notions sacrées sans lesquelles l’homme n’est plus homme. Aucune religion digne de ce nom ni aucun système culturel ou philosophique ne peut nier ce principe." Donc, actuellement, ce n’est pas un combat de l’Islam contre l’Occident auquel on assiste, mais un combat de fous protégeant leur version sclérosée et imaginaire d’un Islam idéal révé contre une autre partie de l’humanité qui a dépassé certaines folies et qui tient la liberté individuelle comme la chose la plus sacrée qui soit. Bref, Monsieur Oubrou dit des choses extraordinaires et incroyables, formidables d’audace et de puissance pour faire évoluer l’Islam : dans son texte, le mot "sacré" n’est employé QUE pour la liberté, qui donc semble passer avant le côté "sacré" du Coran, paroles de Dieu. Mais, en fait, de mon point de vue, il ne fait que suivre l’esprit de Mohammed : le Coran et l’Islam, qu’il a inventés, n’avait qu’un seul but : faire en sorte qu’un peuple vivent "mieux". À oublier les hommes et les femmes, les islamistes actuels nient les idées profondes de l’Islam : un progrès. Et le progrès suppose de s’adapter aux nouveautés. Une religion qui ne s’adapte pas aux changements (nouvelles connaissances !) du monde est une religion mortifère, comme le sont le Catholicisme, la religion juive, l’Islam, et bien d’autres. Monsieur Oubrou, encore, montre qu’il a bien compris l’évolution radicale de l’humanité : l’interpénétration des cultures et des civilisations, créant des chocs d’ignorance et d’idéologie.

Enfin, il y a d’horribles tentatives actuellement pour rendre le "blasphème" universel, afin de défendre ce que certains considèrent comme "sacré". Or, fondamentalement, ce qui est "sacré" pour certains n’est que foutaise pour ceux qui n’ont pas les mêmes croyances ou n’ont pas de croyances du tout. Quant aux athées, ils attendent avec désespoir que tous les croyants respectent enfin leur droit fondamental : ne plus être emmerdés par des fous qui croient en des choses improuvées et improuvables.

Bref, l’Etat français doit cesser de ménager la chèvre et le chou et dire clairement : toute personne a le droit de rire des croyances des autres, rien n’est sacré hormis la vie et la liberté.

Touche pas à mon prophète

2012/09/21

Il me semble que Mohammed était un homme, et que tous les hommes naissent nus. Le montrer nu ne va sûrement pas le faire se retourner dans sa tombe. Par contre, certains se sentent concernés, car très susceptibles, trop.

Je propose une année de caricatures obligatoires dans tous les journaux : que chaque jour une caricature se moquant d’une religion et de ses croyants soit publiée à la Une d’un journal. Peut-être qu’à force certains finiront par comprendre que l’humour est l’une des plus belles choses créées par l’Homme.

D’ailleurs, écoutez : C’est ma prière.

Islam

2012/09/20

On dirait que ça bouge de plus en plus : Tunisie, Lybie, Iran, caricatures, manifestations, salafistes, Mali, Soudan, etc. C’est inquiétant… Alors que 99,99% des musulmans, au moins, sont des gens bien tranquilles, quelques énergumènes foutent le bazar. Des énergumènes servant de boute-feu, malgré eux. Des énergumènes qui voudraient revenir à l’époque de Mohammed, mais qui ne renoncent pas à leur téléphone portable… et ne survivraient pas longtemps dans le désert d’Arabie.
Et la fatwa sur Salman Rushdie qui vient d’être relancée. Il a dit que, s’il avait su qu’une fatwa serait lancée sur lui, il aurait écrit un texte vraiment critique de l’Islam.
Que dire ?
Caricaturer Mohammed n’est un blasphème que pour celui qui croit en Allah. Mohammed, du fond de son tombeau, s’en fout complètement puisqu’il n’est plus. Pour les vivants, c’est juste … une bonne occasion de faire du bruit et de s’imposer. Ils ne font qu’utiliser leur religion pour donner un (mauvais) sens à leur vie.
Dans mon quartier, jamais je n’avais vu autant de femmes habillées de façon "traditionnelle". Je me demande même s’il n’y en a pas plus qu’à Gabès, sud de la Tunisie, où j’ai vécu 2 ans.
Que dire ?
Comment expliquer à quelqu’un entré (de force, contraint par sa communauté et ses parents) dans la folie d’une religion (juive, musulmane, ou chrétienne) qu’on n’en a rien à foutre de ses livres "sacrés", de ses prophètes (morts depuis belle lurette), et de son Dieu ? Comment lui dire qu’il n’est qu’un pantin, la marionnette d’une religion et surtout d’hommes qui tirent du pouvoir et de l’argent de ce bordel ? Ca me rappelle un article sur Israël, disant qu’une des plus riches familles vend des articles religieux depuis des lustres… Comment expliquer à un musulman "tranquille" qu’il est parasité par un virus, transmis et imposé par ses parents ? Il n’a jamais eu le choix. Et, s’il veut s’échapper, se libérer, il lui faut accepter de tout perdre : famille et amis ; car il sera rejeté. La religion monothéiste, comme les sectes, c’est un club très fermé et sans pardon : on t’accueille bras ouverts ! mais on ne te laisse pas repartir… Ce qui me rappelle la chanson "Hôtel California"…
Que dire ?
Il y a plein de livres qui décortiquent ce que sont les religions et qui expliquent que, malgré tout le bien qu’elles peuvent générer, il y a, au fond de chacune d’elles, le germe du mal, le risque que des fous (ou des malins) veuillent interpréter littéralement leur livre "sacré" et bloquer l’aiguille du temps sur une arriération mentale.
Comment dire à un musulman qu’un Coran, imprimé sur du papier du XXIème siècle, (mal) traduit d’un arabe d’il y a 16 siècle par des machistes, n’est PAS sacré. Juste de l’encre et du papier… Rien n’est sacré, sinon la vie.
Que dire ?
Simplement que, pour faire taire tous ces gens qui crient au blasphème, il faudrait que tous les journaux de France, et de Navarre, publient chaque jour une caricature grasse et méchante sur l’une des religions du monde (mais surtout les monothéistes), en alternant, pendant un an au moins. Qu’on en placarde partout. De sorte que, enfin, les athées puissent crier au monde : y’en a marre de vos conneries !
Que dire ?
Beaucoup de musulmans en France se radicalisent. Pourquoi ? Peut-être bien parce qu’ils ont été ostracisés ? ou mal intégrés ? ou influencés par les télévisions arabes financées par l’Arabie Saoudite et leur vision extrême de l’Islam ? ou …
Tant qu’il y avait une certaine richesse à se partager, cela allait… Si la récession, et le chômage, s’installent en France, les rancoeurs risquent d’enfler.
C’est quand même dommage… Tout doucement la religion catholique disparaissait, le nombre d’agnostiques et d’athées devenant supérieur aux adorateurs de la Croix, et il a fallu que le monothéisme reprenne du poil de la bête à cause de nos anciennes colonies…

Athées de tous les pays : unissez-vous ! ;)
Sinon, un jour, on m’imposera, à moi ou à mes enfants, de croire en Dieu.

