Faire de sa vie une oeuvre d’art ?

2010/02/07 par trex58

Pour le fils d’une amie qui doit plancher sur la question Peut-on faire de sa vie une oeuvre d’art ?, j’ai trouvé ce texte, TRÈS intéressant : Faire de sa vie une oeuvre d’art ? d’Edouard Delruelle, qui décrypte la pensée de Michel Foucault. À lire et à relire tout en écoutant le Gollum’s Song chanté par Emiliana Torrini !

D’ailleurs, sachant que les pensées de Michel Onfray sont proches de celles de Foucault, il est intéressant de rapprocher le titre de deux livres de Foucault sur l’histoire de la sexualité : Le Souci de soi et L’Usage des plaisirs, avec le livre d’Onfray : Le souci des plaisirs (que je vous déconseille de lire, tellement c’est pénible… pas parce que c’est compliqué, mais parce que c’est très chiant et inintéressant au possible. 24€90 que j’ai foutus en l’air pour rien).

Michel Foucault

Blablato, ergo sum.

2010/02/07 par trex58

« Je suis sur FaceBook, j’ai un Blog, je reçois et écris de nombreux mail, je lis et commente de nombreux Blog » ==> donc, je suis ? :)

To be free

2010/02/07 par trex58

To be free – Torrini

Once in a house on a hill
A boy got angry
He broke into my heart
For a day and a night
I stayed beside him
Until I had no hope

So I came down the hill
Of course I was hurt
But then I started to think

Chorus:
It shouldn’t hurt me To Be Free
It’s what I really need
To pull myself together
But if it’s so good being free
Would you mind telling me
Why I don’t know what to do with myself

There’s a bar by the dock
Where I found myself
Drinking with this man
He offered me a cigarette
And I accepted
‘Cause it’s been a very long time

As it burned ’till the end
I thought of the boy
No one could ever forget

To pull myself together
But if it’s so good being free
Would you mind telling me
Why I don’t know what to do with myself

To pull myself together
But if it’s so good being free
Would you mind telling me
Why I don’t know what to do with myself

Conscience et SubConscience

2010/02/07 par trex58

De tout ce que notre corps perçoit au moyen de nos sens (limités), une partie seulement arrive à notre conscience. Le reste se disperse dans notre inconscient. Notre conscience est donc limitée à ce à quoi nous prêtons attention : « plus on se concentre sur une chose précise, moins on a conscience des autres », dit Precht. Bref, de notre personnalité-iceberg fait de conscience et de subconscient, seule émerge notre conscience ; mais notre inconscient se nourrit d’émotions (d’informations) dont nous n’avons pas conscience.

Donc, à mon avis, pour élargir notre conscience de ce monde, pour mieux se remplir de ce monde, il nous faut être moins concentré sur une chose, et aller moins vite. Prendre son temps, pour sentir les messages qui viennent de nos sens. Comme ressentir le vent non pas en voyant bouger les herbes mais en recevant consciemment le message envoyé par notre cerveau depuis ces quelques poils qui plient délicatement. Comme ressentir les fleurs non pas en voyant leurs couleurs mais en sentant leurs odeurs délicates et subtiles portées justement par le vent. Comme ressentir la beauté du paysage complet au lieu de fixer son regard sur quelques détails. Comme ressentir la personnalité de l’autre non en écoutant seulement ses mots mais aussi en observant le langage de son corps.

Bref, il me semble que la limite entre ce dont nous avons conscience et ce qui nous reste inconscient peut être abaissée, en changeant de forme notre attention : au lieu de se concentrer sur une chose, la déployer sur plusieurs sujets et/ou sens physiques de notre corps.
Peut-être…

Pour prendre un exemple, lorsque nous parlons à une personne, nous sommes souvent très concentrés sur la mise en forme de notre pensée et la préparation de la suite, et pas assez attentif aux conséquences possibles de ce que nous venons de dire ni aux réactions de la personne. Réactions qui peuvent se manifester par de subtiles changements de position du corps ou du sourire… Être plus conscient de ce qui se passe consiste donc à prêter attention à diverses forme d’informations sensorielles, en plus du déroulement de nos pensée. Ou bien, faire taire un peu ces pensées… pour être plus à l’écoute de l’extérieur.

Emilíana Torrini : Fireheads

2010/02/07 par trex58

Fireheads – Emilíana Torrini

Somebody’s got a long way to go
You’re not sitting by the phone no more
You’re gonna throw it away
Crash it on a rock yeah
So you can live your life
Are we going crazy?

It’s not fair to say we wasted time
In my view we just used it all up
What hurts you hurts me too
I find it hard to make right

I knoe I’ve been a pain lately
That I failed in every test
Oh I did wrong

Oh man what are we seeing here
Life’s changed oh
We share a similar firehead oh
There’s nowhere to go

Laws change n’ things are braved
Somewhere we got lost and can’t be saved
There’s a hard wind blowing down our house
Once that’s gone mmm it can’t be found

I thought you’d keep me warm
But I was shown
I was wrong

Oh man what are we seeing here
Things changed oh
We share a similar firehead oh
There’s nowhere to go

N’ oh man what are we seeing here
Life’s changed oh
We Share the same firehead
There’s nowhere to go

Emilíana Torrini : Birds

2010/02/07 par trex58

Birds – Emilíana Torrini

let’s stay awake
and listen to the dark
before the birds
before they all wake up

it’s the ending of a play
and soon begins another
hear the leaves applaud the wind

see the sun come rising
and white wings start to fly
like strings of pearls
in the fiery sky

i don’t want to close my eyes
don’t want to leave the stage now
hear, the leaves applaud our stay

lend me yours wings
and teach me how to fly
show me when it rains
the place you go to hide

and the curtains draw again
and bow another day and
the leaves applaud the wind

Emilíana Torrini

2010/02/07 par trex58

Emiliana Torrini

Et bien, 10 mois après l’avoir découverte, j’aime toujours, voire plus, sa musique et sa voix.
L’écouter ici.
Ses fans en France.
Son site officiel.

Les philosophes

2010/02/07 par trex58

Les philosophes ne sont guère aimés des autres hommes…
Alors que ces derniers attendent des premiers des conseils sur comment mieux vivre, ces premiers trop souvent leur disent que rien n’a d’importance ou que leur façon de vivre est idiote car bêtement la reproduction de la vie de leurs parents mais qu’aucun livre de leur dira ce qui serait bien qu’ils fassent parce que c’est à eux de chercher leur propre chemin… Mais ces derniers n’ont guère envie de se poser des questions, emportés par la vie et inquiets que les réponses ne soient guère agréables… Enfin, les premiers ont trop tendance à leur répéter que le bonheur est fugace et – parfois – se concentre en quelques instants tranquilles, immobiles, dans l’herbe et à l’ombre d’un arbre, à ne rien faire, sinon goûter le moment présent et l’extraordinaire d’être là, vivant, en pleine conscience. Ce dont les derniers – bien souvent – n’ont rien à foutre, car pris d’une frénésie de « faire » pour croire « être ».
Dialogue de sourds…

Vaut-il mieux multiplier les façons de « jouir » de la vie ? ou se poser des questions sur ce qu’il est important de faire de sa vie ?
Hummm La réponse doit bien se trouver « au milieu » ! :)
Oui, mais où est ce putain de « juste milieu » ?
Où se cache-t-il ?

C’est bien gentil de se poser des questions qui n’ont pas de réponse … unique.
À moins que, comme le voyage, c’est le paysage visité qui est intéressant, pas la destination. Tant qu’on est en mouvement, c’est bon. Une fois arrivé, pour ne pas mourir d’ennui, on n’a qu’une envie, repartir. Pour où ?
Être en mouvement nous est une belle illusion de vivre. Mais rester à stagner dans un coin nous sera bien vite fatal.

La souffrance ? Indispensable à la vie.