Elle Proteste !

2012/09/01

F. est Protestante, et elle me lit. De passage entre la Belgique et l’Italie, nous avons eu hier soir une deuxième rencontre. Bizarrement (?), notre discussion a glissé sur les religions, sur le Protestantisme, et sur ma vision des choses. Et elle a raison : même si je suis athée (depuis 2 générations avant moi, et viscéralement), je suis imbibé d’une culture catholique dont je ne connais que les grands traits et ignore les détails. Et, du protestantisme, je ne connais pas grand chose. Ce qui fait que je ne parle pas, dans ce Blog, de côtés progressistes et intelligents que peut avoir une religion monothéiste, telle que le Protestantisme. Face à tous ces symboles que l’Eglise Catholique a mis en avant : Dieu le père, homme barbu… Eve issue de la côte d’Adam (il nous en manque une, à nous les mecs ?), etc, j’ignore que certains savent lire entre les lignes, voir les idées fondamentales (d’amour et d’harmonie) à l’origine du Christianisme, que l’Eglise Catholique s’acharne à étouffer sous un monceau de conneries. Oui, il y a des gens qui croient en un Dieu (pas forcément à visage humain) unique et qui vivent bien, tranquilles, en harmonie avec les autres, qui savent interroger les textes bibliques et en extraire les (beaux, mais limités) principes, et qui ne feront jamais de mal aux autres, sauf pour se défendre, et surtout pas pour défendre leurs idées religieuses ou les imposer aux autres. Mais, fondamentalement, mon analyse est que ces textes Bibliques ont été écrits il y a trop longtemps, à une époque où les Hommes ne possédaient qu’un millionième des connaissances actuelles (comme j’espère que, nous aussi, n’avons aujourd’hui qu’un millionième des connaissances futures) et que, même s’ils contiennent des idées et des préceptes universels et éternels, ils sont pollués par une vision fausse du monde, de la vie, de la Nature, et de nous-mêmes. Je ne peux pas accepter ces "vieilles" religions écrites par des Hommes qui, par exemple, ignoraient la cause des règles des femmes et les traitaient d’impures, ou qui ignoraient l’origine des maladies et envoyaient des gens au bûcher simplement parce qu’ils étaient épileptiques ou "avaient le mauvais oeil". L’ignorance, et le besoin de trouver une explication à ce monde qui nous entoure, a poussé les Hommes à imaginer des causes et des mécanismes qui n’ont rien à voir avec la réalité, que nous connaissons bien mieux aujourd’hui. Et la plupart de ces religions sont ancrées dans le passé et dans des textes aujourd’hui dépassés, anachroniques, dangereux par leur brutalité, même s’ils ont été un "mieux" par rapport aux autres religions de ces temps anciens. Mais je serais prêt à considérer une religion nouvelle qui fasse "table rase" du passé et construise une "religion" acceptant les hypothèses actuellement les plus probables : nulle "entité" divine n’a créé l’Homme, nulle entité divine n’a conçu un plan devant aboutir à l’Homme. Nous sommes le fruit du hasard. Nous ne sommes pas "supérieurs" aux autres animaux, et nous ne possédons, par rapport aux plus "développés" (éléphants, dauphins, primates), que quelques rares traits qui nous sont propres. Mêmes les animaux se font la guerre ! Les chimpanzés. Même les animaux ont de l’empathie pour leurs congénères ! Les grands singes. Même les animaux ont conscience de la mort ! Les éléphants, les grands singes. Même les animaux rient ! Les grands singes. Même les animaux ont une culture qu’ils se transmettent et qui évolue ! Etc. Nous sommes l’ultime rescapé d’un grand nombre d’espèces d’hominidés qui ont vécu et se sont côtoyés pendant des milliers d’années, et il y a des milliers d’années. De la même façon que les Chimpanzés font de la politique et que les Bonobos font l’amour pour éviter la guerre, nous sommes quelque part entre ces deux exemples, voire même quelque part entre plein d’espèces de primates et d’hominidés qui ont disparu, probablement à cause de nous, parce que nous avons envahi leur niche écologique. Oui, nous sommes nés du hasard et il n’y a aucun plan divin guidant l’espèce humaine. De la même façon que chacun de nous disparaîtra, notre esprit s’évaporant et nos atomes étant réutilisés pour construire d’autres êtres vivants, notre espèce disparaîtra un jour, avant que la Terre elle-même ne soit brûlée puis détruite par notre Soleil, à moins qu’une météorite plus grosse que les autres ne mettent les compteurs de la Vie à zéro bien plus tôt voire même disperse les atomes de la Terre aux 4 "vents" du vide. La création de dieux n’est que le refus d’accepter cette vérité insupportable : non seulement nous allons tous mourir, mais il ne restera rien de nous à terme. Nos vies sont absurdes parce qu’elles ne sont qu’un passage, comme une vague qui ne fait que déplacer quelques grains de sable vite déplacés de nouveau par une autre vaguelette. Mais nous avons la responsabilité de choisir ce que nous voulons en faire. Aimer son prochain et vivre en harmonie avec les autres n’est qu’une solution, parmi d’autres. Réduire ses souffrances n’est qu’une solution, parmi d’autres. Chacun d’entre nous peut décider de vivre la vie qu’il veut, avec sa propre morale, à condition de se rendre compte que la morale de la société dans laquelle il vit a des exigences qui peuvent être en conflit avec les siennes. Et nos sociétés actuelles sont plus libres qu’avant, me semble-t-il. Et il n’est pas possible de s’isoler, de vivre seul, car nous sommes programmés (condamnés) à vivre avec les autres : nous avons besoin des autres ! Sans les autres, nous nous étiolons, nous tournons en rond. La confrontation avec les idées des autres est fondamentale, ne serait-ce que pour se rendre bien compte que la vie peut être vue et comprise d’innombrables façons. Si le monde ne nous plaît pas, changeons-le ! Le détruire pour le reconstruire n’est pas la plus efficace des façons… Exprimer ses idées reste, à mon avis, la meilleure façon de le changer, à notre mesure. Je rêve d’un monde libéré des religions, mais rempli de spiritualité, où vivraient des femmes et des hommes "pensant" leur vie, calmement, mais aussi avec passion. Un monde irréel, bien sûr. Il n’y a qu’à voir, par exemple, le procès inique qui a condamné à 2 ans de camp de travail (la norme en Russie) trois des membres des Pussy Riots, sous prétexte d’avoir insulté l’Eglise orthodoxe, alors que leur action était fondamentalement politique : "Que Poutine s’en aille !" Il n’y a pas que l’Islam qui porte en lui le germe de l’injustice, de la folie, et de la mort.
Allez, un petit hiver nucléaire, un virus mortel éradiquant l’espèce humaine, une grosse météorite, ou le déchaînement de volcans sur tout un continent, et tout ceci ne sera plus qu’un rêve, sans importance… puisque le rêveur ne sera plus. Sur d’autres planètes peut-être, que nous ne visiterons jamais et avec qui nous ne communiqueront jamais, vivent et se développent d’autres intelligences qui, comme nous, vont se poser les mêmes questions : quel est ce monde ? Et, à la fin, lorsqu’un possible grand "Crunch" ramènera notre Univers à la taille de la pointe d’une aiguille, naîtra un nouvel Univers… peut-être. Il y a, dans ce Monde qui englobe notre Univers, un mécanisme, que nous ne comprendrons jamais, qui génère des lois physiques, de l’énergie se transformant en "particules", mais pas forcément toujours. Nous (la Terre, le Système solaire, notre Univers) sommes peut-être l’un parmi des milliards de milliards de cas semblables, mais tous différents. Ou nous sommes peut-être l’unique cas de vie intelligente. Nous ne le saurons jamais. Et ça n’a aucune espèce d’importance : il est presque 10 heures, et j’ai mes courses à faire, sans parler de plein d’autres choses ridicules et absurdes mais qui m’occupent et me permettent d’avoir l’esprit calme et tranquille : Je peux mourir demain, voire tout-à-l’heure ; mais, pour le moment, j’ai des trucs vachement plus importants à faire ! ;)

P.S. Peut-être bien qu’une des meilleures façons pour vivre le moins mal cette vie absurde est de la vivre à deux, dans ce qu’on appelle l’amour, illusoire, mais ce n’est pas forcément la seule solution. Il y en a d’autres. À chacun d’expérimenter et de trouver ce qui lui convient, tout en connaissant le poids de notre culture et éducation qui nous poussent souvent et inconsciemment à faire comme la société le souhaite. De toutes les façons, nous sommes enchaînés ; mais nous pouvons atteindre une forme de liberté si nous connaissons nos chaînes, si nous savons peu à peu nous libérer des plus oppressantes. Long travail… Il y a des moments où L’autre nous semble indispensable et nous manque et d’autres où nous semblons pouvoir nous en passer ; mais chaque rencontre remet tout en cause et nous bouscule. Sachons être prêt à accueillir l’autre, sans l’effrayer, soit d’un manque apparent d’intérêt qui l’éloignerait parce que plus faible que le sien, soit d’un intérêt trop manifeste qui l’inquièterait parce que plus fort que le sien. Le juste milieu… atteignable si l’on observe et agit calmement tout en étant prêt à bondir et laisser ses sentiments s’exprimer au grand jour si l’on reçoit un vrai écho (et pas nos rêves plaqués sur l’autre). Et, parfois, la réciprocité et l’unisson des sentiments l’un pour l’autre.

La spontanéité cesse à l’instant où l’on se demande comment elle fonctionne… Mais mieux vaut peut-être être moins spontané et "vivre en conscience"…

Irréel…

2012/08/30

Il y a parfois des moments qui sont irréels…

Ce mardi, j’ai fait une séance photo avec l’une de mes modèles. Elle pose depuis une dizaine d’années, nue. Elle est chinoise, mariée à un français et elle est bouddhiste et … enceinte, de huit mois. Je précise que c’est elle qui m’a contacté et proposé une séance. Et, la semaine passée, elle avait déjà fait une dizaine de séances à Paris et à Strasbourg… Mes préventions pour son état l’ont bien amusée, arguant qu’elle faisait tout comme avant ! Mais je l’ai malgré tout raccompagnée en voiture jusque chez elle. C’est émouvant de voir une femme enceinte, et cela m’a rappelé des souvenirs aussi…

Donc, à un moment, vers la fin de la séance, je faisais des photos de près, cadrant surtout le haut de son corps, voire presque que le visage, et je m’étais rapproché, elle allongée par terre et appuyée sur un bras ou bien carrément entièrement couchée par terre et moi debout au-dessus d’elle, cherchant un bon cadrage de son buste et une belle lumière venant des flashs et créant de belles ombres. Et nous discutions. Bizarrement, bien que bouddhiste, elle est effrayée (malgré ses 28 ans) par l’idée de la mort, de sa mort, et l’idée de la réincarnation la rassure. Et moi, je lui exprimais ma position philosophique d’athée, lui expliquant qu’Epicure, il y a 23 siècles en Grèce, avait des idées finalement assez proches du bouddhisme, et je lui rappelais l’impermanence de toute chose, dont nos vies, et qu’il fallait donc accepter notre finitude, notre mort, la disparition totale de notre esprit, lui expliquant qu’il n’y avait aucune raison d’avoir peur de la mort puisque, avant, elle n’est pas encore là, et qu’après, c’est nous qui ne sommes plus là, définitivement. Il y a juste un mauvais, mais court, moment à passer… Et je lui expliquais qu’il fallait accepter notre finitude, bien plus agréable finalement qu’une immortalité morne où chaque matin serait le même que le précédent et nous verrait repousser encore au lendemain les quelques envies d’action qui nous resteraient : le nombre fini et inconnu de nos jours leur donne une valeur incomparable, qu’il faut savoir apprécier. Et je lui disais aussi que poser était peut-être pour elle un moyen de créer de la beauté qui lui survivrait, une façon d’être immortelle. Et je me suis dis à ce moment-là qu’il était quand même très bizarre, incongru, voire irréel, de parler si concrètement de philosophie, et d’un sujet si grave : la mort, alors que je la prenais en photo, nue et enceinte d’une petite fille… exposant sa jeune beauté et l’évidence d’une nouvelle vie en elle. Et je me disais aussi qu’il est extrêmement rare et difficile de pouvoir parler ainsi si franchement, et si tranquillement, avec quelqu’un d’un tel sujet.

Quant aux photos… il me reste à les regarder et à les trier. Et il y en aura assurément de belles, pas forcément quand on la voit en pieds. Mais, de cette séance photo, je me souviendrai surtout de cette discussion, dont nous avions déjà eu, il y a deux ans, un prémisse. Et, finalement, elle s’est en quelque sorte mise totalement nue devant moi : son corps, et une partie de son esprit. Sans doute qu’elle peut, avec moi, se laisser aller à dire certaines choses ; à moins qu’elle ne le fasse avec d’autres ? Je ne sais pas… En attendant, j’ai hâte de recevoir son mail m’annonçant la naissance de sa fille. La vie continue, toujours… ou presque (encore quelques centaines de millions d’années sur notre Terre).

Qui est Dieu ?

2012/06/28

"Qui est Dieu ?" est le dernier livre de Jean Soler, une sorte de résumé de ses trois livres : "L’invention du Monothéisme", "La vie de Moïse", et "Vie et mort dans la Bible".

Quelle drôle d’idée de lire un tel genre de livre ? me direz-vous ? N’y-a-t-il pas assez de romans sympas pour s’astreindre à lire un tel livre, qui parle essentiellement de la Bible et des Juifs (de bien avant notre ère) ? Sans doute… Mais mon désir de comprendre est plus fort que mon désir de me distraire et de passer le temps d’une façon "gentille" et "comme les autres".