2010/02/06 par trex58

La souffrance, physique ou morale, est indispensable à la vie.
Sans souffrance physique, on laisserait le chien qui nous mord continuer à arracher des morceaux de notre corps jusqu’à en mourir. Sans souffrance physique, on se casserait les os sans cesse, jusqu’à en mourir. Etc.
Sans souffrance morale, on laisserait le chien qui mord notre ami continuer à lui arracher des morceaux de son corps jusqu’à ce qu’il en meure.
Sans souffrance physique, un être vivant ne vit pas bien longtemps, se laissant manger par tout ce qui l’entoure.
Sans souffrance morale, le groupe ne pourrait pas vivre bien longtemps, chacun étant indifférent à ce qui arrive à l’autre, et chacun partant de son côté.
Si le sourire d’un enfant nous donne tant de joie, c’est pour que ses pleurs nous fassent souffrir et nous poussent à nous interroger sur les raisons de ses pleurs : faim, soif, peur, manque d’amour, etc.
Si le sourire d’un autre nous est si bon, c’est parce qu’un rictus nous ferait peur, nous inquièterait, nous ferait souffrir moralement.
Si la solitude absolue ou l’absence de manifestations de sympathie envers nous nous sont intolérables et nous font souffrir, c’est que nous avons besoin de l’autre et de voir en ses regards un sentiment amical envers nous-même, nous donnant le sentiment d’avoir de l’importance pour cet autre, satisfaisant un besoin impérieux d’être dans un groupe. Nous sommes des animaux sociaux et nous ne pouvons pas vivre sereinement dans la solitude. Déjà, parler, exprimer nos pensées, nous est indispensable pour condenser nos idées éparses et flottantes, en mots dont le sens, bien que toujours différent de notre idée originelle et sujet à diverses interprétations, bref : assez flou, est – momentanément – fixé. Si nous restons seul, sans parler, nous perdons une part d’humanité.
Bref, souffrir fait partie de notre vie d’Hommes.
Pas de souffrance, pas de vie.
Trop de souffrances, plus de vie supportable…
Peu de souffrances, une vie molle qui ne nous prépare pas au pire.
Souffrir nous aide à nous préparer à pire.
Mais on préfèrerait ne pas devenir ainsi plus fort.
Mais, quoiqu’on veuille, on souffrira.
Si on veut accepter les bonheurs de la vie (enfants, amour, …), il faut accepter le risque de les perdre.
Tout bonheur est temporaire. Sinon, on se ferait chier.
Le bonheur, c’est revenir à la surface voir la lumière du soleil entre deux longues plongées en eaux troubles ?
Ou ce sont de longs moments passés au soleil entre de rare mais fortes averses de grêle ?
Allez donc savoir !!

Bon, au pieu.
Tant que je peux écrire de telles conneries, c’est que je ne souffre pas tant que ça ! :)

Chanson à part

2010/02/06 par trex58

Dans sa page dans « Le Point » du 4 février, Patrick Besson se plaint qu’il n’y ait ni page de poésie ni page de sexe dans l’hebdomadaire alors que, et je suis entièrement d’accord avec lui, ce sont les deux choses les plus importantes sur Terre.
Je suggère donc de jumeler les deux idées et de publier dans une page de poésie/sexe : « Je vous aime » de Jean Ferrat, ou « La Bacchante » de PJ de Béranger. Sinon, en toute dernière extrémité, j’avais écrit le poème qu’il lui faut : « Femme, je vous aime« , alexandrins et belles rimes et mots recherchés, largement inspiré du livre « Eloge du Con » du Dr Zwang (à relire), mais ce serait peut-être trop cru ! :)

Besson trouve que le plus beau de tous les poèmes est « Chanson à part » de Paul Valéry. Il est pas mal, en effet. Mais, de mon point de vue, le plus beau poème qui soit est : « Une Charogne« , de Baudelaire, ou : comment faire du sublime avec de la pourriture. Poème remarqué par Léo Ferré mais hélas chanté à toute vitesse…

Paul Valéry : Chanson à part

Que fais-tu ? De tout.
Que vaux-tu ? Ne sais,
Présages, essais,
Puissance et dégoût…
Que vaux-tu ? Ne sais…
Que veux-tu ? Rien, mais tout.

Que sais-tu ? L’ennui.
Que peux-tu ? Songer.
Songer pour changer
Chaque jour en nuit.
Que sais-tu ? Songer
Pour changer d’ennui.

Que veux-tu ? Mon bien.
Que dois-tu ? Savoir,
Prévoir et pouvoir
Qui ne sert de rien.
Que crains-tu ? Vouloir.
Qui es-tu ? Mais rien !

Où vas-tu ? À mort.
Qu’y faire ? Finir,
Ne plus revenir
Au coquin de sort.
Où vas-tu ? Finir.
Que faire ? Le mort.