De quoi parle ce petit livre ?
Ce livre analyse les fondements des trois religions les plus pratiquées sur Terre en ce moment : le christianisme, l’islam, et la religion juive. Et ces fondements sont … faux.
Les religions chrétiennes, musulmanes et juives sont des monothéismes : il n’y a(urait) qu’un seul et unique Dieu. Le monothéisme issu du Dieu des Juifs est un cas apparemment unique dans l’histoire des peuples de la Terre : tous les autres peuples sont polythéistes. Quelle importance ? Jean Soler le dit très bien : penser qu’il n’y a qu’un Dieu, c’est refuser aux autres l’idée qu’il puisse y en avoir d’autres ou pas du tout. Le monothéisme va de pair avec une certaine idée de "pureté" : pureté de la croyance, voire de la race de celui qui croit. Et cela va de pair avec un refus des dissidences et des différences. Le monothéisme est binaire : il y a le Bien (moi et ma croyance) et il y a le Mal (les autres). Bien sûr, c’est bien plus compliqué que cela. Mais, de mon point de vue, l’essentiel du bordel que nous constatons en ce XXIème siècle naissant est dû à un épisode qui s’est passé il y a plus de 24 siècles dans un petit coin perdu (et abandonné de tous les dieux) de Palestine : Jérusalem.

Reprenons.
Les chrétiens, musulmans et juifs considèrent certains textes comme sacrés, car issus de la bouche de Dieu. Dieu a(urait) parlé "en face-à-face" avec Moïse, comme Dieu l’a(urait) fait avec Mohammed. Dire que ces textes sont sacrés, cela veut dire qu’ils sont intouchables, parfaits, définitifs, et qu’il est interdit de les critiquer (même s’ils sont largement incohérents…). Ainsi, dans la religion musulmane, le Coran est sacré ; les Haddiths (prétendues paroles de Mohammed) et tous les écrits de tous les Imams qui ont décortiqué (ou mal traduit, volontairement ou par méconnaissance) le Coran ne sont qu’un "complément". Néanmoins, même si les diverses charias sont basées sur l’ensemble des écrits : Coran, Haddiths, etc, seul le Coran a un caractère sacré car venant, par l’intermédiaire de Mohammed qui reçut Sa parole dans une grotte, directement de la bouche de Dieu. Il en est de même pour la religion juive, où les Talmuds ne sont que des analyses et compléments de la Tora (l’ancien testament) qui a été transmise à Moïse par le "buisson ardent".
Les chrétiens, musulmans et juifs considèrent donc que leur religion est monothéiste parce que, dans les textes fondateurs (la Bible des origines), on parlerait d’un Dieu unique. Ceci est faux… La lecture des versions les plus anciennes (en hébreu) de la Bible montre que ce livre décrit l’alliance entre un Dieu, qui confie son nom : Iahvé, et le peuple juif. À cette époque (une dizaine de siècles avec l’ère chrétienne), dans cette région, tous les peuples sont polythéistes. Et il en est de même pour les juifs de l’époque : Iahvé n’est qu’un Dieu parmi les autres dieux, soient des dieux révérés par d’autres peuples, soit même d’autres dieux révérés par les Juifs. Iahvé avait même une compagne : Ashéra (c’est-à-dire : Vénus, la première planète à apparaître et disparaître dans le ciel). L’alliance entre Iahvé et les Juifs signifie que ces derniers doivent rendre un culte particulier avec Iahvé, plus important qu’avec les autres dieux. En échange, il les protégera et les aidera à étendre leurs territoire. Rien de spécial : tous les autres peuples ont également de nombreux dieux, qu’ils peuvent partager avec d’autres peuples, mais ils ont toujours un dieu spécial qui est leur protecteur. La Bible en hébreu des origines le dit de nombreuses fois et clairement : le dieu des juifs, Iahvé, n’est pas l’Unique dieu, mais un dieu parmi d’autres et qu’il faut traiter avec plus d’égards. On parle alors de "monolâtrie" : l’adoration supérieure d’un dieu parmi d’autres.
Donc, il y a une fracture irréparable entre la prétention des religions actuelles de se référer à des textes (dits) sacrés pour appuyer l’idée qu’il y ait un Dieu unique. L’assise fondamentale de ces trois religions … n’existe pas.
Simplement, lorsque l’idée de monothéisme est née et lorsqu’on a traduit la bible de l’hébreu en Grec, d’abord, puis en d’autres langues, on a remplacé Iahvé par Dieu, l’Unique, le Seigneur. Une correction a été effectuée pour "corriger" le texte (sacré !) d’origine et supprimer l’idée de la multiplicité des dieux révérés par les juifs contemporains des histoires racontées par la Bible.

Des "histoires" ? Oui, des histoires. L’archéologie ne retrouve pas trace de l’Etat créé par David et Salomon. Et Soler explique que les textes (sacrés) parlant de Moïse ont été écrits bien tardivement, à une époque où le moral du peuple juif était au plus bas. Car le peuple juif, fortifié (comme d’autres peuples) par l’idée d’être soutenu par un dieu dédié uniquement à leur cause, ont vécu plusieurs catastrophes (shoahs) successives : 1) le peuple juif s’est scindé en deux parties, 2) la plus grosse partie a été envahie et dissoute par les Assyriens, 3) les Babyloniens ont ensuite envahi la deuxième partie (Jérusalem) et ont déporté (gentiment !) l’élite juive à Babylone. Ca valait bien la peine de s’allier à un dieu puissant pour perdre ainsi toute puissance et disparaître presque ! L’idée n’était pas que Iahvé les avait abandonnés, mais plutôt que Iahvé les avait punis, en utilisant d’autres peuples, pour leurs "fautes". Puis vinrent les Perses, qui vainquirent les babyloniens et aidèrent les Juifs exilés à revenir sur leurs terres et même à reconstruire. Le problème, c’est que, malgré cette aide, le peuple juif ne se développait plus, stagnait, et n’était même pas compté parmi les 20 peuples importants de la région. Bref, le peuple juif avait le moral à zéro. Dans ce cas-là, que se passe-t-il ? Il y a dissidence, il y a divisions et départs. Il y a le risque d’un éclatement, d’une disparition. C’est à ce moment-là qu’aurait été écrit une grande part de la Bible, relatant les "exploits" (bien souvent imaginaires) passés du peuple juif. Ainsi, les textes décrivent les règles imposées par Iahvé : les 10 commandements, qui ne s’appliquent qu’aux Juifs entre eux !! Car, pour les autres peuples, c’est le massacre complet qui est recommandé : hommes, femmes, enfants, vieillards, et même animaux : tous les peuples conquis dont le peuple juif de l’époque a envahi les terres doivent être éliminés (génocidés). C’est aussi à ce moment-là qu’un roi décida de durcir les règles de vie des juifs afin de "tenir" le peu qu’il restait du peuple juif et d’éviter les mélanges avec les autres peuples. Car la religion juive était (est encore) une religion ethno-centrée : être juif se fait essentiellement par le sang. Les règles instituées alors punissaient de mort celui qui les enfreignait. Et ces règles interdisaient la fréquentation et le mélange avec les autres peuples et les autres religions, interdisant formellement tout mariage mixte, pour préserver la "pureté de la race" (c’est moi qui souligne, pour rappeler une formule qu’une autre tribu (nazie) a employée au XXième siècle). Donc, face à un peuple juif découragé par des siècles de mésaventures qui n’ont manifestement pas vu s’installer le royaume puissant promis par leur dieu (par la bouche des religieux et des chefs…), il fallait faire quelque chose pour éviter la dislocation et la disparition du "peuple juif". À ce moment-là, je vous rappelle juste que, lorsqu’un peuple éclate, cela signifie que les familles se rallient à d’autres groupes, qu’elles s’intègrent à d’autres systèmes, sont absorbées, mais survivent, en s’adaptant. Il n’en est pas de même pour les "élites", les religieux, et les chefs : pour ces derniers, la disparition de "leur" peuple signifie de façon claire, évidente, et dramatique (pour eux), la fin de leurs privilèges et de leur rang. Si le peuple juif disparaissait, son "élite" devait redevenir de simple paysans ou marchands… Cela motive sûrement pour trouver d’autres façons pour contraindre le peuple à ne pas éclater, comme les menaces de mort afin d’éviter la contamination par d’autres peuples (et le risque de fuites de familles pour d’autres religions et peuples, moins coincés et non mono-ethniques). "C’est en étant saints qu’ils bénéficieront à nouveau de l’alliance d’un dieu qui est lui-même saint, c’est-à-dire séparé des autres dieux. De là vient une exigence de pureté – un refus total des mélanges, du mixte, de l’hybride – qui est, avec le sentiment de culpabilité, l’autre trait dominant de la Tora." Ca fait froid dans le dos… C’est dans ces circonstance de presque disparition du peuple juif qu’a été inventée la notion de Dieu unique, une "révolution culturelle", puisque rien dans la Bible, presqu’entièrement rédigée à ce moment-là n’en parle. Face à l’évidence que le dieu des Juifs, Iahvé, n’a pas tenu ses promesses en lui donnant la puissance et les terres désirées (comme cela avait déjà été le cas dans les histoires imaginaires du passé du peuple juif), et plutôt que se demander si le dieu des Perses (Ahura-Mazda) n’était pas plus puissant que Iahvé (ce qui entraînerait une vague de défections), il n’y avait qu’une solution, un magnifique tour de passe-passe : Iahvé était aussi Ahura-Mazda ! Et, s’il avait donné la victoire aux Perses, c’était encore pour punir les Juifs de quelques non-respect des règles (extrêmement strictes ! bien plus strictes et sévères que celles des autres peuples/religions alentour à la même époque) imposées et donc, un jour, dans le futur, il favoriserait de nouveau les juifs (sous la forme d’un retour en Palestine et de l’expulsion des peuples qui y étaient installés depuis… 19 siècles, suite à la diaspora en 70 et 135 infligée par les Romains excédés par les révoltes armés de ce peuple qui ne voulait pas se laisser assimiler). Ce durcissement des règles de la religion juive (pour sauver ce qu’il en restait) s’est accompagné d’une plus grande emprise encore des dirigeants sur "son" peuple : la religion et la politique au service l’un de l’autre : on voit bien ici la naissance des 3 composantes classiques : ceux qui ont le pouvoir, ceux qui disent la religion, et le peuple, qui subit. Et ce peuple juif, sous Josias, vers le VIIème siècle avant non-JésusCrie, n’a pas le choix : obéir ou mourir, et que l’on soit coupable ou innocent : si des membres d’une tribu parlent de fuir, il faut exterminer la tribu (juive). Moïse n’a pas été qu’un prophète, il fut décrit comme un chef religieux, politique et militaire ; comme Mohammed, soit dit en passant.
Pour rappel, la notion de résurrection ou de vie éternelle n’apparaît pas dans la Bible des Juifs… C’est une idée empruntée tardivement aux Perses. Le texte (sacré !!) n’en parle pas…
La secte juive de Jésus de Nazareth aurait été une tentative pour rompre avec les souffrances du passé : renoncer à viser la rédemption du peuple juif, et bannir l’idée de nationalisme. Face à Pilate, Jésus dit qu’"il n’est pas l’un des ces juifs qui rêve de reconstruire le royaume de Salomon, et qu’il prêche pour que les hommes puissent obtenir la vie éternelle à la fin des temps, dans le royaume des Cieux". Bref, des idées totalement insupportables pour les juifs orthodoxes. Ce refus du nationalisme a ouvert le judaïsme nouvelle formule (avant la scission) à tous les peuples : une religion ethnique cède la place à une religion qui se voudra universelle. Paul dit : "s’il n’y a qu’un Dieu, il est nécessairement le Dieu de tous". Alors les règles destinées à séparer les Juifs des autres peuples n’ont plus de raison d’être, ainsi que les interdits alimentaires abolis par Jésus. Mais, également, Jésus (enfin… il n’y a aucune preuve qu’il ait existé, soyons sérieux !) crée un Christianisme exclusivement religieux, séparant la religion de la politique, et rejetant également la violence exercée par le pouvoir au nom de la religion. "Jésus prêche l’amour des hommes pour tous les hommes. La non-violence devient un dogme".
Hélas, ça n’a pas duré…
Si un empereur romain, Constantin, n’avait pas eu l’idée "géniale" d’utiliser la religion chrétienne, et surtout son idée de Dieu unique et donc le même pour tous les peuples, comme ciment de l’empire vaste et disparate qu’il dirige, suivi par ses successeurs, qui imposèrent le christianisme sous la contrainte voire la mort et instituèrent l’alliance entre le trône et l’autel, nous vivrions dans un monde bien plus calme, c’est certain. Pas d’Islam conquérant, pas de communisme et marxisme, aux pensées aussi binaires que la religion du Dieu unique. Pas de nazisme non plus, qui a appliqué les mêmes recettes qu’avaient appliquées les juifs 27 siècles auparavant, mais en faveur d’un peuple différent : la pureté d’un peuple et le génocide des peuples dont le mélange des sang ruine la pureté de la sus-dite race. "La religion de Moïse n’est rien d’autre que la doctrine de la conservation de l’ethnie juive".
Dans cet avènement d’un Dieu (et d’une pensée) unique, les grands perdants furent les Grecs et leurs idées. Pour eux, les dieux sont multiples et non attachés à un peuple. Justinien, en 532, a fait disparaître les dernières traces de la pensée grecque classique, fermant l’Ecole fondée par Platon mille ans auparavant. L’hégémonie chrétienne (à ne pas confondre avec les idées premières de Jésus et ses disciples, dissoutes et récupérées dans une sauce nauséabonde) a imposé une pensée unique qui a sclérosé l’Occident pendant plus de 10 siècles, jusqu’à la Renaissance et la redécouverte des textes grecs et latins. Sans parler de la souffrance des autres peuples et civilisations, exterminés et rayées de la cartes, sous prétexte qu’ils étaient des sous-hommes en croyant en d’autres dieux multiples. 200 millions de mort en Amérique (Nord et Sud) en 5 siècles, dont 35 millions d’indiens en Amérique du Nord au XIXème siècle. Bref, c’est cher payé juste parce qu’un tyran local a voulu conserver le pouvoir en construisant une mythologie ad-hoc et une religion monothéiste expliquant la merde dans laquelle pataugeait "son" peuple depuis plusieurs siècles au lieu de se remettre en cause lui-même.

C’est pourquoi je clame haut et fort : je suis athée pratiquant, et j’emmerde tous les croyants en un Dieu unique. Au lieu de lire en boucle votre Bible, Tora, Coran, Haddith, Talmud, et autres conneries, dans de mauvaises (ou adaptées…) traductions, vous feriez mieux de lire tout ce qui s’écrit de par le monde sur tous les sujets et de développer votre sens critique et voir le monde tel qu’il est : y’a pas de dieux, y’a pas de Dieu, on va tous mourir sans jamais se réincarner ni renaître, nous ne sommes que de passage et, après la mort de notre corps, nous ne serons plus. C’est dur, mais c’est comme ça. Faut juste s’y faire.

Quant à moi, je vais lire d’autres livres analysant le même sujet, comme "Comment le peuple juif fut inventé", par un historien juif et israélien, Shlomo Sand, qui explique comment la notion de "peuple juif" a été créée au XIXème siècle.
J’attends avec désespoir qu’un livre fasse le même travail de déconstruction et de démolition de l’Islam, en plus fort que "Suis-je maudite ?", pour éveiller les musulmans du monde entier à l’évidence : leur religion n’a plus rien à voir avec ce que Mohammed a inventé, car la religion qu’il avait créée n’avait qu’un but : faire que sa tribu vive mieux. Et ce "mieux" doit constamment être analysé et interrogé et renouvelé, à l’aune des souffrances et de l’abrutissement imposés. Je pense que les paysans peuvent comprendre le monde tel qu’il est et qu’il n’est pas nécessaire de les tenir dans l’abrutissement religieux.

Bref, il n’y a pas de religion qui vaille par ce monde, car toutes se veulent sacrées et se réfèrent à des textes sacrés qu’elles vénèrent mais trahissent tout à la fois, en laissant les hommes au pouvoir les utiliser, les transformer, et les adapter, en fonction de leurs besoins de puissance pour esclavager leurs peuples. Sans parler de l’écrasement de la femme par l’homme.

En supposant qu’il soit arrivé jusqu’au bout de ce long billet, je glisse un message au nouveau conseiller du Ministre de l’Intérieur (qui me lit) afin qu’il comprenne que, de Droite comme de Gauche, les idées comme quoi notre passé judéo-chrétien est glorieux et doit être respecté n’est qu’une connerie sans nom. Nous, Français du XXIème siècle, nous devons avoir honte de nos ancêtres qui ont maintenu le peuple dans l’abrutissement d’une religion bornée et dérivant vers un fascisme camouflé. Il est bien dommage que la Révolution Française, avant de se massacrer elle-même, n’ait pas supprimé toutes les églises et religieux de France et de Navarre, avec une incursion au Vatican pour le raser : ça aurait fait de belles ruines à visiter. L’avenir de la France et de l’Europe n’est pas dans le respect des religions, chrétienne, juive, ou musulmane, mais dans leur abandon et le passage à une athéisation de notre société. La gestion de l’immigration, essentiellement maghrébine et musulmane, ne passe pas par le respect de leurs "droits" mais par la mise en oeuvre de tous les moyens possibles pour que ceux qui veulent s’échapper du diktat de leur religion et de leur groupe ethnique le puissent. Ainsi, je trouve inadmissible que l’on continue à autoriser des parents à imposer leur propre religion à leurs enfants. Comme il est inadmissible que la circoncision, juive ou musulmane, continue à être autorisée, alors qu’il s’agit d’une mutilation irréversible du corps d’une personne non-capable de donner son consentement éclairé. Comme il est inadmissible que des représentants d’idéologies meurtrières (c’est l’Arabie Saoudite qui finance la radicalisation de l’Islam de la planète) soient reconnus, fusse pour leur pétrole. Notre Démocratie doit évoluer, peu à peu, d’un laïcisme (de plus en plus combattu et dévoyé) passif et trop tolérant (le mot signifiant que les religions sont nocives, dangereuses), vers un laïcisme actif aidant les peuples à se libérer d’une idéologie dangereuse, meurtrière, et néfaste pour la planète. Il y a d’autres idéologie néfaste et dangereuses, je sais. Mais, comme l’a démontré Jean Soler, le communisme ne serait pas né sans l’idée, et ses conséquences, d’un Dieu unique. L’avenir ne peut être rose, et ne peut s’adapter aux changements, que si l’on accepte la multiplicité des idées et des concepts, dans une discussion équilibrée et respectueuse. Les religions monothéistes sont totalement disqualifiées pour participer à une telle discussion car elles sont d’emblée, et fondamentalement, et les 16 siècles passés le prouvent amplement, opposées au changement, le leur en premier. Et les analyses modernes des religions, comme les livres de Jean Soler, montrent bien l’origine de la folie qui tourmente notre planète depuis 16 siècles : l’idée de pureté, le respect d’un sacré inventé, la trahison de ce même sacré pour servir le pouvoir, le rôle d’opium joué par les religions, l’utilisation de la religion comme outil de domination de certains sur d’autres, etc.

Dieu n’est pas mort. Car ne peut mourir que ce qui a vraiment existé.

Qui est Dieu ?

2012/06/10

"Qui est Dieu ?" est le dernier livre de Jean Soler (que je n’ai pas acheté !! Je l’ai tenu entre mes mains, avec désir et la CB déjà sortie ! Mais, d’un effort surhumain, j’ai réussi à ne pas replonger encore dans mon TOC : acheter tous les bouquins qui me plaisent. Tant que le nombre de livres que j’ai achetés et pas lus est supérieur à 100, je refuse d’en acheter un nouveau ! Enfin… je vais essayer, parce que celui-là me plaît vachement !).

Bon, de quoi y cause le bouquin ? De ce qu’était Dieu pour tous les peuples qui ont, peu à peu, inventé les monothéismes : un florilège de mensonges, d’inventions, de truquages, etc. Bref, la vérité une fois révélée, Dieu est nu.

Jean Soler démonte 6 idées reçues :
- La Bible dépasserait en ancienneté les anciens textes fondateurs (Socrate, Platon, etc…) : faux. Elle en est contemporaine.
- La Bible a fait connaître à l’humanité le dieu unique. Faux : ce livre enseigne le polythéisme et le dieu juif est l’un d’entre les dieux du panthéon. La religion juive n’est pas monothéiste, mais monolâtrique (préférence d’un dieu parmi d’autres).
- La Bible donne le premier exemple d’une morale universelle : faux, car ses prescriptions ne regardent pas l’universel et l’humanité, mais la tribu, le local, dont il faut assurer l’être, la durée, et la cohésion. L’amour du prochain ne concerne que le semblable (l’Hébreu). Pour les autres, la mise à mort est même conseillée.
- Les prophètes ont promu la forme spiritualisée du culte hébraïque : faux, car pour les hommes de la Bible, il y n’y a pas de vie après la mort. L’idée de résurrection est empruntée aux Perses. L’immortalité de l’âme, absente de la Bible hébraïque, est empruntée aux Grecs.
- Le "Cantique des cantiques" célèbre l’amour réciproque de Dieu et du peuple juif : Faux, ce texte est tout simplement un poème d’amour.
- Dieu a confié aux juifs une mission au service de l’humanité : faux. Dieu a célébré la pureté de ce peuple, et il a voulu la ségrégation et a interdit la possibilité de la conversion, l’idée de traité avec les nations étrangères, et il ne vise pas autre chose que la constitution identitaire d’un peuple. Ce dieu este ethnique, national, identitaire.
Vient ensuite une analyse de l’archéologie du monothéisme.
(lire la suite du papier de Michel Onfray sur le N° 2073 du Point).

Solidarité

2012/05/30

Lors des élections présidentielles récemment passées, il y a eu une discussion sur la différence entre Solidarité et Assistanat, la Droite reprochant à la Gauche de faire des Français un peuple d’assistés au lieu de développer un vrai sens de la Solidarité.
Traditionnellement, la Droite est Catholique. Et la Gauche est athée. Enfin, en gros… Je reprocherai donc à la Droite d’articuler sa vision de la Solidarité sur des notions religieuses catholiques. Et, pour ceux qui lisent ce Blog depuis longtemps, il est clair que, pour moi, religion rime avec connerie, et donc la conception de Solidarité poussée par la Droite m’insupporte (mais moins que l’insupportable assistanat mis en place par la Gauche). Mais, bon, comme il n’est pas de bon ton de dire des gros mots, et qu’en plus ça ne permet pas de voir clairement ce que je veux dire, je m’explique, même s’il faudrait des pages et des pages pour clarifier tout ça. J’abhorre les religions car, au fil du temps, elles se transforment et se figent dans un dogme en oubliant les idées premières et en les travestissant par un utilitarisme clérical : une élite décide de ce qu’il est bien de penser ou pas ; et un conservatisme sur de fausses valeurs se met en place. Bref, la Droite française est l’héritière de traditions judéo-chrétiennes qui pervertissent nos pensées sans nous en rendre compte. Ainsi, l’idée même de "morale". La Morale est vue, depuis bien longtemps, comme une résultante de la pensée raisonnée, bref d’un cerveau raisonnant. La Morale aurait été apportée aux Hommes par les religions, par le Christianisme. Et, sans religion, il n’y aurait donc pas de Morale ; c’est d’ailleurs l’un des arguments premiers des croyants pour dénigrer les hommes libres (de toute croyance) : les hommes libres (les athées) seraient immoraux. Or, des études récentes montrent clairement que la morale est innée chez l’Homme, et que nos cousins primates sont à deux doigts de posséder une telle morale. Disons que, au lieu d’être up-down, la morale est bottom-up ; c’est-à-dire que, au lieu que la morale soit un produit de notre raison cognitive, la morale vient de mécanismes innés ancrés dans des centres émotionnels. La Morale vient de nos émotions. De la même façon, beaucoup de Philosophes ont tendance à imaginer une théorie (top) et à la coller sur les faits (bottom), au lieu de rassembler des faits et d’en déduire des théories à vérifier. Je met en doute la validité des réflexions de penseurs qui ont oubliés que, en premier, nous sommes des animaux, avec un corps, des sensations, et des émotions : la philosophie doit être reconstruite à l’aune des dernières découvertes.
Mais, quelle lien avec la solidarité ?
Prenons un chimpanzé un peu malin enfermé dans un zoo au moment de la distribution des fruits. Ce petit malin pousse délibérément le cri indiquant la présence d’un serpent. Alors, tandis que tous ses congénères s’enfuient dans le parc attenant, le petit malin profite de la situation pour manger les fruits abandonnés par terre. Ce n’est pas bien moral, et ce n’est pas solidaire : c’est de la tricherie, qui n’est donc pas le propre de l’Homme. Mais, s’il finit par prendre conscience des conséquences de son acte (des bébés ayant été bousculés, voire blessés, lors de la fuite), le tricheur va-t-il développer un sens moral et regretter son idée et de l’avoir exécutée, et donc en avoir de la honte ? D’autre part, si l’on distribue à des capucins des jetons leur permettant d’obtenir des tranches de concombres, et que l’on vienne à troubler leur sens de la justice en donnant des concombres à l’un mais du raisin (bien plus goûteux) à l’autre, on voit que le sentiment d’injustice énervent les capucins au point de leur faire renoncer à leur part de concombre ou de tout faire valser, concombre et raisins. Répétant la même expérience sur des chimpanzés, dans certains cas, celui qui obtient le raisin refuse d’y toucher tant que son camarade n’en obtient pas, manifestant un sens de l’équité.
Bref, dans la Nature, certains animaux, comme les "grands singes", manifestent une forme de solidarité entre eux, basée sur un besoin d’équité, alors qu’ils n’ont pas les moyens cognitifs pour concevoir une théorie de la Solidarité. Pourquoi ? À cause du lien social qui les lie. Ce lien est physique, car ils sont en permanence au contact l’un de l’autre, et relationnel, et ils ne sauraient vivre heureux sans leurs congénères. Comme nous, ils vivent, depuis des milliers de générations, en groupe. La Solidarité est alors "naturelle", issue du besoin de liens amicaux, solides, et cohérents, avec d’autres congénères : c’est-à-dire que chaque individu va, instinctivement et sans esprit de contre-partie nécessaire, aider son congénère, car il lui est lié. Mais cette solidarité ne franchit pas le groupe : face à un groupe de singes étrangers, il n’y a pas de lien et pas de solidarité, car ils ne partagent rien.
Alors, la Solidarité, et donc la Morale, existent chez l’Homme depuis bien longtemps. Et ce ne sont pas les religions (si récentes, et occidentales surtout : monothéismes) qui les ont crées, mais elles les ont récupérées, pour leur propre usage, et en faisant oublier leur origine naturelle.
La Solidarité naturelle est construite sur l’appartenance à un groupe lié par une proximité physique et relationnelle et sur la réciprocité. Etendre cette Solidarité naturelle à une Solidarité universelle entre êtres humains (et pourquoi pas entre êtres pensants ?) : pourquoi pas ?! mais il faut garder la notion de réciprocité qui, d’évidente car destinée à un proche, doit devenir réfléchie car destinée à une personne qu’on ne connaîtra jamais. Et, dans le cas de nos sociétés humaines, cela veut dire que celui qui reçoit doit avoir déjà donné ou être prêt à donner à son tour. Je veux bien être solidaire avec celui qui est tombé malade par hasard, ou celui qui a perdu son travail, etc ; mais je ne veux pas être solidaire avec celui qui, depuis longtemps, se laisse aller et ne fait pas d’efforts. Reste à déterminer s’il lui était possible, ou non, de se sortir par lui-même de sa situation difficile… Dire qu’un travailleur a perdu son travail parce qu’il buvait ou n’était pas assez efficace, ou faisait plein d’erreurs, c’est ignorer les causes de son "mal-être", peut-être dû à de "mauvais" liens avec les autres, ou à une éducation inappropriée, bref à cause de facteurs dont il n’était pas responsable… Mais, personnellement, je ne veux pas être solidaire avec les fumeurs qui tombent malades de leur cancer, ni avec les skieurs blessés en faisant du hors-piste, ni peut-être bien aussi avec ceux qui ont choisi une voie de formation aboutissant à un secteur d’emploi déjà saturé… Mais ce n’est pas à moi de décider, c’est à la structure à qui j’ai donné le pouvoir de prendre des décisions à ma place de décider : le Gouvernement. C’est donc à lui de faire respecter la Solidarité : des Droits et des Devoirs. Au lieu de croire que "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", il faut être réaliste et bien se rendre compte que l’Homme n’est pas mieux que le singe : lorsqu’il peut tricher sans se faire prendre et qu’il ne se sent pas solidaire envers les autres, il le fait. Et c’est bien la menace de punitions ou d’une réprobation de sa communauté, pouvant aller jusqu’à l’éviction du groupe, qui peut l’empêcher de tricher. Mais, alors, on peut aussi arriver à l’inverse : celui qui, se rendant compte de la dérive de son groupe, refuse d’agir comme un mouton et viole les règles qu’il juge iniques ; comme ces hommes et femmes de RDA qui voulaient fuir à l’Ouest.

Bref, la "Solidarité" est un sujet très complexe, touchant à nos origines animales. Et il ne suffit pas de brandir le mot "Solidarité" ; il faut aussi l’analyser, le comprendre, et le décliner sous toutes ses formes, positives et négatives. Bref : réfléchir. D’ailleurs, justement, il est temps que j’allume la télévision pour voir les informations qui m’empêcheront de penser et me distrairont de mes réflexions idiotes ! ;)
Bonne télévision !

Quant à moi, je ne suis pas bien content de ce que je viens d’écrire, inspiré par le formidable entretien de "Philosophie Magazine" de mai avec le primatologue Frans de Waal, qui révèle des choses que l’Homme se refuse d’admettre depuis longtemps : empathie, équité, solidarité, sont des notions vécues par nos cousins les "grands singes", et la morale est née de la "dynamique de l’évolution de l’espèce humaine", comme un "prolongement de la Nature". Bref, il faudrait que je résume ses idées dans un billet au lieu de les (mal) utiliser.

Ca craque en Israël

2012/01/07

Trois articles récents du Point sur un éclatement en Israël. D’un côté les femmes, même croyantes, qui refusent d’être mises à part de la société par les ultra-religieux. De l’autre, les "fous de Dieu", qui veulent l’application stricte et inconditionnelle de toutes les conneries accumulées dans la Tora. (j’ai dit "connerie" ? Ce n’est pas une erreur. Et j’aurais dit la même chose pour les deux autres religions du Livre et pour toutes les autres religions.)

Les militaires nationalistes religieux dans Tsahal sont passés de 2% à 30% en 20 ans. Et ils refusent les femmes dans l’armée.

Les femmes en voie de disparition à Jérusalem

Les femmes juives n’ont pas les mêmes droits que les hommes juifs.

Tanya Rosenblit, la Rosa Parks israélienne

Des juifs ultra-orthodoxes fous de rage qu’Israël existe.

Ces juifs ultra-orthodoxes qui haïssent Israël

Il n’y a pas que chez les Mulsumans qu’il y a une explosion religieuse. Cela apparaît aussi chez le "peuple élu". ["Elu" ? Hummm Je me souviens qu'un historien israélien a démontré récemment que la notion de "peuple juif" était une création juive au XIXème siècle... puisque une très grande partie des juifs ont été convertis et n'avaient donc pas de sang de Moïse dans les veines (enfin, même dans les "vrais" juifs, il ne doit plus rester grand chose des gènes de Moïse).] Comme il est dit dans un de ces articles, les femmes ne portent pas la burka, mais elles subissent une pression pour retrouver leur "place" d’origine dans la société traditionnelle juive : à la maison.

Mon analyse (très classique…) : Les peuples, partout dans le monde, grâce à l’éducation, les journaux, la démocratie, la liberté, etc., comprennent qu’ils ont trop longtemps été enfermés dans une prison, et ils réclament plus de liberté. Mais, face à ce changement qu’ils ne supportent pas et qui est contraire aux principes qu’ils vénèrent sans les remettre en cause, et sentant le risque d’être submergés et balayés, les croyants (de toutes obédiences) se radicalisent et se battent pour reconquérir le terrain perdu. Je pense que ces ultra-religieux se sentent déstabilisés par cet insupportable (pour eux) changement autour d’eux. Pour que le processus de libération des peuples du joug de la religion accélère, il faudrait une éradication radicale de la source du mal : la transmission de la folie religieuse. Qu’ils soient juifs, musulmans, ou chrétiens, la religion est imposée aux enfants par leurs parents, qui leur donnent une éducation conforme à LEURS croyances (celles des parents). C’est là où il faut agir : donner le droit aux enfants de ne pas se voir imposer la croyance de leurs parents, mais qu’ils puissent la choisir librement une fois adultes. Et, bien sûr, leur proposer les différentes croyances et … l’athéisme, bien sûr.

Dieu

2012/01/03

Le Point a publié un numéro avec un gros supplément sur Dieu. Assez pénible… Beaucoup d’articles noyant le poisson et ne disant que des choses agréables pour les croyants. À part Michel Onfray, qui – décidément – est PARTOUT ! mais qui parle juste et clair : "Dieu n’est pas, point à la ligne". Il n’y a pas autre chose à dire. Mais, face à des siècles d’abrutissement par la religion, et pour réussir à changer les choses, malgré 34% d’athées en France et 30% d’agnostiques, et donc seulement 36% de croyants, il faut que des écrivains envahissent le terrain et, au lieu de se battre contre les religions (qui agonisent mais résistent), exposent comment on peut organiser sa vie (spirituelle, sacrée, mystique, philosophique) sans Dieu, sans vie après la mort, et sans toutes les conneries religieuses inventées et déformées pendant des siècles, à seul but d’abrutir les Hommes et soumettre les femmes aux hommes. En tout cas, je vous recommande de jeter à la poubelle tous les livres de Trinh Xuan Thuan (astrophysicien) que vous pouvez posséder : son interview montre qu’il est complètement ravagé… (si c’était le seul…).
Encore un "dossier" où la part consacrée à Dieu est inversement proportionnelle à la place qu’il occupe encore en France.
Bonne nuit.


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